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Vendredi, 05 Mars 2010 15:46 |
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Les Américains ont leur "diner", les Anglais ont leur pub, les Parisiens ont leur café. En terrasse, au comptoir ou au fond de la salle, à n'importe quelle heure de la journée et pour n'importe quelle occasion, les habitants de la capitale établissent leur résidence secondaire dans bon nombre de bistrots. Vous allez adorer.
Quand un Parisien voyage à l'étranger, souvent, il est frustré. Pour bon nombre de raisons, qui , principalement, se résument bien sûr à une seule : "Ici, ce n'est pas comme à Paris". Parmi ce fatras de frustrations, l'une d'elles tient particulièrement le haut du pavé : "Ici, y a pas de cafés". A Londres, capitale géniale s'il en est, pas de bistrot du coin pratique - "les pubs, ce n'est pas pareil". A Istanbul ou Casablanca, où pourtant les cafés sympas pullulent, autre problème : les femmes n'ont pas vraiment le droit d'être là. En Espagne, à certaines heures de la journée, tout est fermé. Bref, il n'y a qu'en France que le Parigot peut hanter ses chers troquets à toute heure. Sans cela, soyons clairs, il est perdu. Découvrez comment devenir, vous aussi, le roi des bistrots.
Règle N°1 : Vénérez le café
David Lynch adore la France, les Français et Paris. Et comme par hasard, il adore le café aussi (pensez à Dale Cooper dans Twin Peaks, ou à la propre marque de café que Lynch a créé). En France, c'est vrai, on fait un café du tonnerre. Et c'est par là que tout a commencé pour les établissements : sans café, les bistrots n'auraient peut-être jamais vu le jour. Si vous voulez ressembler à un vrai Parisien, mais que vous n'aimez pas le noir breuvage, il va falloir vous forcer, ou faire semblant. Car sinon, ce serait un peu comme vouloir devenir British et détester le thé. Quelle que soit l'heure, dans les bars, si vous ne commandez pas d'alcool, vous devrez déguster un petit noir. Cela fait partie de la panoplie locale, un point c'est tout.
Règle N°2 : Faites comme chez vous, mais restez poli
Les bistrots ne sont pas seulement des endroits où boire un coup, mais aussi et surtout des annexes de votre salon. Voir des copains, travailler sur votre ordinateur, bouquiner, draguer, refaire le monde, rêvasser, assister à un concert, manger, danser, vous mettre une mine, donner un rendez-vous professionnel ... On peut tout faire ou presque dans les bars parisiens. Prenez l'habitude d'y faire plus de choses qu'à la maison, c'est naturel. En revanche, tout en vous considérant comme chez vous, restez bien élevé : le cliché du Parisien hautain et désagréable n’a rien d’enviable.
Règle N°3 : Variez les plaisirs
Ce qui est bien à Paris, contrairement aux petites villes françaises, c'est qu'il existe un nombre incalculable de bistrots. Et qu'ils bougent tout le temps. Du coup, on y voyage, on s'y change les idées, et on passe d'un univers à un autre selon l'humeur ou l'heure de la journée. Le mieux, pour vous familiariser avec ce réseau tentaculaire, sera de les tester au maximum, bien sûr. Veillez à diversifier vos cibles : rades à l'ancienne, bars branchés, bistrots pour déjeuner, cafés terrasses, cafés wifi ... Ne vous enfermez jamais dans un style de bar "préféré", forcez-vous à tout essayer (le Parisien est toujours curieux). De préférence avant tout le monde, bien sûr.
Règle N°4 : Mais trouvez vos QG
Bien sûr, en testant tous ces lieux de perdition, vous allez naturellement élire vos chouchous. Et c'est très bien - un bon Parisien a toujours plusieurs QG, cela lui permet de bien connaître l'équipe, de s'y sentir VIP et d'y avoir ses petites habitudes. Vous devrez choisir ces lieux dans les catégories suivantes : le "café du coin" (non loin de chez vous, pour le café du matin, l'apéro, le quotidien, si possible très typique parigot et un peu vieillot) ; le "bar habituel" (pas trop loin de chez vous non plus mais possiblement plus éloigné, c'est votre bar préféré pour le soir, votre ultra favori, où apéroter jusqu'au bout de la nuit) ; le "café où je bosse" (les Parisiens ayant souvent des métiers indépendants ou créatifs, ils aiment travailler dans les bars, possédant le wifi et des fauteuils confortables, trouvez le vôtre – ça peut d’ailleurs être votre café du coin) ; la "terrasse" (où passer votre vie l'été, et si c'est la même que le "café du coin" ou le "bar habituel", c'est encore mieux) ; le "bar d'hôtel" (les Parisiens adorent les bars d'hôtel de luxe de temps en temps, trouvez votre favori pour un rendez-vous galant), celui "pour la nuit" (c'est-à-dire carrément à 4h du matin) ... Etc.

Règle N°5 : Ayez au moins un point de chute par quartier
Malgré ses petites habitudes (et ses QG, donc), le Parisien est forcément amené à "voyager" dans sa ville. Par conséquent, il lui faut connaître des bars même là où il ne va normalement jamais, afin d'éviter des situations gênantes. Exemple : un contact de travail, ou pire, une "target" amoureuse, lui propose un rendez-vous dans un quartier qu'il ne fréquente jamais (genre Nation ou Cambronne, la zone, quoi), et lui demande où se retrouver. Le bon Parisien répondra-t-il "Je ne sais pas" ? Certainement pas ! Il aura toujours un joker dans sa manche et saura exactement quel bar sympathique pourra les accueillir. Pour acquérir cette science, il vous faudra arpenter les rues (même celles qui ne vous tentent pas), tester encore et encore, et, bien sûr, vous renseigner dans les livres, la presse et les sites web qui en parlent, comme le Figaroscope ou le hors série du Nouvel Observateur "Les 400 lieux branchés de Paris ». Afin de ne jamais être pris en défaut.
