Relations


ÊTRE PARISIEN(NE) ET SE MARIER (édition 2012) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 19 Avril 2012 11:59

 

Le mariage, vénérable et noble institution, est hélas tombé en désuétude. En France, il est actuellement à son plus bas niveau depuis 1945 … C’est précisément pour cette raison que tout(e) Parisien(ne) raisonnable se doit de d’épouser l’élu(e) de son coeur, afin de ne pas suivre le mouvement général. Parisiens amoureux, unissez-vous ! Mais, évidemment, pas n’importe comment.

 

   

Kate Moss et Jamie Hince vous ont montré le chemin. Sofia Coppola et Thomas Mars (du groupe Phoenix) aussi. Mark Ronson et Josephine de la Baume ont également succombé (si vous n’avez aucune idée de qui ils sont, c’est normal - et peu importe). Pire : à l’heure où nous écrivons ces lignes, les Brangelina eux-même seraient tentés. Bref, si besoin était, le Parisien soucieux de sa brancherie sait depuis 2011 que son amour ne peut être couronné socialement que par un vrai mariage. Civil et/ou religieux, tradi ou rock’n roll, mais un mariage digne de ce nom, avec la famille, les amis, une belle robe, des demoiselles d’honneur et du champagne à flot. Do’s et Dont’s du mariage parisien, à vous de jouer.

 

 

Un mariage parisien … Forcément à Paris ?

 S’épouser, oui, mais où ? Deux Parisiens souhaitant convoler en justes noces se posent un jour ou l’autre l’angoissante question. D’un côté, l’évidence de s’unir au coeur de leur ville fétiche, objet de leur véritable amour. De l’autre, l’avantage certain de s’échapper le temps d’un week-end avec toute leur clique. Sachez que malgré la rigueur habituelle du cahier des charges de la vie parisienne, tout est apparemment permis sur ce point ! On a vu en effet les plus parigots des fiancés opter pour l’une ou l’autre de ces solutions, sans que leur soit retiré leur permis de parisianisme. Alors selon vos envies et vos moyens, investissez votre chère cité, un mas de Provence ou un hôtel londonien, voire la maison de la grand-mère à Beyrouth, tant que vous faites ça bien.

 

Cela dit, s’il faut trancher, ce livre recommande tout de même le mariage made in Paris, ne serait-ce que pour afficher une mairie respectable sur le livret de famille qui, je le rappelle, vous suivra à vie (arrondissements 1, 3, 4, 11 et 18 fortement recommandés). Et puis, pensez un peu à l’avenir de vos enfants : pour eux, pouvoir dire “Mes parents se sont mariés dans le Marais / aux Abbesses / Place du Louvre”, plutôt que “Mes parents se sont unis à la salle des fêtes de Louvignac-les-Colchiques”, c’est tout de même un meilleur départ dans la vie, non ?

 

En cas de noces lutéciennes, bien sûr, ne nous faites pas honte : on oublie les péniches (réservées aux ploucs et aux touristes), les hôtels impersonnels (et ses salles de conférence pour pots de départs en retraite) et les “boites” ringardes (vous voyez très bien de quoi je parle, oui, vous, qui envisagez fourbement le VIP Room comme un vulgaire débutant).  Préférez plutôt un bar branché si vous connaissez le patron (la liste est longue ...), un resto au décor de rêve (le Mini-Palais), un classique qui a fait ses preuves (la Maison Blanche), une salle tradi qui la joue Versailles (le Palais des Miroirs), un plan décalé et donc rock’n roll (lieu un peu underground du genre Bellevilloise ou Point Ephémère, pique-nique blanc sur le Champs de Mars...), ou, si vous êtes extrêmement riche et fou, un palace de star (oui, vous avez droit au Ritz). Merci.  

 

 

 

 

Un “vrai” mariage : quels Do’s, quels Dont’s ?  

Côté organisation, rassurez-vous, le cahier des charges est là encore assez open. Tant que vous restez dans les clous généraux du comportement parisien détaillé tout au long de ce livre. Autrement dit, manier avec doigté le classicisme (voire le démodé), le mixer avec l’audace, dans un savant et ironique mélange. Le tout, bien sûr, en en mettant plein la vue aux invités, que ce soit par votre look, le lieu de la fête, le menu, ou ... lesdits invités, justement.

 

Quelques Dont’s ? Il tombe sous le sens que la robe meringue est proscrite (vraiment, même au onzième degré, ça ne fonctionne pas), les sketchs “comiques” des témoins sévèrement punis par la loi, les “photographes spécialisés” censurés (tout comme leurs poses constipées et leurs flous hamiltoniens effrayants), les voitures obligatoirement privées de klaxon et de tulle, le “blog des mariés” (relatant par le menu toute l’année l’écoeurante préparation des noces) une incitation au meurtre, et les enfants, refoulés à l’entrée des festivités - on les tolérera à peine à l’église.

 

En revanche, on recommande les vieux (surtout ceux qui dansent), la pièce montée rococo (avec petits mariés en plastique au sommet si vous êtes vraiment facétieux), la jarretière, les alliances, le groupe de rock en live (récemment découvert par les médias si possible), et si vous êtes un minimum croyant et pratiquant (ce qui, hélas, arrive à des gens très bien), la belle cérémonie religieuse - quelle que soit la religion, mais juive, c’est le plus festif. Évidemment, tout ceci se fera sous les yeux d’un parterre d’invités plus hype tu te suicides - au besoin, si vous ne les connaissez pas personnellement, soudoyez-les.

 

Vous êtes tentés de faire “original” ou “contemporain” ? Gare aux immondes faux pas inspirés des célébrités (Mariah Carey étant notre papesse à tous), aux modes passagères (pyramide de whoopies en 2010), et autres brillantes trouvailles qui vous feront honte dans 5 ans. Investissez plutôt dans les fringues de créateurs (la robe pouvant être vintage ou de couleur vive pour marquer le coup), les alcools de pointe, un très joli carton d’invitation, le meilleur Dj parisien du moment, et une exquise idée de mini cadeau à distribuer à tous les invités. Un Parisien ne se déplaçant jamais pour rien.

 

Ah, et un dernier détail : si vous êtes gay, n’hésitez pas à organiser une vraie fête de mariage pour votre pacs, comme si de rien n’était. Certes, Paris n’a pas encore la maturité de New York sur le sujet, mais ce n’est pas pour autant qu’on va se gêner. Enfin, si vous êtes trans, sachez qu’en 2011, la mairie de la (très bobo) ville de Montreuil a marié deux femmes alors que l’une d’elle, transsexuelle, était encore un homme sur ses papiers. Seine Saint Denis Style, comme dirait Joey.

 

 

 

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ÊTRE PARISIEN(NE) ET CÉLIBATAIRE

 

Mise à jour le Jeudi, 19 Avril 2012 13:41
 
ÊTRE PARISIEN(NE) ET CÉLIBATAIRE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Mardi, 15 Décembre 2009 21:24




Il est fin, racé, chic, sexy, drôle et cultivé. Elle est belle, élégante, mutine, maline, alerte et pétillante. Et pourtant, ils sont seuls. Ces paradoxes appétissants, ce sont les célibataires parisiens. Une espèce répandue, délicate et délicieuse, à consommer tout de suite - ou à emporter. 


