Semaine-type
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Lundi, 08 Février 2010 21:19 |
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On ne va pas se mentir : si vous souhaitez réellement obtenir votre passeport de la ville, vos semaines risquent d'être sévèrement chargées, compliquées, mouvementées, mais aussi, dieu merci, passionnantes et colorées. Du lundi au vendredi, découvrez tout ce qui fait le sel (et surtout le poivre) du quotidien des habitants de la Ville Lumière. Une fois de plus, bon courage.
Le Parisien, en semaine comme en week-end, a une règle majeure : surbooker son agenda jusqu'à ce qu'il explose. C’est la base de tout.
La journée parisienne se découpe en temps bien définis selon ses activités principales. Bien entendu, nous ferons ici des généralités sans prendre en compte certaines particularités (ex : si vous êtes commerçants, vous ne travaillez pas le lundi mais le samedi, si vous êtes femme au foyer, vous n'allez pas au boulot mais bossez comme une esclave à la maison, si vous êtes publicitaire, vous ne commencez pas vos journées à 8h30 mais à 11h, si vous êtes étudiants, vous ne commencez pas vos journées du tout, etc).
Le café du matin : une délicieuse tradition
En semaine, aussi cliché que cela puisse paraître, vous devrez absolument prendre un café dans un bistrot le matin. Avec ou sans croissant (les Parisiens font attention à leur ligne mais restent de fabuleux épicuriens), avec ou sans clope (ce qui en ce cas vous condamne à la terrasse, et c'est parfait), il est de bon ton de faire un stop entre chez vous et le bureau dans votre « café du coin » pour le premier contact de la journée avec votre ville chérie.
Lors de cet instant magique et privilégié, le mieux est d'être seul. Cela étant, vous avez parfaitement le droit de boire votre café du matin avec votre amour, vos amis ou - parisien à mort - un rendez-vous boulot. J'ai personnellement testé un paquet de "petits-dèjs" avec des attachés de presse, et apparemment, ça n'a rien d'étrange.
Bien entendu, pour faire couleur locale, vous y lirez le journal (Libé ou le Parisien, voire le Monde si vous souhaitez vous la jouer un peu) tout en consultant vos mails (sur iPhone ou Blackberry), et en regardant nonchalamment les passants - pour cela, vous aurez pris soin de vous placer soit en terrasse, soit tout proche de la vitre. Vous êtes motivé ? Alors à vous le sacro-saint zinc, le divin comptoir, bref, la Mecque du bar. Promis, avec un crème, un journal, un Blackberry et le comptoir, vous serez plus Parisien que Bertrand Delanoë lui-même. Bertrand qui d'ailleurs, pratique cette coutume tous les matins au bar en face de l'Hôtel de Ville, comme quoi dans ce bouquin je ne raconte pas que des absurdités sorties de mon cerveau malade.
La "journée au boulot" : une notion bien floue
Dans toute la France voire le monde entier, les gens vont au boulot dans la journée (sauf exceptions nocturnes et chômeurs). Comment le Parisien se distingue-t-il, alors, de ses pairs ... ? Facile : il choisit des métiers à l'agenda aléatoire ! Ne supportant pas la routine, la normalité, en un mot la banalité (et aussi, accessoirement, évitant de travailler en usine), le Parisien a su créer un paquet de métiers dits "créatifs" dont l'agenda ne répondait en rien à un pointage quotidien insupportable. Pour être un parfait Parisien, vous devrez donc choisir une profession en free-lance, où vous serez votre propre maître (et pourrez donc totalement choisir vos horaires), ou un métier flexible et virevoltant dans son emploi du temps. Par exemple : comédien, chanteuse, écrivain, peintre, danseuse, cinéaste, graphiste, producteur, politique, entrepreneur, directrice artistique, journaliste, webmaster ... Bref, tout ce que votre oncle (boucher dans l'Oise ou expert-comptable à Moulins) appelle des "métiers de feignants". Ce en quoi il se trompe, car à force de n'avoir ni horaire, ni séparation nette entre loisirs et travail, les Parisiens à métiers créatifs perdent la tête et travaillent en permanence. Je vous dis ça, je sais de quoi de parle, puisqu’on est dimanche, qu’il est 13h17 et que je turbine sur ce livre comme un hamster dans sa roue pendant que les gens normaux se baladent au soleil. Tout va bien.