Règle N°6 : Ne négligez pas les classiques
Même si tout Parisien qui se respecte fait preuve d'une certaine originalité, vous aurez compris qu'il connaît toujours ses bases. Il vous faut donc vous rendre régulièrement dans les lieux "qui comptent", que ce soit historiquement (Café de la Paix, Brébant, La Coupole, Le Flore ...) ou par effet fashion (Le Charlot, La Perle, Chez Jeannette, Chez Prune, Rosa Bonheur ...). Si un bistrot fait le buzz, libre à vous de faire votre original en ne le fréquentant pas, mais testez le au moins une fois pour ne pas mourir idiot et pouvoir en parler. Autre classique à vénérer : le "vieux rade typique". Le vrai Parisien adore ça. Un comptoir en zinc, des banquettes moleskine, des tables en formica, une vieille odeur de tabac ancrée dans les murs, un plat du jour, une arrière-salle ... Plus c'est vieillot, plus c’est bon.
Règle N°7 : Soyez fanatiques de la terrasse
Un peu comme le Québécois au sortir de l'hiver, le Parisien devient fou dès que le soleil montre un coin de rayon pâle. Dans la ville lumière, la terrasse semble être une religion obligatoire, et quand il ne pleut pas, même s'il fait froid, les tables extérieures sont toujours prises d'assaut. Bien sûr, depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le phénomène s'est aggravé. Mais les non-fumeurs sont également atteints de ce syndrome de la terrasse. Il fait si bon déguster un café dans le froid au milieu des pots d'échappement ! Ca, c'est Paris.
Cheers !

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Mise à jour le Vendredi, 05 Mars 2010 16:05 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 13:59 |
Habiter le 75 sans aller au resto, ce serait un peu comme vivre en Guadeloupe sans boire de ti-punch : un triste gâchis. Essentiel à votre vie sociale, ce lieu de débauche gustative sera votre meilleur atout pour les soirées entre amis, rendez-vous amoureux et autres meetings boulot. Sachez donc le pratiquer avec doigté, et avec plaisir (ce qui est loin d'être incompatible, quand on y pense).
Ils ouvrent, ils ferment, ils changent, ils font des petits, ils font faillite ... A Paris, des milliers de restaurants font la ronde en vous tendant les bras, et ça, c'est un des vrais grands plaisirs de la Ville. L'auteur de ces lignes pense régulièrement à planter sa tente dans certains bistrots, voire à en épouser le chef. Et beaucoup de Parisiens sont d'accord pour dire que plus que le clubbing ou le shopping, le restauranting est THE activité locale par excellence.
Du bouiboui pas cher au douze étoiles chicos, du Corse au Japonais en passant par l'Italien, le Marocain, le Savoyard ou le Bio-Super-Sain, impossible de ne pas trouver votre bonheur dans cette foire à l'assiette. Aller au resto, c'est voyager un peu, sortir du quotidien - même si, pour être un vrai Parigot, l'idéal serait que cela devienne justement votre quotidien, mais bon, tout le monde n'est pas trader.
Les Parisiens raffolent du restaurant, parce que :
1. C'est classe d'y manger
2. C'est joli (la déco est jolie, les clients sont jolis, le personnel est joli)
3. On y voit des gens
4. Des gens nous y voient
5. Ca évite de faire à manger (le Parisien n'a pas le temps de faire à manger, et la flemme de nettoyer derrière)
6. Et oui, aussi, accessoirement, c'est bon (le Parisien, à force de se faire des restos, s'y connaît un peu culinairement parlant).
Pour devenir un parfait Parisien, vous vous devez donc de sacrifier à la coutume locale et y aller le plus souvent possible. Mais attention, il ne suffit pas de bâffrer un steack dans la première gargote venue ! Découvrez la passion du resto à la mode parisienne, à l'aide de quelques règles incontournables.
◊ RÈGLE N°1 : AIMER LA "SIMPLICITÉ"
Ne riez pas, c'est vrai. Les Parisiens vous l'affirmeront avec force enthousiasme : ils adorent la simplicité. La "bonne bouffe", voire les "produits du terroir". Le parigot, qui mourrait d'emphysème aigü plutôt que de déménager de l'autre côté du périph, se transforme soudain en fils spirituel de Jean-Pierre Coffe et José Bové lorsqu'il s'agit de manger à l'extérieur. Les produits "vrais" n'ont aucun secret pour lui. Il ne tolère que l'extrême qualité, qu'elle soit encadrée par Noé Duchaufour ou savamment cachée sous un "simple" torchon à carreaux. Le saucisson doit venir de chez Conquet, la burrata de la Coopérative Italienne, le Mont-d'Or de chez Hervé Mons ... Il veut faire "vivre les petits producteurs" et soupire d'aise devant un "petit plat tout simple" dont le prix avoisine le salaire du serveur. Il préfère un boeuf-carottes de compèt' à la cuisine moléculaire. Il est incollable en bonne bouffe, bonnes adresses, ou du moins sait bien faire semblant grâce aux newsletters du Fooding et du Figaroscope.
Bien sûr, il raffole toujours des métissages franco-asiatiques, des choses bizarres et minuscules servies sous un nom grandiose, des expériences culinaires de l'espace, mais ce genre de faux snobismes commence à vraiment perdre du terrain. Ce qui explique peut-être que les nouveaux lieux branchés servent de la cuisine de bistrot de base avant tout, sans prendre de vrais risques. Le Parisien, pour une fois, reste Français dans son coeur.
Bon à savoir : parfois, le Parisien n'aime pas ce qu'il a dans son assiette (à juste titre : ce n'est pas bon), mais retourne quand même manger dans le restaurant. Parce que c'est un endroit ultra cool. Oui, comme le Saut du Loup* ou l'Hôtel Amour*, c'est ça, très bons exemples. Une autre facette de sa "simplicité" ...
◊ RÈGLE N°2 : PRÉFÉRER LES LIEUX "COMME A LA MAISON"
L'esprit "home sweet home", c'est un carton absolu. Particulièrement en ce moment. Car si le bon Parisien a toujours adoré les restos où l'on se sent comme chez soi, une mode géniale fait l'unanimité depuis un an ou deux : le concept "appart'". Tout a commencé du côté de la nuit, avec le Chacha* et ses pièces atypiques (salon de musique, salle de bains ...). Mais le restaurant Derrière* a fait plus fort encore. Dans cette maison-resto hypissime, on trouve un salon à rétro-projo, une table de ping-pong, un frigo, une chambre avec dressing (privatisable), et une bibliothèque-fumoir dont la porte se cache derrière une armoire normande, vieux mobilier et faux fouillis compris. Le patron, adorable, connaît tout le monde et tout le monde se connaît. Heureusement, en plus, la bouffe est bonne. Mais au fond, ce n'est qu'un détail.