Selon une étude récente, un Français sur trois vit seul aujourd'hui, et à Paris, le chiffre monte à ... près d'un sur deux. Chers amis, le verdict est sans appel. A Paris, le nombre de célibataires explose. Et le nombre de familles monoparentales fait de même. Ici, le célibat est une religion. Déprimant ? Ca dépend pour qui. Car si certains cherchent l'amour stable et la reproduction active en foyer, d'autres se satisfont avec joie de leur solitude à partenaires multiples. Dans tous les cas, la ville est libertine (voire, chanterait Mylène, une catin), et ici, les anneaux de virginité qui font fureur dans l'Amérique profonde font glousser les amoureux de l'amour. A la fois paradis et enfer, Paris offre une multitude de réconforts pour les single-only.

Mais pourquoi tant d'oranges sans moitié dans la Ville Lumière ... ? On peut y voir deux raisons majeures.


Le couple, une espèce menacée

Comme le dit avec pertinence ma copine Morgane (en couple depuis 7 ans) : "Dur d'être fidèle à un produit dans le plus grand supermarché du pays". En effet, à Paris, surpopulation et effervescence obligent, on brasse et croise plus de monde qu'ailleurs. On sort plus, aussi. De là, point besoin d'être scientifique pour comprendre qu'en toute logique, les tentations se multiplient. Ajoutez à cela le cliché éternel de la capitale française en tant que berceau du romantisme (pas faux, et bien drainé par les films américains), plus le caractère festif, charmeur et fashion du Parisien moyen, vous comprendrez aisément qu'ici, la vie est dure pour le couple lambda.



La joie d'y être célibataire

Autre facteur aggravant : la vie est plus douce pour le single ici que dans les autres régions de France. Comme le dit très justement ma copine Sandrine, "Oui, j’aime la vie à Paris, parce que je vis seule. Et quand on vit seul, c’est toujours rassurant d’avoir du monde autour. Dans une maison de campagne, je m’y vois éventuellement avec un mari et des gosses, mais pas seule." Et même sans aller jusqu'à la maison de campagne (car oui, amis Parisiens, entre la cambrousse et la capitale, il y a aussi des villes de taille petite, moyenne ou grande ...), il faut avouer que la cité lumière offre plus de distractions, lieux de sorties variées et moyens de rencontre que ses soeurs de province. Or, nous l'avons déjà dit, le Parisien déteste rester seul. Aussi, quand ils n'ont pas de chéri(e)s, les Homo Parisiani sortent encore plus que d'habitude. Cela satisfait leur instinct de chasseur. Ajoutons enfin que célibataires, ils sont open aux rencontres, et donc, à la nouveauté. Qu'ils adorent. Morgane ajoute d'ailleurs : "Le Parisien aime tellement défricher que ça a l'air d'être valable aussi pour les choses du sexe et du coeur". Possible. Je connais personnellement beaucoup de défricheurs.




◊ Être célibataire à Paris, mode d’emploi



Comme pour tout, le Parisien a sa propre manière d'être célibataire. Pour lui ressembler, il suffit de maîtriser quelques règles de base. Les voici.


- Règle N°1 : Aimer vivre seul

Pour être un vrai célibataire parisien, clamez votre amour de la solitude. L'essentiel est que l'image que vous dégagiez soit celle de quelqu'un de bien dans sa peau, qui passe son temps dans les expos et les soirées, n'a pas de souci de chaussettes sales qui traînent et brandit sa liberté avec fierté tel Madonna arborant son bracelet de la Kabbale. Indépendance, mon amour. Si vous avez le sang chaud, vous pouvez ajouter quelques allusions salaces à votre vie sexuelle incroyablement mouvementée, ce sera parfait. Coquinou, va.



- Règle N°2 : Draguer comme des fous

Pour être un vrai célibataire parisien, vous devez séduire, chauffer, papillonner, racoler et chasser en permanence, jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature pour vous. Car le Parisien est charmeur ! Cela fait partie de son ADN. Pensez aux exemples les plus célèbres des peoples de Paris : Edouard Baer, Frédéric Beigbeder, Jacques Chirac ou Carla Bruni vous apparaissent-ils franchement comme des exemples de stabilité et de retenue sexuelle ... ? C'est un fait : soyez chauds comme une baraque à frites, il en va de votre certificat de la Ville.


- Règle N°3 : Sortir comme des psychopathes

Vous allez me dire, cette histoire de sortir tout le temps partout, ça va finir par devenir fatigant. Certes, mais qu'y puis-je ? C'est la réalité ! Là encore, je me dois d'insister : oui, et triple oui, célibataires, vous devez sortir. Les nuits parisiennes sont remplies de singles en ébullition, cherchant votre peau et votre sang frais tels d’affamés personnages de Twilight. Vous les trouverez en clubbant, en dînant, en vernissant, en shoppant, en promenant votre chien, bref, à chaque pas que vous ferez dehors.Mais attention, malheureux : n'allez surtout pas vous fourvoyer dans des lieux infréquentables tels que speed-dating, rallye-datings, after-works avec buffet gratuit, soirées spécial célibataires au supermarché ou autres incongruités mal placées ... ! Jamais, vous entendez, JAMAIS, on ne sort dans des endroits "spécial célibataires". Comble du ringard s'il en est. Non, on sort là où les gens convenables sortent. Au risque de craquer sur quelqu'un en couple, oui, mais pardon, c'est la règle du jeu. Et puis c'est un sport apprécié ici - mais nous en parlerons plus tard.



- Règle N°4 : Surfer, oui, mais discrètement

On ne va  pas se mentir : il y a un paquet de Parisiens sur Meetic, même si les habitants de la Capitale préféreraient s'arracher un bras avec les dents plutôt que de le reconnaître. Le Parigot pur-jus souhaite rencontrer sa moitié (ou du moins, celle de cette nuit) sur le Pont des Arts, la nuit de Noël, par hasard. Ou en terrasse de café au soleil, un matin de printemps. Ou totalement bourré au Montana à 4 h du matin. Bref, il veut du romantisme. Mais comme le romantisme ne fonctionne pas toujours vite et que le Parisien est pressé, et qu'il passe sa vie sur son ordi, hop, il peut déraper sur Meetic. Ou Adopteunmec.com. Ou l'un des centaines de sites de rencontre qui existent aujourd'hui sur la toile. S'il résiste vraiment à ce mode de drague ("Quelle horreur, c'est naze, on dirait un Monop' humain !"), il se contentera de chasser sur les terres de ses amis sur Facebook : à chaque jolie photo, une "friend-request". Efficace, et plus discret. Fourbe, oui, aussi.