Vos journées, avec ces métiers, auront donc des horaires étranges, mais seront tout de même ultra remplies. Commencer à bosser tard veut dire finir tard, ne rien avoir de fixe veut dire être ultra disponible, et si vous travaillez où vous voulez, vous jonglerez entre chez vous, un local de boulot, des cafés et 17 rendez-vous différents (dont deux déjeuners) dans la journée. Ou la soirée ...
La soirée parisienne : un marathon divertissant
Après cette journée floue mais éreintante, loin de vous l'idée d'aller vous faire tranquillou un plateau télé avec votre amoureux(se) pour ensuite vous coucher béatement à 22h. Laissez-moi rigoler. Le soir, petits veinards, votre seconde journée commence ! Et je ne parle même pas de celle qui concerne votre maison et vos enfants.
Après le travail, vous allez, dans le désordre : vous faire un vernissage, rejoindre des amis à un apéro, vous coltiner un dîner de boulot et/ou d'amis (souvent, les Parisiens mélangent les deux, comme dans la journée, il n'y a pas vraiment de frontière), faire des retouches sur un travail, prendre un verre avec une copine, aller voir le dernier Tarantino, passer au lancement du roman de votre ami d'enfance, transpirer au concert du groupe de votre ex, enfiler des coupes dans votre club favori, draguer, vous faire draguer, faire l'amour et/ou vous disputer avec votre chéri(e), mater un ou deux épisodes de Big Bang Theory, lire quelques pages d'un super bouquin ... Liste non exhaustive. Je suis fatiguée rien que de l'avoir écrite.

Bon à savoir : les jours-types
Attention, apprentis Parisiens ! Lors de votre semaine locale, même si vous avez compris pouvoir tout faire à foison, sachez qu'il y a quelques règles à respecter, des "do's" et "dont's" selon les jours de la semaine. Démonstration.
- Le lundi et le mardi, contrairement à ce qu’on nous enseigne depuis l’enfance, sont des jours merveilleux. En effet, plus ou moins reposé de son week-end (car le samedi soir, à Paris, on ne sort pas), le Parisien est presque frais et dispo, et sait, surtout, que ces deux premiers soirs de la semaine sont riches en évènements de connaisseur. Car oui, le lundi et le mardi soirs, aussi surprenant que cela puisse paraître à la plèbe, ce sont les meilleurs soirs pour sortir à la parisienne, tout en hypitude et délicatesse ! Généralement, ce sont ces jours-là qu'auront lieu des lancements de clubs (comme le Scopitone en octobre dernier), des avants premières de cinéma (le mardi), des concerts de jeunes groupes prometteurs (au Baron le lundi), du clubbing calme entre vrais habitués (tous les clubs branchés ouvrent en début de semaine et y passent leur meilleure musique), ou même des évènements majeurs (lancement de la tequila Blitz au Cercle) ... Il flotte ces soirs-là une ambiance détendue que partagent les experts avec délectation.
- Le mercredi est un jour plutôt facile à maîtriser, puisque vous pouvez y faire pas mal de choses (dîners entre amis, clubbing, théâtre, restos en amoureux, vernissages de la Fiac ou Paris Photo, etc). Sauf une, formellement interdite : le cinéma. Et oui malheureux, c'est le jour de sorties des films ! Il est donc totalement plouc d'aller au ciné ce soir-là, sous peine de ressembler au commun des mortels et de faire la queue comme des sardines dans des salles vulgairement peuplées. Bien entendu, vous avez le droit, en revanche, d'aller voir la première séance de la journée à 11h du matin : là, non seulement c'est différent, mais en plus, c'est assez classe ("Le dernier Lynch qui sort ce soir ? Ah non, désolée, je l'ai vu ce matin"). Enfin, c'est du moins le dernier recours si vous n'avez pas vu ledit film en avant-première ou en projection privée et/ou presse.