◊ RÈGLE N°3 : PRIVILÉGIER LE TOUT-EN-UN
En raison de leur vie de fou à rythmes cardiaque et temporel surexcités, les Parisiens sont plutôt épuisés en fin de journée. Leur rêve, quand ils quittent le boulot, est de s'avachir dans leur canap' en tenue d'intérieur (si, les Parisiens ont des tenues d'intérieur, depuis Sacha Guitry). Mais non, il faut qu'ils sortent, c'est une question de vie ou de mort sociale. Or, une fois sortis, l'effort principal fourni, ils n'ont pas toujours le courage de passer du bar (pour l'apéro) au resto (pour le dîner) à un club (pour le début de la nuit) à un autre club (pour la fin de la nuit), comme, pourtant, la loi locale le demande expressément. Du coup, un truc qui marche très bien à Paris, c'est le bar-resto-club-fumoir, hybride parfait pour passer la soirée sans bouger - tout en restant socialement correct. C'est d'ailleurs ce qui a été le coup d'éclat du Chacha* lors de son ouverture : proposer, en plus d'un club branchouillou, une partie restaurant. C'est aussi ce qui fait, dans le sens inverse, la force du Magnifique* : plus bar et restaurant que boîte, il envoie la musique et la pénombre suffisamment fort pour qu'on le confonde avec un club dès minuit. Dans le même genre, on peut citer le Kong*, le Saut du Loup*, Bagatelle*, et tous ces autres lieux hétéroclites mixant tous les atouts possibles pour vous retenir des heures. Pratiquez-les avec assiduité, ils sont utiles et sexy, à la fois pratiques quand vous êtes fatigués et hautement validés par le comité de la hype. Précieux, donc.
◊ RÈGLE N°4 : FAIRE SEMBLANT DE NE PAS VRAIMENT AIMER LES LIEUX HYPE (mais y passer sa vie)
Bien entendu, tous ces endroits, vous y allez pour de bonnes raisons. Parce que les plats y sont délicieux, parce que vous êtes ami(e) avec le patron, parce que c'est en bas de la maison, parce que la déco vous enchante, parce que vous vous y sentez bien ... Pourtant, des esprits malveillants peuvent, parfois, vous faire remarquer avec perfidie que vous n'allez que dans des endroits branchés, uniquement parce qu'ils sont branchés. Grands dieux ... !!! (+ triple signe de croix d'indignation), c'est tellement faux ! Chacun sait que vous ne faites jamais rien "parce que c'est à la mode", quelle horreur. Ce serait tellement vulgaire. D'ailleurs, au contraire, ces lieux tendance vous fatiguent, et vous détestez l'idée de faire comme tout le monde ... Soupir.
Pour être parfaitement Parisien(ne), veillez à le faire savoir. N'hésitez pas, à chaque fois, à glisser la bonne raison concrète qui vous a entraîné dans cet endroit, raison qui souligne d'ailleurs votre implacable et lumineuse brancherie (qu'y pouvez-vous ...!), tout en prenant l'air gentiment ennuyé. Exemples :
- "La Fidélité* ? Oh, je viens surtout pour faire plaisir à Lionel, il m'a fait promettre d'y fêter mon anniversaire ..." (Lionel étant le patron, également boss du Baron).
- "Le Chéri Bibi ? Tu sais, j'étais une des premières clientes de la Famille, ça me fait plaisir de les aider un peu en ramenant du monde."
- "Cococook* ? Bof, c'est ma petite cantine, juste en bas du bureau ... Ah bon, c'est connu ?"
◊ RÈGLE N°5 : PRATIQUER DES HORAIRES IMPOSSIBLES
Régulièrement, dans les pages lifestyle du ELLE, du Figaroscope ou autres magazines de qualité révèlant les bonnes manières locales, un article s'extasie sur le nouveau snobisme du "Dîner Tôt". On nous informe en hurlant d'excitation que désormais, pour être ultra chic, il ne faut plus dîner après 22h, mais au contraire se nourrir avec les poules. Quoiqu'il arrive, n'en croyez pas un traître mot. Ce commandement revient régulièrement dans les magazines et n'a absolument aucun fondement (un peu comme l'absurde "Sortir le samedi soir redeviendrait tendance"). Si vous arrivez avant 20h30 au restaurant, vous serez seul et les serveurs n'auront même pas fini de dresser les tables. Prolongez soit votre boulot, soit votre apéro, et dînez le plus tard possible. Oui, c'est épuisant. Mais c'est ça, ou déménager en province.
◊ RÈGLE N°6 : ÊTRE UN HABITUÉ PARTOUT
Bien entendu, cette règle va de soi. Je me demande même s'il était besoin de la préciser. Dans tous les restaurants que vous fréquenterez (que ce soit les places-to-be ou le petit bistrot sympa en bas de chez vous), vous serez évidemment un total VIP. D'abord parce que vous les aurez connus avant tout le monde - c'est normal, vous êtes Parisien, vous connaissez tout avant tout le monde -, mais aussi parce que vous y passez votre vie. Vous serez reconnu, embrassé, placé à la bonne table, et même gratifié d'une ou deux coupes gratuites. Alors certes, vous allez me dire, comment être un habitué dans ces lieux alors que 1. Il y en a beaucoup, 2. Il n'y a que sept jours dans la semaine, et 3. Vous n'êtes pas Bill Gates financièrement parlant ? Dites-donc. Je ne veux rien entendre, jeune padawan. Je vous prémâche déjà suffisamment le travail, à vous de vous dédoubler, activer, empiffrer, agiter pour devenir copain avec tous les chefs de rangs, patrons et serveurs des meilleurs restos de Paris. C'est une épreuve de taille, mais elle est indispensable. Et je vous rappelle que vous devez subir la même côté clubs, et côté bars. Oui, vous avez du pain sur la planche. Mais qui a dit qu'être Parisien(ne) était facile ..? ! Allez, au boulot, bon courage.