- Règle N°5 : Être trop cérébral

Voici le dernier caractère typique de la célib' touch in Paris. Le cerveau sexuel. Car non, le Parisien et la Parisienne, sous leurs dehors charmeurs, flirteurs et déjantés à la nuit tombée, ne sont pas tant que ça des décoincés de la fesse. Habitués à s'analyser tout le temps, effrayés par leurs congénères, attirés et apeurés à la fois par la nouveauté, écrasés par leur réputation de "gens cultivés à cerveau intégré", les Parigots ont la drague très cérébrale. Trop, de l'avis de pas mal de gens. En résumé, pour être un single parisien, n'ayez pas l’air d’avoir l'humeur à la coquine gaudriole. Maniez avec adresse les tournures élégantes, les références culturelles, le langage codé, les jeux de mots. Tout en étant torride. Feu sous la glace. Et soyez très, très difficile. Parce que vous réfléchissez trop, oui, mais aussi parce que vous êtes exigeants (un caractère très répandu chez les habitants de la capitale). Portraits-types : Elle est froide, distante, hautaine, et attend de celui qui la drague qu'il ait le Q.I de Jean d'Ormesson, le physique de Jean Dujardin et le portefeuille de Bernard Arnault (... elle n’est pas chiante, donc). Lui, il est dragueur, blagueur, tchatcheur, veut une fille « spéciale », « avec de la personnalité», mais fuit pourtant en courant si la demoiselle en face de lui semble avoir de l'humour ou le moindre avis réfléchi sur quelque chose (... il n’est pas préhistorique, donc).


Mais malgré tout ceci, en vérité je vous l'avoue : j'aime à la folie la drague du Parisien. Toute en finesse, intelligence et élégance, en jeux de mots, en textos poétiques et torrides, en fleurs. ou restos à bougies Amies parisiennes, partez donc faire un tour en Italie, en Guadeloupe ou même au-delà du périph' et vous verrez si vous ne vous transformez pas en petites coccinelles apeurée par les Mâles Assumés.



Bonne soirée !

 


 

 

Mise à jour le Jeudi, 19 Avril 2012 14:07
 
ÊTRE PARISIEN(NE) ET SOCIABILISER PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Vendredi, 13 Novembre 2009 14:06



Comme je vous l'expliquais dans la Leçon N°9 : Les jolies qualités des Parisien(ne)s, le Parisien est sociable. Pour lui ressembler, vous devrez donc apprendre à l'être, oui, mais attention : à sa manière. Qui n'est, comme d'habitude, pas la même qu'ailleurs. Pourquoi et comment la jouer civil à Paris ? Tous les outils du capitaleux mondain, en exclu pour vous.



Nous l'avons déjà dit, malgré ses dehors d'ours pressé et imbu de lui-même, le Parisien est un lionceau bien dompté dès qu'il s'agit de se faire de nouvelles connaissances. Affable, courtois même, pas rugueux pour un sou, il sait développer des trésors d'ingéniosité lorsque la jungle de la Ville le met en présence de nouveaux congénères. Mais bien entendu, ce n'est que rarement gratuit. Apprenez à faire de même !


POURQUOI FAUT-IL ÊTRE SOCIABLE À PARIS ?

Ah ah, jeune padawan, cette règle est capitale (capitale + Paris = jeu de mots. On s'éclate, ici). Si vous désirez ressembler au parfait Parisien, vous vous devez d'être un excellent animal social, et de toujours apparaître bien urbain aux yeux des citadins (urbain + citadins = on s'éclate vraiment).

Pourquoi ? Et bien, tout d'abord parce que c'est une fabuleuse technique de survie en ce monde cruel : surpeuplée, surstressée, suractive, la Ville Lumière demande de sans cesse redoubler d'efforts pour surnager, voire briller parmi ses confrères. Et comme le Parisien n'est pas bête, il a bien compris que pour cela, il avait besoin des autres.

Un contact job ? Une target amoureuse ? Un ami utile ? Un groupe de potes avec qui passer ses jeudi soirs ? Un réseau pour son blog ? Une âme charitable pour lui faire croire qu'il n'est pas seul au milieu de la cité en guerre ? Une copine dotée d'une voiture pour aller chez Ikea ? Le Parisien a besoin de networker, draguer, brasser du répertoire, nouer des contacts à la pelle. Contrairement à ses cousins Français, le Parisien est un grand enfant qui ne sait pas faire grand chose tout seul, et qui, face au vide et à la solitude, s'angoisse. S'ennuie. S'étiole. En plus, lui, il n'a même pas les arbres ou les animaux pour lui tenir compagnie. La loose totale.

Ainsi, dès son plus jeune âge, il court d'école primaire en cours de danse, puis de surboum en démo de karaté, puis de café en plan weed derrière l'immeuble, téléphone portable en poche, pour s'entraîner à réseauter comme un fou lors de sa vie d'adulte. Où là, il explose de sociabilité, plus utile à sa survie que l'air qu'il respire (qui, lui, est blindé d'agents polluants). Le Parisien a besoin des autres. Et les autres le lui rendent bien.



LES OUTILS POUR ÊTRE AU TOP

Sans même s'en rendre compte, notre attachant Parigot a développé des réflexes naturels pour entretenir son réseau. Ce sont ses outils vitaux. Sachez les maîtriser.


1 ◊ UN CERVEAU ULTRA-PERFECTIONNÉ (... mais si)
Observez le comportement de l'Homo Parisianus lorsqu'une nouvelle tête apparaît dans son champs de vision : sous ce masque blasé, vous apercevez une réaction certaine. Le Parisien, tel un chien de chasse flairant une galinette cendrée, est à l'arrêt. Derrière ces yeux faussement détachés, aux sourcils froncés (qui lui donnent l'air important), la bête cogite à tout va pour analyser le corps étranger ainsi apparu, afin de savoir à quelle sauce il devra le manger, et d'abord, s'il y a lieu de le manger. Le nouvel élément est-il professionnel / amical / sexuel ? Son intérêt est-il médiocre / notoire / gigantesque ? A l'aide d'un scanner intégré, le Parisien scrute l'âge, le sexe, le style vestimentaire, l'attitude du nouvel arrivé, le classe immédiatement après analyse dans le dossier correspondant ("Baisable à l'occasion", "Bon pour le boulot", "Bon pour flatter mon ego", "Bon pour rigoler en buvant un verre", "Bon pour présenter à ma soeur" ...), et entame alors sa danse de séduction. Hélas, si l'objet de son étude offre des résultats négatifs (dossier "Bon pour rien"), il lui accordera une poignée de main mollasse, éventuellement un sourire (le Parisien n'est pas un rustre, faut-il vous le rappeler ?) et regardera ailleurs. A l'affût de sa prochaine proie.


2 ◊ UN CHARME CERTAIN
Pour ferrer son gibier, l'Homo Parisianus développera alors ses charmes dans une exquise cour. Inutile de trop s'appesantir sur les détails : cela dépend des deux bêtes en présence et de leurs rapports possibles. Généralement, le Parisien d'âge moyen aura identifié ses meilleurs atouts et saura les étaler comme il se doit pour impressionner, faire rire ou séduire sa victime. Il apprend très tôt à charmer, comme tous les enfants choyés. Et la jungle de la Ville se charge de lui rappeler qu'il doit assurer dans ses rapports avec les autres. Son point faible ? Ne pas savoir se renouveler, par pure paresse. Il servira les mêmes dragues ou CV à chacun. D'autres sauront être plus créatifs.