- Le jeudi, c'est l'infarctus-day ! Jour le plus fou de la semaine, le jeudi est généralement surchargé de vernissages, apéros et soirées en tous genres. Les clubs proposent des millions de fêtes (Djs déments, thèmes dingues, évènements surplanétaires type "Le Bal des Vampires" pour les 5 ans du Baron), les galeries se trémoussent en tous sens pour leur openings d'expos, les bars se démènent pour vous attirer en première partie de soirée comme s'ils étaient soudainement devenus des clubs ... Un conseil : évitez soigneusement d'organiser des dîners ce jour-là, même par provocation branchouille. Les gens seront très embêtés de venir au vu de tout ce qu'ils pourraient potentiellement rater, et pourraient vous planter. Deuxième conseil : préparez soigneusement votre feuille de route pour la soirée. Passer d'un vernissage à l'opening d'une boutique pour ensuite enchaîner sur un évènement arty puis deux soirées clubbing plus un anniversaire, ça peut vite devenir compliqué. Mais bon, que voulez-vous, c'est jeudi, c'est la folie.
- Le vendredi est un jour assez bâtard. A cheval sur la semaine et le week-end, on ne sait jamais s'il faut ou non sortir ce soir-là. Généralement, on est déchiqueté par le travail effectué durant la semaine, combiné à toutes les soirées (l'usage étant de sortir 3 soir sur les 4). De plus, si vous avez bien joué votre jeudi soir, vous avez dormi deux heures et envie de vomir au moindre déplacement de votre pauvre tête. Et la fatigue n'est pas le seul problème : sans être aussi ringard que le samedi, le vendredi soir souffre d'une image un peu attendue pour tout ce qui est des sorties. Genre : "C'est férié demain, donc grosse teuf ce soir". Vous connaissez les paradoxes snobisants du Parisien. Si toute la France est tentée de sortir le vendredi, il sera forcément tenté de ne pas le faire. Ce soir-là, préférez donc : un apéro qui dure des heures en terrasse avec votre meilleur ami, une soirée ciné en couple, un dîner en famille. Ca fait du bien, hein ... ?
- Le samedi, c’est repos. Contrairement à tous ces quidams qui la jouent « Saturday night fever » dans le monde entier, les Parisiens ne sortent JAMAIS le samedi. Ils bossent, se reposent, boivent des cafés, font du shopping, voient enfin leurs enfants, traînent au lit, et le soir, c’est dîner pépère, en couple ou entre amis, voire DVD en solitaire. Ils peuvent aussi partir en week-end, bien sûr. En tous les cas, le samedi est un jour où les névroses se reposent, les impératifs aussi, et peut-être le seul de la semaine où les Parisiens s’écoutent et se laissent aller.
Voilà, vous êtes parés pour votre semaine.
Et pour savoir quoi faire le dimanche, c'est ici.
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Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 21:39 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 11 Novembre 2009 19:40 |
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Malgré les apparences, vivre à Paris n'oblige pas à se sustanter uniquement au restaurant. Faire ses courses est une activité honteuse dans la glorieuse capitale, et vous n'en parlerez sous aucun prétexte. Pourtant, c'est un fait : les habitants de la plus belle ville du monde se nourrissent, utilisent des produits ménagers et se fournissent régulièrement en papier absorbant.
Où, quand, comment ? Apprenez les trucs et astuces du parfait Parisien au supermarché.
Il existe plusieurs catégories de courses parisiennes, mais une seule réellement valable pour qui souhaite appartenir à l'élite de la Ville. Lisez, et devinez laquelle est la bonne !