Et surtout bon appétit ...!
*Pour connaître les bonnes adresses de restaurants parisiens (selon une sélection totalement personnelle, partiale et subjective), c'est ici.
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:09 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 13:56 |
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Ah, le mythe du Parisien cultivé ... ! Incontournable, bien entendu. Car si le Parisien et sa douce comparse se vantent bien de quelque chose, c'est entre autres de l'admirable vie culturelle de leur cité (et de son sens de la mode, aussi, mais nous en parlerons plus tard). Pourquoi l'habitant de la capitale est-il si fortiche dans ce domaine ? Comment le devient-il ? Et surtout, l'est-il réellement ... ? Gambadons joyeusement dans les terres - cultivables - des cerveaux de la Ville Lumière.
"Il faudroit être l'antipode de la raison, pour ne pas confesser que Paris est le grand bureau des merveilles, le centre du bon goût, du bel esprit et de la galanterie. - Pour moi, je tiens que hors de Paris, il n'y a point de salut pour les honnêtes gens. " Ainsi pérorent Magdelon et Mascarille dans les Précieuses Ridicules de Molière (dont le titre lui-même sonne savoureusement avec ce blog). Oui, ce post commence par une citation littéraire, d'abord parce qu'elle illustre à merveille notre sujet du jour, ensuite parce que je suis Parisienne, et donc cultivée, n'hésitant pas à étaler mes maigres connaissances à la moindre occasion. Vous souhaitez devenir un Parisien pur jus ? Après avoir appris à clubber, dîner, marcher ou parler comme un habitant de la capitale, vous devez absolument apprendre à subjuguer le monde par votre fabuleuse culture. Non, inutile d'acheter "La Culture Générale pour les Nuls", malheureux ! Suivez simplement le guide ci-dessous.
◊ DE QUELLE CULTURE PARLE-T-ON ? Bien entendu, pas de celle des tomates ou des radis, pour lesquelles le Parisien s'y entend aussi bien que Ségolène Royal pour le design de sites webs. Pas, non plus, de celle de la diversité du monde. Nous parlons bien entendu de celle dedans la tête. Selon l'Unesco, la culture est "l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain". Quand vous demandez aux Parisiens pourquoi ils aiment leur ville, aucun n'omet de parler de la formidable vie culturelle qui bouillonne intra muros. Même les Français extra-muros, d'ailleurs, nous reconnaissent cet avantage (pour une fois !). Paris dispose en effet d'un énorme réseau d'évènements divers et variés dans ce domaine, et c'est l'un des principaux atouts de cette capitale controversée. Ici, les boulimiques de littérature, musique, mode ou arts plastiques s'en donnent à coeur joie. Et les autres font semblant.
◊ LE PARISIEN CULTIVÉ : MYTHE OU RÉALITÉ ?
Soyons clairs. Oui, généralement, le Parisien est un minimum cultivé. Pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas le choix : sa culture se fait à l'insu de son plein gré. En effet, tous les jours, partout, affiches, medias, amis, collègues, prospectus, voisins l'abreuvent d'informations culturelles. Il ne peut faire un pas sans tomber nez à nez avec un masque Dogon, le dernier prix Goncourt ou un Opéra. Il a beau essayer, impossible d'échapper aux expositions inratables, aux concerts mémorables ou au livre qu'il faut absolument avoir lu sous peine de mort sociale. Et comme le Parisien sait comment marche sa petite communauté, loin de lui l'envie d'y échapper : il dévore toutes ces news culturelles avec délice, parce qu'elles font partie de son identité. En société, le Parisien doit étaler sa culture au maximum, paraître érudit en tout ou presque, pontifier et pérorer tant sur le dernier groupe à la mode que la période la plus obscure de l'oeuvre de Pablo (oui, il l'appelle par son prénom, ce bon vieux Picass'). Ca fait partie de son ADN. Qu'il avoue une seconde son ignorance, et hop, la Mairie le fout dehors sans armes ni bagages. Vous êtes donc prévenus : pour être un parfait local, ne fuyez pas Dame Culture, chassez-la au contraire, séduisez-la, et parlez d'elle comme une maîtresse qui vous serait parfaitement soumise. Dites à quel point vous lui consacrez du temps. Soupirez. C'est parfait.

◊ QUELQUES SORTIES INCONTOURNABLES
Le bon Parisien qui se respecte va au moins une fois par mois à un vernissage (si vous n'êtes pas invité, débrouillez-vous pour être le "+1" régulier d'un ami journaliste), idem pour les concerts (en variant les styles, c'est mieux). Pour le théâtre, une fois par trimestre suffira. Pour l'Opéra, une fois par an est ok, ne vous inquiétez pas (en revanche, ne dites jamais que vous vous y ennuyez : pâmez-vous d'émotion, au contraire, c'est très important). Côté galeries, il est de bon ton d'y flâner de temps en temps (même si vous n'y restez qu'une seconde, ou que vous vous êtes perdu); aimez particulièrent la galerie Chappe, et celle d'Emmanuel Perrotin. Fréquentez le 104, nouveau lieu branché de la culture parisienne. Sachez également que certains musées sont plus prisés que d'autres : vous pouvez laisser le Grand Palais aux touristes (sauf pour les graffs ou la Fiac), car vous préférez la Fondation Cartier, le Palais de Tokyo et le Jeu de Paume, tellement plus hype. Côté salles de concerts, plus c'est petit, mieux c'est (mais si votre groupe préféré passe au Stade de France, déclarez que c'était énormissime quand même). Les cinémas vieillots, comme le Max Linder, sont vos favoris, mais l'UGC des Halles est tout de même bien pratique, et puis tout le monde y va. Enfin, ne ratez sous aucune prétexte certains évènements typiquements parisiens et indispensables, comme la Fiac (même si vous n'y comprenez rien), Rock en Seine (même si vous n'aimez pas la foule), le Fooding (même si vous devez faire la queue trois heures) ou le Salon du Livre (même si c'est épuisant et morne). Si vous êtes motivé, un bon petit Paris Photo serait également la moindre des choses. Il en va de votre crédibilité, je vous le rappelle.