3 ◊ UNE SANTÉ DE FER
Vous l'aurez remarqué, on rencontre peu de monde dans sa propre salle de bains. Pour nouer des contacts, trouver l'amour, serrer la main à votre futur éditeur ou rigoler avec de nouveaux trublions (oui, je milite pour le retour en hype du mot "trublion"), il vous faut sortir, sortir et sortir encore, malheureux ! Dîners, soirées, pots, cafés, bars, afters, vernissages, anniversaires, déjeuners, petits-déjeuners, brunchs, clubs, loto-bingos, lancements de produits, mariages, fiançailles, divorce-parties, pic-nics, concerts, ne ratez aucune occasion de bouger. Déplacez-vous avez la foule. Faites partie de la meute. Ou crevez comme un chien.


4 ◊ UNE CARTE DE VISITE
Pour achever sa capture, le Parisien dégaine alors son outil fétiche : sa carte de visite. Qu'il soit en dîner mondain, vernissage, réunion pro ou sur la plage en maillot de bain ne change rien ; face à un Contact Potentiel, il dégaine. Sa carte de visite asseoit un homme, lui assure son identité, et permet d'éviter de perdre du temps à noter un numéro (rappelons-le, le temps est l'ennemi N°1 du Parisien). C'est son ADN-papier.


5 ◊ UNE PAGE FACEBOOK
Chez les plus jeunes, et lors de rencontres "casual" en soirées, bien entendu, pas de carte de visite (pourtant, c'est ça la vraie classe, mais trop peu en sont conscients). Pas de "Je prends ton numéro de téléphone" non plus. Le maître mot, c'est Facebook : on s'informe (vaguement) du prénom de la personne qui nous intéresse, on retient que c'est un ami d'untel, et hop, on le cherche sur l'ordi en rentrant chez soi. Facebook, ou le bal des flemmards. Bien sûr, on peut aussi utiliser Small World (pour les riches), Viadeo (pour les bosseurs), MySpace (pour les musicos ou les moins de 12 ans), Linkedin (pour les business-people), Attractive World (pour on ne sait pas très bien qui, en fait), mais franchement, c'est turbo-ringard. Facebook, même si ça vous hérisse, est indispensable. Point barre.


6 ◊ UN MÉTIER QUI ENVOIE DU CAKE
L'un des meilleurs outils pour sociabiliser à Paris, sera votre métier. Les secteurs du tertiaire, de la communication, de l'art, du cinéma, de la mode, du graphisme, de l'édition, de la pub, du journalisme, de la production, de la musique, sont autant de sésames pour : 1/ rencontrer des gens très parisiens, très importants, très contents d'eux-même, et 2/ devenir vous même très parisien, très important, très content de vous-même (ce qui n'est pas une insulte : n'importe quel psy vous le dira, c'est important de s'aimer). Ces domaines sont un peu comme les Guildes au Moyen Âge : des corporations supérieures, vous classant immédiatement au-dessus du commun des mortels, et vous apportant un tas d'avantages, avec un effet boule-de-neige sur votre carnet d'adresses. Mais, surtout, cela vous apporte des invitations dans les lieux qui comptent.


7 ◊ DES CARTONS D'INVITATIONS
Bien sûr, à Paris, vous pouvez rencontrer Karl Lagerfeld dans la rue, ou Amélie Nothomb au Flore. Mais ce n'est pas pour autant que vous iriez leur parler, n'est-ce pas ? Vous avez un certain savoir-vivre. Vous ne pouvez pas, non plus, vous incruster dans n'importe quelle soirée pour siffler un magnum de champagne. Il vous faut le sésame. Cartons d'invitations, mails, textos, encore Facebook (désolée), connaissances hype, les moyens de se retrouver entre gens de bonne compagnie sur n'importe quel motif pullulent à Paris, et sont autant d'occasions de nouer des contacts utiles et ravissants. Débrouillez-vous pour en être ... grâce à vos contacts. Et oui, c'est le serpent qui se mord la queue. C'est le Réseau.

 


8 ◊ UN LIEU DE VIE GLAMOUR
Autre façon de nouer des contacts à Paris : emménager dans un quartier branché. Si vous vivez rue de Bretagne, quartier Etienne Marcel, dans le Marais, à St Germain des Prés, aux Abbesses, à Belleville ou dans d'autres quartiers populo-fashion, le simple fait de descendre boire un café en bas de chez vous régulièrement peut vous amener à nouer des contacts fantastiques sans efforts. Même au Franprix. Et puis bon, on ne va pas se mentir, si vous voulez être un vrai Parisien, votre adresse pèse lourd dans votre capital bankable.


9 ◊ DU NAME-DROPPING EN VEUX-TU EN VOILÀ
Si vous habitez Porte d'Ivry, que votre métier est stagiaire comptable dans une caisse d'assurance retraite, que vous n'aimez ni Facebook ni les cartes de visite, que sortir vous fatigue et que vous n'avez jamais su accrocher quelqu'un par votre magnétisme pour obtenir ses faveurs, il vous reste tout de même une arme de choix : le name-dropping. Le Parisien en est over-friand. Il s'agit, tout bêtement, de glisser dans votre conversation des noms célèbres (et pas forcément des people : ça peut être des noms célèbres dans votre domaine, du genre Jean-Michel Lepleutre, N°1 dans le secteur des ouvre-bouteilles), en vous assurant bien sûr que votre interlocuteur les connaisse. Vous n'oublierez pas de les appeler par leurs prénoms ("L'autre jour au Montana, j'ai parlé avec Fred de son dernier roman ..." = Beigbeder, par exemple), d'habilement mentionner que le people vous tutoie ("Et là, Fred me dit : "Ecoute Alice, tu sais ..."), voire, pour vraiment enfoncer le clou, que vous avez des rapports intimes ("Mon copain Ariel, que j'ai choisi comme témoin à mon mariage ..."), à tel point que ça vous gêne ("Non, je ne peux pas aller voir le dernier Guillaume Canet, notre séparation est encore trop fraîche."). Mensonge ? Et alors. A Paris, scène de théâtre géante, tout le monde fabule un peu et joue une certaine comédie. Non, ce n'est pas lamentable : c'est créatif !


10 ◊ LE LANGAGE PARISIEN
Pour parfaire l'animal social qui est en vous, je ne peux que vous encourager à maîtriser parfaitement le patois local, afin de ne pas ruiner vos efforts par une bête erreur de style ou de vocabulaire. Pour cela, rendez-vous à la Leçon N°5 : Être Parisien(ne) et s'exprimer.



Voilà, vous avez désormais tous les outils en main pour bien sociabiliser comme des putois sous acide. N'hésitez pas à en faire bonne usage, mais attention, restez discrets : le Parisien a beau être show-off, il reste blasé et élégant.

Bonne chasse !

 

Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:02
 
ÊTRE PARISIENNE ET LESBIENNE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Vendredi, 13 Novembre 2009 14:03


Dieu merci, à Paris, il n'y a pas que des hétéros qui se courent après comme des lapins entre le Montana et la Perle. Ici et là, des filles qui aiment les filles vivent, s'aiment et se tapent dessus aussi. Vous en faites partie ? Découvrez comment être une gouine 100 % parisian-staïle.