1/ L'HYPER DU SAMEDI
Certains Parisien(ne)s, les plus "pratiques", ressemblent fortement à leurs cousins "provinciaux" (dieu que ce terme est galvaudé, mais il est parfait sur ce blog, non ?). Leur mode de consommation consiste en effet à aller une fois par semaine (voire une fois par mois, l'évènement étant généralement appelé "le gros plein") dans un immense hypermarché de type Auchan ou Carrefour pour tout acheter. Ils y vont alors en voiture, habituellement le samedi. Une opération assez éreintante - tout le monde adorant y aller à peu près à la même heure que les autres, ils font la queue pour garer la voiture, la queue pour payer à la caisse, la queue pour sortir du parking. Que les choses soient claires : ce mode d'approvisionnement est un peu démodé, pour ne pas dire vulgaire. Le fait que vous ayez des enfants, un métier ou tout autre considération pratique vous obligeant à faire vos courses en centre commercial le samedi n'entrant évidemment pas en ligne de compte - vous voulez être Parisien(ne) ou rejoindre la horde des anonymes sans élégance ? Voilà. Ca, c'est dit.
2/ LA FLEMME DU WEB
Certains autres, malins (et riches, et pas super motivés) utilisent le mode dit de livraison. Grâce à de bons sites Internet, ils commandent leurs produits depuis leur canapé et les reçoivent deux jours plus tard sans avoir à lever le petit doigt. Cette méthode a l'avantage d'éviter les foules et de gagner du temps mais attention, elle n'est pas typiquement locale. A utiliser, donc, avec parcimonie.
3/ LA DÉSORGANISATION, A PARISIAN WAY OF LIFE
Nous y voilà. La meilleure (et véritable) façon parisienne de faire ses courses est généralement de passer au Monop, au Franprix ou chez le sympathique épicier (hors de prix) le plus proche, n'importe quel jour, à n'importe quelle heure, pour acheter n'importe quoi. On y va au petit bonheur la chance, parce qu'il n'y a soudain plus de café / PQ / pâtes / de quoi faire un apéro dinatoire pour 6 personnes dans dix minutes. Décomplexée, free-style et totalement inédéquate à un quotidien sans stress (or sans stress, un Parisien n'est plus parisien), cette méthode permet de faire des courses trois fois par semaine pour pas grand chose, courir trop souvent avec des sacs plastiques qui scient les doigts, avoir l'impression de posséder un frigo vide en permanence et de joyeusement perdre du temps à l'heure où on serait mieux au ciné. Follement rebelle, tout sauf pratique, le Parisien adore. Je vous conseille donc d'adopter cette habitude si vous souhaitez vous fondre dans la masse des Elus.
En option, pour merveilleusement compléter cette totale désorganisation, le Parisien aime également à commander. Commander quoi ? A manger, sur internet ou par téléphone. Japonais, indien, chinois, pizza ... Cela lui permet de ne pas faire la cuisine, ni les courses, ni la vaisselle, et de voir le Monde lui obéir magiquement : un must. Là aussi, cette méthode lui coûte un bras, mais peu importe - à Paris, de toutes façons, tout coûte un bras.
LA BONNE ATTITUDE
Même pour faire ses courses, il existe bien sûr une Parisian Attitude. Si vous avez lu avec attention les leçons précédentes, vous avez déjà deviné qu'un air préoccupé, affairé et hautain, doublé d'une cadence avoisinant plus ou moins le 100 mètres haie, est probablement recommandée. Gagné ! En effet, même au supermarché, le Parisien garde ses principaux signes distinctifs.
En plus de ces habituels signes de reconnaissance, vous pourrez y ajouter d'autres comportements typiquement locaux, comme :
- Râler quand une personne âgée étale ses articles sur le tapis roulant juste devant vous ("Ils ont toute la journée pour faire ça / Je bosse, moi ! / Les supermarchés devraient être interdits aux vieux le soir". Vous pouvez éventuellement faire un croche-pattes à ladite personne âgée si vous êtes en forme).
- Oublier de peser l'un de vos sacs de légumes et donc faire attendre toute la file de la caisse quand vous courrez réparer votre erreur (même si malheureusement, cette chaleureuse coutume a tendance à disparaître dans les supermarchés dotés de balances à la caisse).