◊ TRUCS ET ASTUCES
Bien entendu, dans cette vie à cent à l'heure, vous vous demandez peut-être comment devenir soudain l'être le plus cultivé de la Terre. Pas de panique : le Parisien n'a pas plus de temps que vous, mais il a plus d'un tour dans sa manche, et a acquis avec les années des moyens savants pour entretenir au poil son petit bagage culturel. En plus des sorties incontournables précédemment développées, sachez utiliser les bons outils pour parfaire votre panoplie de Cultivated People. Et parlez-en à la moindre occasion.
- SCANNEZ LA RUE Dès que vous êtes dehors, scrutez chaque panneau, arrêt de bus, affiche de métro, couv' de presse, tract et autre 4 par 3 que vous pourrez croiser. Cela vous permettra de toujours savoir ce qui se passe dans votre ville chérie et de ne jamais être pris en flagrant délit d'ignorance - vous vivez avec votre temps, n'oubliez pas. Les actus du centre Pompidou ou du Bataclan n'ont jamais de secret pour vous.
- DÉVOREZ LES MEDIAS Evidemment. Ils seront vos votre alliés numéro 1 pour vous tenir au courant de tout ce qui se passe dans tous les domaines : LE livre à lire, LE film à voir, LE groupe qui fait parler de lui, L'expo qui fait s'évanouir les foules. Le mieux, c'est de vous abonner à plusieurs outils généralistes incontournables, et de lire avec attention les pages culture (si vous avez la flemme, retenez les gros titres, ce sera suffisant). Liste non exhaustive : Télérama, Les Inrocks, Libé Next, Le Nouvel Obs, et quelques féminins (Marie Claire, ELLE) ou masculins (GQ, Playboy). Ensuite, choisissez-vous une passion, un hobby, une marotte, bref, une spécialité, et potassez le media idéal correspondant, que ce soit les arts plastiques, la littérature, le cinéma ou la musique (Beaux Arts Magazine, Lire, Première ...). Parce que vous ne pourrez de toutes façons pas tout gérer à la fois. N'hésitez pas à lire aussi des trucs très branchés comme le WAD, par exemple. Faites-le dépasser de votre sac si possible. Le web peut aussi sacrément vous aider. Tout comme pour la presse, abonnez-vous à des newsletters généralistes et quelques spécialisées de votre choix (s'ils n'ont pas de newsletter, le flux RSS dans Google Reader est encore mieux). Difficile ici de toutes les énumérer, mais je peux vous conseiller sans risque le Figaroscope (centré sur Paris, forcément à votre goût), Les Inrocks, Libé Next, Obstyles, Rue89 Culture, La Blogothèque, et tous les sites des medias classiques cités plus haut. (Tous ces sites et medias listés ici)

- JOUEZ DES CARTES Certains pass se doivent de figurer dans votre portefeuille pour faire de vous un parfait Parigot cultivado : la carte UGC (hyper pratique, permet d'aller tout le temps au ciné pour le prix de deux places par mois), la carte Pompidou (pour le musée, ses concerts, ses évènements), la carte des bibliothèques de la Ville de Paris (même si vous n'y allez jamais, parce que les livres sont sales, vous préférez les acheter à la Hune germanopratine), et d'autres cartes de lieux que vous affectionnerez. Bon, bien sûr, le top, c'est la carte de presse, qui vous permet d'aller partout en VIP style. Si vous n'êtes pas journaleux, pas grave, il vous reste votre carte bleue, très utile aussi pour ouvrir des portes.
- ADOREZ UN ARTISTE INCONNU Un bon petit truc qui fait son effet : même si vous avez les mêmes idoles que tout le monde (Rimbaud, Gainsbourg, Cindy Sherman), soyez fan d'un artiste totalement inconnu, au nom improbable ou à la spécialité tirée par les cheveux (au besoin, inventez-le). Comme Yangzi Dulürcheulaìhs, flûtiste manchot culte du XVII° siècle, ou Ughara Smanitttpf, femme peintre maudite des années 20 qui peignait avec le sang de son chien. D'ailleurs, vous filez immédiatement à la galerie Zbrmxt, qui expose les trois oeuvres de Oktay Broumpfw, cet obscur et génial poète-philatéliste roumain. Il est toujours de bon ton, au milieu de cette culture uniformisée (en 98, tous fans de foot ; en automne, tous fans d'art contemporain, etc), de cultiver son originalité de manière pointue.
- CULTIVEZ VOTRE PROPRE DON Et oui, bien entendu ... Si vous êtes cultivé, vous avez vous aussi votre propre marotte artistique, comme tout bon Parisien ! Et sans vouloir vous vanter, vous n'êtes pas mauvais (ou du moins, vous le faites croire avec brio). Au choix, vous pouvez : faire de la photo (surtout si vous êtes jeune, beau et traînez dans les soirées), faire de la sculpture (audacieux, mais très bien vu), de la peinture (attention, vous avez intérêt à ce que vos oeuvres ressemblent à quelque chose), ou, toujours un carton dans cette ville, écrire un roman, un scénario ou une pièce de théâtre (non, un blog, ça compte pas, désolée). Encore plus pointu, la poésie, originale et joliment désuète. Bien entendu, la musique est également très bien connotée (guitare, piano, contrebasse jazzy, whatever), mais en ce cas, il vous faut composer ! Quoique vous choisissiez, parlez-en sur le ton de la confidence, même si c'est à tout le monde. C'est votre bébé, votre part intime de sensibilité, vous êtes humble mais passionné, faisant doucement mais ardemment brûler votre flamme dans l'ombre. C'est beau. C'est bandant. C'est Paris.