Illustrations : Vainui De Castelbajac



Gouine, lesbos, brouteuse, gay, queer ... Si vous êtes hétéro, ces mots vous choquent peut-être ("Houuu, on n'a pas le droit de dire "gouine", ce n'est pas politiquement correct, c'est péjoratif ! Il faut dire "homosexuelle" "). Ah bon ? Et depuis quand ? Sachez qu'à Paris, la plupart des termes qualifiant les femmes homos sont autorisés, et que tout dépend - bien entendu - de la façon dont ils sont utilisés. Et par qui. Un peu comme "pédé", en somme, expression que les hétéros n'osent pas prononcer de crainte d'avoir l'air homophobe, mais que les gays balancent à tout va avec joie. D'ailleurs, on pourrait comparer ce problème aux mots "Noir" ou "juif", que les non-noirs et non-juifs murmurent en se cachant sous la table de peur de passer pour des gros racistes antisémites (parce que le monde ne tourne pas rond), alors que bon, jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont ni des gros mots, ni des insultes. Mais c'est un autre problème.

En résumé, appelons une chatte, une chatte, et une gouine, une gouine. Ca ne mord pas, les amis.


◊ DE LA QUESTION DE L'HOMOPHOBIE
Paris n'est pas une ville homophobe. Ou un peu moins que d'autres. En France, la lesbienne de base doit encore se planquer, parce que le Français n'est pas exactement un modèle d'ouverture d'esprit et manque parfois de s'évanouir lorsqu'il voit deux filles s'embrasser. A la capitale, les choses se calment, et vous pourrez vous balader main dans la main avec votre dulcinée, a priori sans problème. Bon, il vaut mieux choisir un peu vos quartiers quand même et la jouer parfois low-profile (les bourrins mononeuronés existent, et vous n'aurez pas le dessus côté muscles), mais une fois que vous aurez l'habitude, vous saurez. Et assumerez avec plaisir.
Bon à savoir, des Kiss In (manifestation sympathique qui consiste à s'embrasser entre gays en pleine rue, façon flashmob) sont régulièrement organisés dans Paris et tout plein d'autres villes de France pour lutter contre la connerie préhistorique.
Bizarrement, à l'intérieur même de la communauté gouine, il existe des sortes d'homophobies. Par exemple, à l'égard des trans. Pas cool. Si vous voulez être une vraie gouine locale, ouvrez votre esprit et respectez tout le monde, transsexuels et hétéros compris. C'est ça, le vrai chic parisien.

! Anecdote : L'auteur de ces lignes, pure hétéro de base, a un jour passé des heures à discuter lovée dans les bras de sa meilleure copine au Baron (ça arrive quand on refait le monde en buvant des coups). L'une étant habillée un peu garçon (chapeau, short, veste) et l'autre en très fille (décolleté et jupette). Et bien, il a fallu qu'un connard machiste les montre du doigt en rigolant et dise : "Ooooh, regarde, des gouinasses !!!", comme s'il venait de trouver un chien à trois têtes. Sachez le : il y a encore des porcs du Moyen-Âge dans notre vénérable cité. N'hésitez pas à leur parler gentiment pour leur apprendre que non, vous ne souhaitez pas couper leur cher pénis, donc qu'ils se détendent un peu de la tête, merci.


◊ L'IMPACT DE "THE L WORLD"
Notons à ce sujet l'effet extrêmement positif qu'a eu sur les mentalités la série américaine télévisée "The L Word" (voir ici pour plus de détails). Ce tv-show plutôt bien fait, racontant la vie d'une bande de cops lesbiennes à Los Angeles, a permis de hypiser à fond l'image des homos filles, auparavant un peu ringarde. D'un coup, on s'est rendus compte avec stupeur qu'elles pouvaient être cool, hot, vivantes et trendy. Une copine queer me racontait que dans son entourage, à la sortie du Pulp, on avait alors vu se multiplier les sosies de Shane, une des héroïnes particulièrement sexy. Quant aux hétéros qui aimaient la série, ça les a un peu décoincés sur le sujet. Et ma copine d'ajouter, un sourire rêveur aux lèvres : "Ca nous a même aidées à convertir des filles ...". Why not.



◊ GOUINE OK, MAIS LAQUELLE ?
A Paris comme ailleurs, sachez distinguer les différents types de lesbiennes. Amis hétéros, ce paragraphe vous est surtout destiné : un peu de culture ne fait jamais de mal ...
- La "butch" est la lesbienne typée masculine, adoptant le look et les codes des hommes. Cliché de la camionneuse en France.
- La "fem", est la lesbienne version féminine, qui peut passer pour une hétéro, parce qu'elle joue des codes de la femme à fond. Le cliché couple butch/fem n'est pas toujours vrai : on voit aussi des couples bucth/butch ou fem/fem.
- La "queer", qui désigne à la base une lesbienne engagée, féministe, luttant contre l'homophobie, était un terme péjoratif à la base (puisqu'il signifie "bizarre"). Aujourd'hui, à Paris, il devient assez hype, et désigne les homos en général, filles ou garçons.
- La "lipstick" est l'héritière actuelle de la fem : hyper féminine, ultra trendy, c'est la fille de The L Word par excellence.
- La "transgenre" ou "andro" : c'est une fille qui fait mec, mais ce n'est pas la "butch", puisqu'elle joue de la confusion des genres à mort, version androgyne, et que plus que le camionneur poilu, se rapproche du minet. Un peu comme un chanteur de groupe baby-rockeur qui, de près, serait en fait une jolie gonzesse. Le parfait exemple : Shane dans The L Word, sexyssime au possible.


◊ Où SORTIR À PARIS ?
Malheur et triple angoisse, depuis quelques temps, les soirées de filles qui aiment les filles se sont raréfiées. Contrairement aux mecs qui aiment les mecs, les lesbiennes ont bien du mal à garder des endroits rien qu'à elles. Le Pulp, par exemple, a fermé (mais Dj Chloé joue partout, dieu merci). Moune, le mythique cabaret de Pigalle,a été racheté par la Clique, et ses soirées sont envahies d'hétéros branchés. Si vous souhaitez sortir entre meufs, il vous reste cependant quelques bars sympas (et friendly si vous voulez y emmener des copains), comme l'excellent Troisième Lieu (62 rue Quicampoix) ou le 3W (8 rue des Ecouffes). Vous pouvez également traîner aux soirées BabyDoll des Bains, aux Wet For Me, et vous sortirez souvent au Rex (très important, le Rex), mais le top, c'est peut-être bien la soirée "What's Gouineon" (... avouez, rien que le titre déchire tout), la soirée girls du jeudi en résidence aux Disquaires. La description : "Djettes, vidéos, gouine aux enchères, lapdance, invitée du mois en carton, concours en tout genre, chaque mois un nouveau programme et une nouvelle connerie ...".


◊ OU S'HABILLER À PARIS ?
Bien entendu, dans la capitale de la fashion, vous trouverez de quoi bien vous saper - que vous soyez lipstick (là, vous aurez l'embarras du choix, forcément), butch, andro ou tout ce que vous voulez.
Les boutiques qui cartonnent particulièrement : le rayon "garçonnets" des H&M (vive les petits marcels), The Kooples (à croire que la marque unisexe, toute récente, a été inventée pour vous), Noir Kennedy (le bijou dark du Marais), American Apparel (un peu de basique branché ne fait jamais de mal),
Et puis ce qui est cool, quand on sort avec une fille alors qu'on est une fille, c'est qu'on peut piocher dans son placard. Vous n'imaginez même pas combien les filles hétéros (et particulièrement à Paris, puisque ce sont des tarées de la mode) vous envient. Soupir.