- Manger un paquet de biscuits pendant que vous faites vos courses, et abandonner discrètement l'emballage vide et donc non payé dans un rayonnage avant de passer à la caisse (un plaisir coupable à ne pas rater).
- Refuser à une personne n'achetant qu'un seul article de passer devant vous alors que vous avez deux caddies plein (vous marmonnerez dans votre barbe que vous êtes pressé, excuse inattaquable dans cette ville comme chacun sait).
- Soupirer bruyamment quand l'hôtesse de caisse renouvelle son rouleau / annonce qu'elle va prendre sa pause / fait une erreur qui l'oblige à appeler son responsable (car vous, au boulot, vous ne faites jamais d'erreur, n'avez jamais besoin de changer de fourniture et ne faites jamais de pause, bien sûr ! En plus, rappelons-le, vous êtes pressé).
Bref ... mille et uns plaisirs à renouveller chaque jour !
Bonnes courses !
Dans la même catégorie, retrouvez bientôt :
Être Parisien(ne) en virée shopping
- Être Parisien(ne) en semaine
- Être Parisien(ne) le samedi
- Être Parisien(ne) le dimanche
- Être Parisien(ne) et shopper
- Être Parisien(ne) au travail

Malgré les apparences, vivre à Paris n'oblige pas à se sustanter uniquement au restaurant. Faire ses courses est une activité honteuse dans la glorieuse capitale, et vous n'en parlerez sous aucun prétexte. Pourtant, c'est un fait : les habitants de la plus belle ville du monde se nourrissent, utilisent des produits ménagers et se fournissent régulièrement en papier absorbant. Où, quand, comment ? Apprenez les trucs et astuces du parfait Parisien au supermarché.
Il existe plusieurs catégories de courses parisiennes, mais une seule réellement valable pour qui souhaite appartenir à l'élite de la Ville. Lisez, et devinez laquelle est la bonne !
1/ L'HYPER DU SAMEDI
Certains Parisien(ne)s, les plus "pratiques", ressemblent fortement à leurs cousins "provinciaux" (dieu que ce terme est galvaudé, mais il est parfait sur ce blog, non ?). Leur mode de consommation consiste en effet à aller une fois par semaine (voire une fois par mois, l'évènement étant généralement appelé "le gros plein") dans un immense hypermarché de type Auchan ou Carrefour pour tout acheter. Ils y vont alors en voiture, habituellement le samedi. Une opération assez éreintante - tout le monde adorant y aller à peu près à la même heure que les autres, ils font la queue pour garer la voiture, la queue pour payer à la caisse, la queue pour sortir du parking. Que les choses soient claires : ce mode d'approvisionnement est un peu démodé, pour ne pas dire vulgaire. Le fait que vous ayez des enfants, un métier ou tout autre considération pratique vous obligeant à faire vos courses en centre commercial le samedi n'entrant évidemment pas en ligne de compte - vous voulez être Parisien(ne) ou rejoindre la horde des anonymes sans élégance ? Voilà. Ca, c'est dit.
2/ LA FLEMME DU WEB
Certains autres, malins (et riches, et pas super motivés) utilisent le mode dit de livraison. Grâce à de bons sites Internet, ils commandent leurs produits depuis leur canapé et les reçoivent deux jours plus tard sans avoir à lever le petit doigt. Cette méthode a l'avantage d'éviter les foules et de gagner du temps mais attention, elle n'est pas typiquement locale. A utiliser, donc, avec parcimonie.