- SOIGNEZ UNE DÉCO IDOINE Bien sûr, tout l'intérêt de se cultiver n'est pas seulement de tripper comme un fou (même si ça va être le cas, je vous rassure), mais aussi de le faire savoir, bien sûr ! Comme tous les Parisiens qui se respectent. Aussi, veillez à bien arborer vos signes extérieurs de culture (cartes de membre de musées, magazine dépassant du sac ...). Chez vous, n'hésitez pas à concurrencer le rayon librairie de la Fnac dans votre salon, et collectionnez les vinyles (pas de CD, par pitié, c'est vulgaire). Vénérez la Pléïade autant que les livres de poches, collez quelques affiches de film bien vintage dans vos toilettes, et le jour où vous en avez les moyens, achetez une photo cotée pour votre chambre. Quelques instruments de musique traînant ça et là seront du plus bel effet dans votre intérieur, ainsi qu'un ticket de l'Opéra Garnier (ou Bastille, au pire) sur la console de l'entrée. Mmh. Awesome.
Voilà, vous avez tous les outils en main pour devenir un parfait cliché du Parisien cultivé : bon courage ! Et pour vous aider, un récap' des adresses principales à fréquenter et autres sites utiles : cliquez ici.
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:10 |
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Écrit par Administrator
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Jeudi, 12 Novembre 2009 14:09 |
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Alors là, jeune aspirant parisien, vous pouvez me remercier. Voici la solution clef en mains qui va vous permettre de passer pour un gros hypeur alors que vous resterez tranquillement chez vous dans le canap' à regarder la dernière saison de "How I met your mother". Passer pour un fêtard de la night sans souffrir sur des talons de 12' ni se cailler devant le Baron, c'est un art savant, mais easy. Maîtrisez-le en une leçon.
Vous n'aimez pas sortir ? Rien ne vaut pour vous une soirée DVD sous la couette, et/ou après votre journée de taff vous êtes bien trop claqué pour aller faire le zouave avec des drogués en boite (certainement rentiers et au chômage) ? Aucun problème ! Nous avons la solution.
Clubber sans clubber est en effet un très grand sport parisien, mais aucun indigène ne l'avouera jamais (même sous la torture d'un week-end en Creuse). Beaucoup de Parisien(ne)s ne sortent pas souvent, voire jamais, mais se doivent d'afficher des nuits de folie pour conserver leur passeport de la Ville. Comment font-ils ?
RÈCLE N° 1 : SACHEZ DE QUOI VOUS PARLEZ
Pour assurer votre réputation de dingue de la night à vie, il vous suffit d'aller une seule fois dans chacun des lieux cités dans la Leçon N°6 : Être Parisien(ne) et clubber (au pire, prévoyez une RTT le lendemain), lors d'une nuit "rallye clubbing". Passez vingt minutes dans chaque lieu, explorez tous les recoins, commandez un verre typique (cf le cocktail Baron au Baron, l'absinthe Pandor au Chacha ...), passez aux toilettes (qui peut être une question piège !), puis rentrez chez vous. Vous pourrez alors ensuite, durant un an, raconter n'importe quoi sur vos nuits déjantées sans que personne ne sache que vous n'y mettez jamais les pieds, et ne serez jamais pris au dépourvu puisque vous connaissez les lieux.
RÈGLE N°2 : TUYAUTEZ-VOUS SUR LE WEB
Parallèlement, pour ne pas vous planter et ajouter quelques détails qui font plus vrai, vous vous tiendrez au courant des soirées spéciales via le site Parissi, ou Facebook (votre bible) et pourrez ainsi décréter : "La dernière Goldrush du Panic Room était cool, oui, mais j'ai préféré le Dj set de Jean Nipon chez Régine jeudi". Faites juste gaffe aux dates, ce serait ballot de vous faire griller pour une erreur de semaine. Bien entendu, cliquez "Attending" ( = présent) sur tous les éléments aucquels vous êtes censés vous rendre, afin que chacun voie bien sur votre page que vous êtes un ouf, une folledingue, un hooligan de la nuit qui va à trop plein de soirées.
RÈGLE N°3 : IMMORTALISEZ L'ÉVÈNEMENT
Le top pour assurer votre crédibilité, après le poids des mots, est le choc des photos : arrangez-vous pour vous faire shooter dans un lieu incontournable. Nous ne citerons pas de noms, mais généralement, des photographes branchouillous prennent des photos durant les soirées, et les postent ensuite sur Facebook (oui, encore Facebook, désolée, mais c'est un outil très utile dans votre quête parisienne), ou mieux, sur le who's who de la nuit, le site mythique Saywho Vous pouvez aussi vous shooter vous-même, bien que ce soit un peu pathétique.
Une fois shooté puis "taggé" sur le Livre des Visages, c'est bon, vous êtes cuit, parfaitement à point.
RÈGLE N°4 : FAITES COURIR LES BRUITS
Dernier conseil et pas des moindres : quand vous avez raté une soirée méga hype (par flemme ou mésinformation), surtout n'avouez pas votre péché ! Si on vous questionne, soupirez que vous n'aviez pas envie d'y aller, sans préciser pourquoi, air blasé (...) et mystérieux à la clef. Ce sera parfait.
Et voilà ! Vous êtes désormais le roi ou la reine des faux clubbeurs.
Sur ce, y a le dernier "Big Bang Theory" qui est enfin arrivé sur les sites de streaming, alors vite, un tisane et au lit.
Liste des groupes indispensables sur Facebook : - Say Who - Le Baron - Le Montana - Le Scopitone - Social Club - Chacha Club Paris - Le Régine Paris - Le 130 Club - Les vendredis des Saints Pères - Elegangz - Vice France - Mort aux Jeunes Fan Club - Propagangz - Neo(club) - Smoking - L.A Project - Le Ullmann Club - Goldrush - Le Nouveau M - Party at BC - Electrochic - Black Cavalados - Truskel Club - Buvez Madison Fan Club ... liste non exhaustive !
Être Parisien(ne) dans les bars
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:11 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 11 Novembre 2009 20:20 |
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Cette leçon concerne une des plus élémentaires habitudes locales, à laquelle il vous faudra vite vous soumettre si vous souhaitez intégrer la fascinante peuplade parisienne : j'ai nommé la night, le clubbing, les sorties. Croyez-moi, il y a du boulot. Où, quand et surtout comment sortir la nuit ? Vous saurez tout sur le zizi (?).