◊ QUEL MÉTIER EXERCER ?
Généralement, les gouines parisiennes sont moins friquées que les gays masculins. C'est dommage. RMIstes, chômeuses, elles peuvent cartonner cependant dans la mode ou le graphisme, la prod, la musique (Djette comme Jennifer Cardini ou Chloé) et la pub, bref, ce sont des branchagas aussi.  Journalistes, elles bosseront pour la presse fem, les Inrocks ou Technikart, ou, mieux, les rares mags lesbiens (La Dixième Muse en France, Curve aux Etats-Unis, Diva en Angleterre). Sportives, elles seront également vendeuses chez Go Sport. Mais comme ce site est insupportablement snob, on préfèrera qu'elles soient D.A ou assistantes d'Hedi Slimane pour être parfaitement parigotes. Non mais.



COMMENT DRAGUER LA GOUINE PARISIENNE ?
Pour trouver une chérie, vous devez, vous aussi, sortir à fond (dans les endroits ci-dessus), mais quel est donc le mode de séduction des meufs qui aiment les meufs à Paris ? Etant hétéro, pour rédiger ce post, j'ai évidemment appelé des cops lesbiennes en renfort. Leur réponse sur le flirt entre filles m'a charmée : pour draguer, la gouine fait la gueule (et là, en un sens, elle est donc typiquement parisienne). Un peu comme la chanson de Claude François (oui, j'ai une vraie culture), "Marche tout droit, cette fille-là, c'est comme ça que tu l'auras". Pour attraper une Parisienne, genre au Rex ou à la What's Gouineon, vous ne devrez surtout pas lui sauter dessus gentiment, mais rester dans votre coin en tirant la tronche, la regardant à peine. Habituée à la chasse sauvage des hommes, qui nous harponnent sans cesse en club, j'ai demandé à ma cops : "Mais, comment vous faites, alors, si personne ne bouge ...?". Elle a répondu : "Ben, ça prend du temps !". Ah. Bon à savoir : la lesbienne sort toujours en bande, et dans la bande, 9 filles sur 10 sont ses exs. "On ne peut pas détester ou bannir une ex, on est obligées de bien s'entendre. Le milieu gay est tout petit à Paris, on vit en huit-clos, donc autant être copines !". Wow. En plus, à Paris comme ailleurs d'ailleurs, la gouine est tendre, pas très plan cul (contrairement à ses copains masculins), et une blague résume mieux que tout son côté love : " « Que font deux lesbiennes lors de leur deuxième rendez-vous ? -- Elles commandent le camion de déménagement » . Ben oui. Ce sont des filles, quoi. Généralement, une fois en couple, elles nidifient pas mal. Et parfois, essaient de faire un bébé - ce qui n'est pas toujours facile dans ce pays. Mais bref.


Pour terminer, un site génial ici : Very Friendly, avec notamment un article bien poilant pour les filles hétéros : "20 bonnes raisons d'avoir des copines lesbiennes".


Bonne journée les meufs !





 

 


Mise à jour le Mercredi, 02 Février 2011 15:19
 
ÊTRE PARISIEN(NE) ET S'EXPRIMER PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Mercredi, 11 Novembre 2009 19:53

 