3/ LA DÉSORGANISATION, A PARISIAN WAY OF LIFE
Nous y voilà. La meilleure (et véritable) façon parisienne de faire ses courses est généralement de passer au Monop, au Franprix ou chez le sympathique épicier (hors de prix) le plus proche, n'importe quel jour, à n'importe quelle heure, pour acheter n'importe quoi. On y va au petit bonheur la chance, parce qu'il n'y a soudain plus de café / PQ / pâtes / de quoi faire un apéro dinatoire pour 6 personnes dans dix minutes. Décomplexée, free-style et totalement inédéquate à un quotidien sans stress (or sans stress, un Parisien n'est plus parisien), cette méthode permet de faire des courses trois fois par semaine pour pas grand chose, courir trop souvent avec des sacs plastiques qui scient les doigts, avoir l'impression de posséder un frigo vide en permanence et de joyeusement perdre du temps à l'heure où on serait mieux au ciné. Follement rebelle, tout sauf pratique, le Parisien adore. Je vous conseille donc d'adopter cette habitude si vous souhaitez vous fondre dans la masse des Elus.
En option, pour merveilleusement compléter cette totale désorganisation, le Parisien aime également à commander. Commander quoi ? A manger, sur internet ou par téléphone. Japonais, indien, chinois, pizza ... Cela lui permet de ne pas faire la cuisine, ni les courses, ni la vaisselle, et de voir le Monde lui obéir magiquement : un must. Là aussi, cette méthode lui coûte un bras, mais peu importe - à Paris, de toutes façons, tout coûte un bras.

LA BONNE ATTITUDE
Même pour faire ses courses, il existe bien sûr une Parisian Attitude. Si vous avez lu avec attention les leçons précédentes, vous avez déjà deviné qu'un air préoccupé, affairé et hautain, doublé d'une cadence avoisinant plus ou moins le 100 mètres haie, est probablement recommandée. Gagné ! En effet, même au supermarché, le Parisien garde ses principaux signes distinctifs.
En plus de ces habituels signes de reconnaissance, vous pourrez y ajouter d'autres comportements typiquement locaux, comme :
- Râler quand une personne âgée étale ses articles sur le tapis roulant juste devant vous ("Ils ont toute la journée pour faire ça / Je bosse, moi ! / Les supermarchés devraient être interdits aux vieux le soir". Vous pouvez éventuellement faire un croche-pattes à ladite personne âgée si vous êtes en forme).
- Oublier de peser l'un de vos sacs de légumes et donc faire attendre toute la file de la caisse quand vous courrez réparer votre erreur (même si malheureusement, cette chaleureuse coutume a tendance à disparaître dans les supermarchés dotés de balances à la caisse).
- Manger un paquet de biscuits pendant que vous faites vos courses, et abandonner discrètement l'emballage vide et donc non payé dans un rayonnage avant de passer à la caisse (un plaisir coupable à ne pas rater).
- Refuser à une personne n'achetant qu'un seul article de passer devant vous alors que vous avez deux caddies plein (vous marmonnerez dans votre barbe que vous êtes pressé, excuse inattaquable dans cette ville comme chacun sait).
- Soupirer bruyamment quand l'hôtesse de caisse renouvelle son rouleau / annonce qu'elle va prendre sa pause / fait une erreur qui l'oblige à appeler son responsable (car vous, au boulot, vous ne faites jamais d'erreur, n'avez jamais besoin de changer de fourniture et ne faites jamais de pause, bien sûr ! En plus, rappelons-le, vous êtes pressé).
Bref ... mille et uns plaisirs à renouveller chaque jour !
Bonnes courses !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:04 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 11 Novembre 2009 19:25 |
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Être Parisien(ne) n'étant ni un métier, ni un sport, ni un loisir, mais bien une religion à part entière, c'est un full-time job. Autrement dit, encore plus forts que Dieu lui-même, le Parisien et la Parisienne ne connaissent pas le repos du septième jour. Bien au contraire, le dimanche est peut-être le jour où être Parisien(ne) est le plus parisien. Oui, carrément.
"Pourquoi donc ? Pourquoi donc ?", vous entends-je crier, avides et fripons petits lecteurs (... excusez-moi, je crois que je suis particulièrement en forme aujourd'hui, sûrement parce que c'est dimanche).
Et bien tout simplement parce que c'est le jour de la semaine où la capitale se différencie le plus de ses lointaines cousines françaises ! Boutiques ouvertes (et oui), faible intérêt pour la messe (à part dans le sud ouest de la ville, les Parisien(ne)s ne sont pas très catholiques pratiquants), brunchs en pagaille et sorties culturelles à gogo : ce jour-là, Paris se singularise et se hausse bien au-dessus du commun des villes mortelles ; bref, elle est particulièrement elle-même.