Que les choses soient claires : fêtard(e) ou pas, si vous souhaitez réellement devenir Parisien(ne), vous vous devez de bouger votre corps by night. D'arpenter sans relâche clubs, boites de nuits et autres bars de la Ville, afin de vous mettre des mines jusqu'au matin, et de connaître sur le bout des doigts barmen, physios et autres piliers de discothèques comme votre propre famille. Si ça vous ennuie, heureusement, vous pouvez également faire semblant avec facilité (voir leçon suivante, la N°7 : Être Parisien(ne) en faisant semblant de clubber). L'essentiel, c'est d'y croire.
RÈGLE N°1 : CONNAÎTRE LES LIEUX
Il existe différentes tribus de clubbers au sein de la faune parisienne. Chacune a son cercle, ses habitudes, ses principaux QG, ses codes vestimentaires et ses symboles. Il serait trop exhaustif de toutes les traiter en détails ici, et de toutes façons, jeunes padawans, il vous faut d'abord acquérir les bases les plus élémentaires de la night parisienne avant de vous spécialiser dans l'une de ces bandes.
Commençons donc par le commencement. Il y a de par la Ville quelques endroits incontournables par lesquels vous devrez absolument passer (sous peine de mort sociale), et ce, le plus souvent possible. Ces spots essentiels changent plus ou moins selon les saisons, mais certains noyaux durs tiennent le haut du pavé, et à l'heure où nous écrivons, ils sont les suivants :
Evidemment. Pas très original mais absolument indétrônable depuis près de 5 ans, le club mythique de l'Alma ne vieillit pas. Lancé par Lionel Bensemoun et André ( = La Clique*), il rassemble peoples et anonymes dans une joyeuse ambiance de branchouillerie décomplexée. Vous y serez présent le jeudi en fin de nuit, rarement le samedi, parfois le dimanche (même si Nicolas Ullmann* n'y sévit plus), mais, si vous êtes motivés, le mieux est d'y passer vos nuits de début de semaine, genre lundi ou mardi. C'est là que c'est vraiment délicieux. Sur place, vous ne boirez plus de cocktail Baron (qui a remplacé ses framboises fraîches par un indélicat jus de fraise, tout se perd) mais une simple piscine (champagne + glaçons) si vous êtes une fille, et un Jack on the rocks si vous êtes un garçon. Vous vous percherez sur le piano, danserez quand la piste se vide, discuterez avec Bak le physio à l'entrée, et claquerez la bise à Lio (le boss, pas la jurée cocaïnée de la Nouvelle Star) d'un air las. Si vous êtes très fort, vous y mixerez un jour.
Né l'été 2008 (et oui, déjà), le club des tenanciers de l'Hôtel du Nord (Julien et Marie, avec Jérémie à la DA) a fait fort. A la fois resto, fumoir, bar et discothèque, il la joue culturelle (un magazine perso, le Siamois, des soirées de lancements de livres, les équipes de tournage hollywoodiens en goguette, des écrivains aux platines ...) et éclectique. Pour éviter la queue d'après minuit, vous irez y diner (cher mais bon), ou vous débrouillerez vite pour faire partie des habitués reconnus par les physios au premier coup d'oeil. Bien entendu, vous serez toujours le bienvenu au premier étage (généralement privatisé) et vos jours préférés y seront le mardi et le mercredi. Ou le dimanche à 17h - c'est si sympathique d'y faire un petit goûter. Vous claquerez la bise à Lenny et Alexia, taperez sur l'épaule de Jerem et ne manquerez jamais la résidence de Jerry Bouthier, le Dj sur lequel vous avez craqué dans les soirées branchées de Londres. En revanche, vous éviterez de vous taper un rail dans les toilettes du sous-sol ou la salle de bains du premier : il y a des caméras. Plus d'un drogué s'est fait prendre, bougre d'inconscient.
3/ Le Montana* On ne pensait pas que ça pourrait arriver un jour, et pourtant : désormais, à Paris, on peut sortir Rive Gauche. Plus Parisien-VIP-staïle tu meurs, le Montana est le dernier bébé d'André, le graffeur-artiste de la Clique (Baron, Paris Paris ...). Petit bijou glam'rock posé juste à côté du Café de Flore, ce mini-lieu est une bombe dark et acidulée, flottant entre bar d'hôtel et club à l'ancienne. On aime son côté cosy et la programmation parfaite. La mauvaise nouvelle ? L'endroit plaît beaucoup aux people, ce qui rend la porte difficile (il vaut mieux tomber sur le frère de Bak que sur Louise). Et l'ambiance est hyper trop m'as-tu-vu (parisienne, oui, si vous voulez). Mais comme il est impensable que vous n'y alliez pas, vous allez faire un effort et endosser votre habit de lumière. Merci.
Elegangz* (collectif créatif en diable), qui a lâché son NY Club (actuellement devenu le 130 Club, repris par Mathieu du Kong et Quentin des Sts Pères, à découvrir d'urgence pour ses shots glacés qui réchauffent le sang), a ouvert un club de rock pointu dont la programmation est le fait de l'excellente Blogothèque. On y va tôt (dès 20h); on y boit beaucoup, on y grignote et apprécie au taquet des groupes de rock indé survoltés sous le portrait de Beethoven. Et oui. Actuellement, Elegangz fait aussi le L.A Project, un docu-fiction suivant Nicolas Ullmann, roi déjanté de la nuit parisienne, parti pour devenir coûte que coûte le roi de Los Angeles. A suivre.
Situé à l'angle de la rue des Saints Pères et de la rue de Verneuil (donc à côté de chez Serge), ce charmant club souterrain, ultra germanopratin, a tout pour plaire au vrai Parisien. Petites salles (à Paris, on déteste les grosses boites), clientèle d'habitués, délicieux cocktails à la violette, Djs malins (c'est-à-dire pas snobs au point d'éviter les vieilles machines qui fonctionneront toujours, mais pointus aussi), bon accueil, bref, on en redemande. A suivre de près.
6/ Mais aussi ...
Vous avez également besoin, dans votre apprentissage nocturne, d'aller faire un tour au nouveau Régine* (repris par la Clique puis passé aux mains de Webecome), au 130*, chez Moune*, au Panic Room*, à Bagatelle*, au Saut du Loup*, au Social Club* (du "vrai" clubbing), aux Disquaires*, au Nouveau M, au Globo* (le vendredi de préférence, mais bon, depuis que Cyril Bodin n'y est plus, ça ne vaut pas le coup), au Showcase*, au BC* (si vous êtes jeune seulement, cet endroit étant un peu devenu le successeur des Planches dans la série riches prépubères), au Bonheur des Dames*, au Club M ...