Parler français n'est pas suffisant pour devenir Parisien(ne) : à l'instar du breton ou du corse, un patois typiquement local permet aux habitants de la ville lumière de communiquer entre eux, se reconnaître et se différencier des maudits estrangers. Vocabulaire, attitudes, expressions : maîtrisez le langage du cru !
RÈGLE N°1 : LA POLITESSE, UNE ESPÈCE RARE
Commençons par le plus élémentaire : le "bonjour". Sachez que vous ne l'emploierez pas beaucoup. En effet, que ce soit avec les voisins, les commerçants ou au boulot, Paris n'est pas friand du Bonjour, voire du Merci ou du Au Revoir. Pas que les locaux soient grossiers, non (ils mourraient de honte plutôt que de l'être), simplement, ils n'ont pas le temps, ou bien ils ne vous ont pas vu. Enfin, parfois, certains y arrivent, heureusement. Mais ne soyez pas trop à cheval sur la politesse si vous voulez être serein à Paris. Cela concerne également les portes que l'on tient (uniquement aux jeunes et jolies femmes en robe, les autres peuvent décéder) ou tout autre type de règle de bienséance. Vous trouvez ça rude ? Mais pas du tout : on n'a pas le temps, c'est tout ! Je vous le répète ici pour la énième fois : LE PARISIEN EST PRESSÉ. Point.
A noter : si vous dites bonjours à des amis (ça, ça se fait), jouez la internationale : Hola, Hello, Hi, Hey, voire Salam Aleykoum sont tout à fait acceptables, voire recommandés dans les salutations. Et oui, sous ses dehors d'ours bourru, le Parisien est cosmopolite et aime à s'ouvrir au monde.
RÈGLE N°2 : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE
Ces coquins de Parisiens ont généralement un langage fleuri : noms d'oiseau, vocabulaire de charretier, insultes tendrement proférées ... Ne soyez pas effrayés par le côté coloré de leurs échanges ! Ici, un "Sale enfoiré !" accompagné d'une bourrade est considéré comme affectueux, et, en voiture, le conducteur parisien est systématiquement atteint du syndrôme de Tourette (c'est génétique). Vous croiserez aussi de bonnes amies se traitant de salopes en riant aux éclats. N'ayez pas peur. C'est chaleureux. Affectueux. Mignon. Bizarre, oui, aussi.
RÈGLE N°3 : LES PETITS SURNOMS
A l'opposé, les Parisiennes de sexe féminin affectionnent particulièrement les petits noms régressifs et collants comme des bonbons, qu'elles distribuent à tout le monde et sans aucun sens commun : "chouchou", "chéri(e)", "cocotte", "baby" ou "sweetie" (voir plus bas pour les anglicismes) sont entendus à tous les coins de rue, et pas forcément entre personnes qui se connaissent bien. Personnellement, j'ai connu des attachées de presse qui m'appelaient "Ma belle" ou "Pupuce" après m'avoir eu une fois 5 secondes au téléphone. On s'y fait (ou pas).
RÈGLE N°4 : L'ESPRIT VAN DAMME
Un autre caractère distinctif du patois parisien est son amour des anglicismes : ici, tout le monde est Jean-Claude Van Damme, et semble avoir oublié les plus élémentaires des mots français. Quelqu'un de mignon, par exemple, n'est pas mignon, mais "cute". Un truc évident n'est pas évident, mais "so obvious". Une fille à la mode n'est pas à la mode, mais "fashion", et elle porte pas les indispensables de la saison, mais les "must-have", comme son sac qui n'est pas un sac mais un "it-bag". Un rendez-vous galant est un "date", et une cible potentielle (amoureuse, s'entend) est une "target". Une rumeur est un "buzz", une personne célèbre est un "people", un truc incroyable est forcément "amazing", et on peut crier "Yeah !", "My god !", "Fuck !" ou "Nice !" pour à peu près n'importe quelle raison sans que personne ne nous regarde de travers. Que voulez-vous, c'est "so frenchy" (...?!).
RÈGLE N°5 : LE VERLAN À LA SAUCE PIVOT
Dans la série contradictoire, n'hésitez pas à faire le grand écart entre élégance à l'ancienne et jeunisme éhonté. C'est-à-dire :
1/ Pratiquez une grammaire impeccable, un vocabulaire précis, des tournures de phrase dignes des plus austères écrivains du XIX° siècle, bref, exprimez-vous plus que correctement. On n'est pas chez les bouseux, je vous rappelle.
2/ Assaisonnez-les de références littéraires, picturales ou musicales de qualité (ce qui prouve que vous avez de l'éducation, comme tout bon Parisien qui se respecte), et ce, même si ce n'est avec aucun à-propos - votre interlocuteur pensera de toutes façons que s'il ne saisit pas le rapport avec le sujet, c'est qu'il manque de culture, et donc, fera semblant de comprendre d'un air entendu. Ne lésinez pas.
3/ Insérez dans tout cela quelques mots de verlan, ou les grossièretés dont on parlait plus haut. Ajoutez-y un bon vieil anglicisme, et paf, vous serez parfaitement local !
--> Par exemple, si à un dîner, le maître de maison vous demande ce que vous faites dans la vie, vous pouvez répondre : "Putain, j'eusse préféré que nous parlions d'autre chose que de labeur, c'est trop relou ! Dear god, ces mets sont si délicieux, votre meuf est une cuisinière hallucinante, digne des demoiselles d'Avignon de ce bon vieux Picasso !"
(... ou pas, j'ai comme un doute sur ma phrase, tout à coup).
RÈGLE N°6 : EXCESSIF OU BLASÉ ?
Autre chose : on parle souvent des Marseillais pour leur côté "exagérant". Il semblerait que les Parisiens, pourtant ennemis jurés de leurs cousins du Sud (et je ne parle pas que du foot), veulent les concurrencer dans ce domaine. Certain(e)s Parisien(ne) ont du mal avec la demi-mesure : tout est dingue (ou amazing), énorme, hallucinant, et une bonne chanson ou un bon film sont des "tueries", voire des "boucheries". Si vous trébuchez dans le métro, c'était une expérience "atroce", voire "horrible". Si vous avez croisé un mec pas mal, il était "juste sublime". Ah d'ailleurs, je profite de cet exemple pour introduire le mot "juste", absolument indispensable (et insupportable), à replacer à toutes les sauces, qu'importe le contexte (exs : cette jupe est juste parfaite, mon boss est juste trop con, je vais juste trop me suicider ...).
Mais ce côté too much (oui, too much, je suis parisienne, je pratique l'anglicisme) est un peu trop bas de gamme, en réalité. Si vous souhaitez vraiment la jouer Paris pointu, soyez au contraire extrêmement tiède : ce restaurant est "pas mal", cette top-model est "assez jolie", ce Kandinsky est "correct" ... Vous trouvez que ça donne l'air chiant ? Pas du tout, malheureux ! Ca donne l'air BLASÉ. Le Parisien adore être blasé. Parce qu'il a tout vu, tout fait, tout entendu, sachez-le. L'enthousiasme exagéré marque, selon lui, l'inexpérience, la naïveté. Soyez revenu de tout, désabusé, sceptique, et Delanoë vous sacrera illico citoyen d'honneur.
RÈGLE N°7 : VOTRE CORPS PARLE
Côté langage du corps, attention : ne commettez jamais l'erreur fatale (erreur dite "juste horrible") de saluer quelqu'un en lui faisant plus de 2 bises ... ! Cela marquerait immédiatement votre provincialité, voire pire, votre banlieusité, et vous rejetterait illico dans les limbes de la société parisienne. Deux bises, donc, voire pas du tout (c'est étrange, c'est distingué, c'est classe). Vous pouvez éventuellement, si vous êtes un(e) vrai(e) dingue en quête du style le plus pointu, en faire une seule. Cela aura en plus l'avantage de laisser votre interlocuteur dans le vent, et marquera donc votre supériorité un bref instant - le Parisien aime à marquer sa supériorité. Bref, tentez, ça peut être amusant.
N'hésitez pas, langage du corps toujours, à toucher : bien loin de la froideur qu'on lui prête parfois, les Parisien(ne)s touchent, et se laissent toucher. Une main sur le bras, sur l'épaule, un frôlement ... Peut-être à cause de (ou grâce à) l'ambiance de flirt qui plane dans le ville, Paris a les mains baladeuses. Entre gens de bonne compagnie, s'entend.
Voilà, vous avez désormais une bonne base pour être bilingue (ou plutôt "total fluent") en parisien. Exercez-vous, et pratiquez le plus possible, cela vous fera aisément gagner la sympathie des locaux. Bordel de fuck.
Bientôt dans la même catégorie :
-  Être Parisien(ne) et sociabiliser
-  Être Parisien(ne) célibataire
-  Être Parisien(ne) en couple




Parler français n'est pas suffisant pour devenir Parisien(ne) : à l'instar du breton ou du corse, un patois typiquement local permet aux habitants de la ville lumière de communiquer entre eux, se reconnaître et se différencier des maudits estrangers. Vocabulaire, attitudes, expressions : maîtrisez le langage du cru !




RÈGLE N°1 : LA POLITESSE, UNE ESPÈCE RARE


Commençons par le plus élémentaire : le "bonjour". Sachez que vous ne l'emploierez pas beaucoup. En effet, que ce soit avec les voisins, les commerçants ou au boulot, Paris n'est pas friand du Bonjour, voire du Merci ou du Au Revoir. Pas que les locaux soient grossiers, non (ils mourraient de honte plutôt que de l'être), simplement, ils n'ont pas le temps, ou bien ils ne vous ont pas vu. Enfin, parfois, certains y arrivent, heureusement. Mais ne soyez pas trop à cheval sur la politesse si vous voulez être serein à Paris. Cela concerne également les portes que l'on tient (uniquement aux jeunes et jolies femmes en robe, les autres peuvent décéder) ou tout autre type de règle de bienséance. Vous trouvez ça rude ? Mais pas du tout : on n'a pas le temps, c'est tout ! Je vous le répète ici pour la énième fois : LE PARISIEN EST PRESSÉ. Point.

A noter : si vous dites bonjours à des amis (ça, ça se fait), jouez la internationale : Hola, Hello, Hi, Hey, voire Salam Aleykoum sont tout à fait acceptables, voire recommandés dans les salutations. Et oui, sous ses dehors d'ours bourru, le Parisien est cosmopolite et aime à s'ouvrir au monde.


RÈGLE N°2 : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE

 

Ces coquins de Parisiens ont généralement un langage fleuri : noms d'oiseau, vocabulaire de charretier, insultes tendrement proférées ... Ne soyez pas effrayés par le côté coloré de leurs échanges ! Ici, un "Sale enfoiré !" accompagné d'une bourrade est considéré comme affectueux, et, en voiture, le conducteur parisien est systématiquement atteint du syndrôme de Tourette (c'est génétique). Vous croiserez aussi de bonnes amies se traitant de salopes en riant aux éclats. N'ayez pas peur. C'est chaleureux. Affectueux. Mignon. Bizarre, oui, aussi.