NOTA BENE RIP : Feu la Flèche d'Or ...
Oui, oui, je sais, ce lieu mythique a fermé. Mais pour être un parfait Parisien, il vous faut la mentionner avec regret de temps en temps. Parce que vraiment, elle a compté, et manque à tout le monde ... Plutôt rock et électro, on allait y vivre des concerts de jeunes groupes branchés, ou des soirées spéciales de teams fêtards en furie (Mort aux Jeunes, Goldrush, Ullmann et Bodin ...). On s'y mettait une grosse charge à la bière ou aux mojitos, on dansait, on criait, et on fumait sur la terrasse avec de beaux rockers barbus .......... Aow. Je reviens, j'ai un truc dans l'oeil, faut que j'aille chercher quelques Kleenex.

RÈGLE N° 2 : LE TIMING
Pour vous tenir au courant des soirées, jeune apprenti Parisien, je ne peux que vous recommander chaleureusement (de nouveau sous peine de mort sociale) d'être inscrit à TOUS les groupes Facebook qui tiennent informés de ces soirées. Voir la liste tout en bas de l'article.
Les horaires comptent peu, tant que vous ne la jouez pas province : on ne va JAMAIS en boite le samedi à minuit, bien sûr (le samedi, on se repose, on ne sort pas, on dîne entre amis, ou on part en week-end). On clubbe dans la semaine, à n'importe quelle heure (bon, sauf la journée, il y a des chances que ce soit fermé), et si on arrive pile à minuit, c'est parce que justement on sort d'un diner ou d'un verre (à ce sujet, voire les leçons prochaines "Être parisien(ne) au restaurant" et "Être parisien(ne) dans les bars"). Mais plus tard ou plus tôt, c'est mieux. Surtout plus tard.
Un bon truc : n'hésitez pas, comme tout bon Parisien, à enchaîner différents lieux, parfois même pour y rester juste quelques minutes. Exemple : dînez quelque part, puis buvez un verre ailleurs (Chez Jeannette, à la Perle ou dans un PMU obscur), puis faites un saut au Chacha, puis au BC, puis au Baron. Ne buvez qu'un verre dans chaque lieu, claquez la bise à tout le monde et rentrez chez vous tranquille, sobre et tôt. Un parfait itinéraire parisien où tout le monde vous a vu, sans que vous soyez totalement déchiqueté le lendemain. Malin.
RÈGLE N°3 : LA BONNE ATTITUDE
Bien entendu, comme je vous le serine depuis maintenant plusieurs leçons, n'oubliez pas d'arborer votre air typiquement parisien : pressé, hautain, distant et terriblement important. Mais drôle, mais blagueur, mais caustique, mais charmant, mais flirty, mais tellement spirituel !
En club, ayez l'air blasé (ce Dj vous fatigue), un peu mécontent même (ce cocktail vous fatigue), voire lointain (votre propre présence vous fatigue). N'éclairez votre visage que l'espace d'une seconde quand vous dites bonjour à quelqu'un (même s'il vous fatigue) afin d'entretenir de bonnes relations sociales. Faites de même quand vous abordez quelqu'un que vous ne connaissez pas, que ce soit pour draguer ou nouer des contacts utiles. Vous avez certainement quelqu'un en commun, de toutes façons (vous le saurez très vite grâce à Facebook et l'outil "Friends in common") : à Paris, tout le monde se connaît.
Faites en sorte de vous faire repérer par le physio et le barman afin qu'ils vous captent la fois d'après (par exemple en arborant un accessoire original et/ou très voyant). Mais franchement, sachez-le, il n'existe pas de recette miracle pour devenir pote avec les physios : ils sont, sauf exception, intelligents et bosseurs. Ce qui veut dire qu'aucune ruse ne vous fera prendre du galon à leurs yeux. Le seul moyen de les amadouer, c'est : 1/ d'être looké(e), 2/ d'être poli(e), 3/ d'être parfois accompagné de figures connues de la nuit, 4/ de venir souvent. Point. Et si vous trouvez que Bak est méchant avec vous, c'est normal. Parfois, il a l'air méchant exprès.
Dernière chose : n'oubliez pas de lâcher de temps en temps une phrase prouvant que vous êtes un habitué.Exemples : "Le Baron ? Bof, je le préfèrais en 2005" (air blasé + clubbeur des débuts = double jackpot parisien). Ou : "Je préférais quand le fumoir du Chacha était à gauche, au fond c'est chiant" (référence à la salle la plus difficile à supporter de la boîte + notification du fait que vous avez connu le Chacha dès ses débuts = double jackpot parisien). Ou encore : "Les Kararocks d'Ullmann chez Régine ? Mouais, ça vaudra jamais ses soirées au PP." (air blasé + référence au Paris Paris aujourd'hui fermé + appellation "PP" signalant l'intimité + critique de Régine pourtant actuellement en retour de hype = quadruple jackpot parisien). Vous pouvez aussi la jouer plus basique mais très efficace, en confiant d'un air préoccupé : "Il a une petite mine, Will, en ce moment ..." (Will = William = un des physios les plus connus de Paris).
Voilà, vous êtes fin'e) prêt(e) pour devenir un(e) vrai(e) Parisien(ne) de la night !
Bonne soirée !
* Voir adresses dans la rubrique "Adresses" (vous remarquerez la subtilité mémnotechnique)
Liste des groupes indispensables sur Facebook : - Say Who - Le Baron - Le Montana - Le Scopitone - Social Club - Chacha Club Paris - Le Régine Paris - Le 130 Club - Les vendredis des Saints Pères - Elegangz - Vice France - Mort aux Jeunes Fan Club - Propagangz - Neo(club) - Smoking - L.A Project - Le Ullmann Club - Goldrush - Le Nouveau M - Party at BC - Electrochic - Black Cavalados - Truskel Club - Buvez Madison Fan Club ... liste non exhaustive !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:08 |
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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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