RÈGLE N°3 : LES PETITS SURNOMS

A l'opposé, les Parisiennes de sexe féminin affectionnent particulièrement les petits noms régressifs et collants comme des bonbons, qu'elles distribuent à tout le monde et sans aucun sens commun : "chouchou", "chéri(e)", "cocotte", "baby" ou "sweetie" (voir plus bas pour les anglicismes) sont entendus à tous les coins de rue, et pas forcément entre personnes qui se connaissent bien. Personnellement, j'ai connu des attachées de presse qui m'appelaient "Ma belle" ou "Pupuce" après m'avoir eu une fois 5 secondes au téléphone. On s'y fait (ou pas).



RÈGLE N°4 : L'ESPRIT VAN DAMME

Un autre caractère distinctif du patois parisien est son amour des anglicismes : ici, tout le monde est Jean-Claude Van Damme, et semble avoir oublié les plus élémentaires des mots français. Quelqu'un de mignon, par exemple, n'est pas mignon, mais "cute". Un truc évident n'est pas évident, mais "so obvious". Une fille à la mode n'est pas à la mode, mais "fashion", et elle porte pas les indispensables de la saison, mais les "must-have", comme son sac qui n'est pas un sac mais un "it-bag". Un rendez-vous galant est un "date", et une cible potentielle (amoureuse, s'entend) est une "target". Une rumeur est un "buzz", une personne célèbre est un "people", un truc incroyable est forcément "amazing", et on peut crier "Yeah !", "My god !", "Fuck !" ou "Nice !" pour à peu près n'importe quelle raison sans que personne ne nous regarde de travers. Que voulez-vous, c'est "so frenchy" (...?!).



RÈGLE N°5 : LE VERLAN À LA SAUCE PIVOT

Dans la série contradictoire, n'hésitez pas à faire le grand écart entre élégance à l'ancienne et jeunisme éhonté. C'est-à-dire :

1/ Pratiquez une grammaire impeccable, un vocabulaire précis, des tournures de phrase dignes des plus austères écrivains du XIX° siècle, bref, exprimez-vous plus que correctement. On n'est pas chez les bouseux, je vous rappelle.

2/ Assaisonnez-les de références littéraires, picturales ou musicales de qualité (ce qui prouve que vous avez de l'éducation, comme tout bon Parisien qui se respecte), et ce, même si ce n'est avec aucun à-propos - votre interlocuteur pensera de toutes façons que s'il ne saisit pas le rapport avec le sujet, c'est qu'il manque de culture, et donc, fera semblant de comprendre d'un air entendu. Ne lésinez pas.

3/ Insérez dans tout cela quelques mots de verlan, ou les grossièretés dont on parlait plus haut. Ajoutez-y un bon vieil anglicisme, et paf, vous serez parfaitement local !

--> Par exemple, si à un dîner, le maître de maison vous demande ce que vous faites dans la vie, vous pouvez répondre : "Putain, j'eusse préféré que nous parlions d'autre chose que de labeur, c'est trop relou ! Dear god, ces mets sont si délicieux, votre meuf est une cuisinière hallucinante, digne des demoiselles d'Avignon de ce bon vieux Picasso !"

(... ou pas, j'ai comme un doute sur ma phrase, tout à coup).



RÈGLE N°6 : EXCESSIF OU BLASÉ ?

Autre chose : on parle souvent des Marseillais pour leur côté "exagérant". Il semblerait que les Parisiens, pourtant ennemis jurés de leurs cousins du Sud (et je ne parle pas que du foot), veulent les concurrencer dans ce domaine. Certain(e)s Parisien(ne) ont du mal avec la demi-mesure : tout est dingue (ou amazing), énorme, hallucinant, et une bonne chanson ou un bon film sont des "tueries", voire des "boucheries". Si vous trébuchez dans le métro, c'était une expérience "atroce", voire "horrible". Si vous avez croisé un mec pas mal, il était "juste sublime". Ah d'ailleurs, je profite de cet exemple pour introduire le mot "juste", absolument indispensable (et insupportable), à replacer à toutes les sauces, qu'importe le contexte (exs : cette jupe est juste parfaite, mon boss est juste trop con, je vais juste trop me suicider ...).

Mais ce côté too much (oui, too much, je suis parisienne, je pratique l'anglicisme) est un peu trop bas de gamme, en réalité. Si vous souhaitez vraiment la jouer Paris pointu, soyez au contraire extrêmement tiède : ce restaurant est "pas mal", cette top-model est "assez jolie", ce Kandinsky est "correct" ... Vous trouvez que ça donne l'air chiant ? Pas du tout, malheureux ! Ca donne l'air BLASÉ. Le Parisien adore être blasé. Parce qu'il a tout vu, tout fait, tout entendu, sachez-le. L'enthousiasme exagéré marque, selon lui, l'inexpérience, la naïveté. Soyez revenu de tout, désabusé, sceptique, et Delanoë vous sacrera illico citoyen d'honneur.



RÈGLE N°7 : VOTRE CORPS PARLE

Côté langage du corps, attention : ne commettez jamais l'erreur fatale (erreur dite "juste horrible") de saluer quelqu'un en lui faisant plus de 2 bises ... ! Cela marquerait immédiatement votre provincialité, voire pire, votre banlieusité, et vous rejetterait illico dans les limbes de la société parisienne. Deux bises, donc, voire pas du tout (c'est étrange, c'est distingué, c'est classe). Vous pouvez éventuellement, si vous êtes un(e) vrai(e) dingue en quête du style le plus pointu, en faire une seule. Cela aura en plus l'avantage de laisser votre interlocuteur dans le vent, et marquera donc votre supériorité un bref instant - le Parisien aime à marquer sa supériorité. Bref, tentez, ça peut être amusant.

N'hésitez pas, langage du corps toujours, à toucher : bien loin de la froideur qu'on lui prête parfois, les Parisien(ne)s touchent, et se laissent toucher. Une main sur le bras, sur l'épaule, un frôlement ... Peut-être à cause de (ou grâce à) l'ambiance de flirt qui plane dans le ville, Paris a les mains baladeuses. Entre gens de bonne compagnie, s'entend.



Voilà, vous avez désormais une bonne base pour être bilingue (ou plutôt "total fluent") en parisien. Exercez-vous, et pratiquez le plus possible, cela vous fera aisément gagner la sympathie des locaux. Bordel de fuck.


 

Mise à jour le Vendredi, 13 Novembre 2009 14:53
 


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L'auteur


Caroline Rochet est journaliste au magazine Marie Claire. Spécialiste des questions de société et chroniqueuse des pages « Paris », elle a également tenu une rubrique sur Saywho.fr, le site des nuits parisiennes, et s’occupe aujourd’hui des bonnes adresses de la capitale sur le site Marieclaire.fr. À la fois passionnée et épouvantée par sa ville, elle assume totalement sa schizophrénie et s’avoue fascinée par ses compatriotes. Ce livre est le fruit de trente ans d’étude intense et de rencontres improbables, vécues jour et nuit dans l’autre ville qui ne dort jamais. 

Son CV ici

 

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