Pour être un parfait Parisien le dimanche (et non pas un Parisien du dimanche, haha, je vous l'avais bien dit que j'étais en forme), il y a quelques règles simples à respecter. Vous verrez, par rapport aux deux leçons précédentes, c'est assez facile, et même agréable, à adopter.
RÈGLE N°1 : NE PAS FAIRE COMME LES AUTRES FRANCAIS
D'abord, sachez que se lever tôt pour aller faire le marché, comme la plupart des gens sensés vivant ailleurs en France, n'est pas obligatoire. Cette remarque vaut aussi pour le samedi, selon votre quartier. Bien sûr, il est toujours de bon ton d'annoncer d'un ton badin, au bureau, que vous adorez faire le marché, mais attention : cela requiert une réputation et un look extrêmement pointus. Sinon, vous passerez pour un provincial égaré (oui, le mot est lâché, je sais, ce blog est ignoble, en même temps si vous ne saisissez pas le douzième degré je ne peux rien faire pour vous). Donc disais-je, en cas de degré de branchitude incertain ou carrément insuffisant, évitez le marché. Même chose pour la messe.
En revanche, vous pouvez tout à fait vous lever pour faire du sport - car les Parisien(ne)s aiment le sport. A petite dose. Enfin, certains. Un jogging dans le bois de Boulogne sera du plus parfait effet local, même chose à Vincennes, voire dans les rues - mais faites attention aux crottes de chien, les éviter étant un art qui s'acquiert avec l'expérience, et transforme opportunément un simple running en courses d'obstacles. Aller en salle (le Club Med Gym Waou* ou l'Usine* étant recommandés) pour s'entraîner sur machines ou assister à un cours collectif est également une bonne option. Mais n'en abusez pas - une vie saine n'étant pas tout à fait le plus important signe distinctif du Parisien, il lui faut consommer les clubs sportifs avec modération. Même s'il aime beaucoup en arborer la carte de membre dans son portefeuille, et le mentionner à l'occasion.
Pour le déjeuner, ne faites surtout pas un Déjeuner, malheureux ! C'est ringard. Optez plutôt pour le Brunch, comme à New York (seule ville dont Paris tolère la comparaison). On se réunit entre amis, on bâffre comme des gorets du salé et du sucré, on traîne des heures à table en buvant des litres de café, et hop, même si tout ce qu'on a fait n'est que manger à 13h, non, ce n'est pas un Déjeuner, alors là non, pardon mais c'est un Brunch, rien à voir. Cette activité dominicale peut se pratiquer à la maison (mais toujours en compagnie d'autres amis), ou dans l'un des nombreux restaurants de la ville ayant compris le juteux argument marketing possible avec cette étrange locution américaine. Joe Allen*, le Loir dans la Théière*, Mariage Frères*, StarCooker*, le Crillon* mais aussi une liste interminable d'autres restos vous accueilleront dans votre apprentissage du dimanche parisien avec plaisir. Et une note conséquente. A noter : Claire Lilly organise des brunchs délicieux et bien branchouillous au Glazart* depuis cet été. Avec des groupes on stage et une ambiance "boum de jour" bien sympathiques.
Bon, je fustige je fustige, mais quand même les brunchs, c'est super bon. Profitez-en bien, toutes les attitudes parisiennes ne sont pas aussi délicieuses. Parenthèse refermée.
RÈGLE N°2 : FAIRE LES MÊMES TRUCS QU'EN SEMAINE
Le Parisien a beau être malin (... ah si, quand même, on peut dire beaucoup de choses négatives sur lui, mais difficilement le traiter d'abruti), il n'a apparemment pas compris que le dimanche était fait pour se reposer. Et/ou faire des trucs différents que les jours de semaine. Bizarre, mais avéré.
Par exemple, pour vivre un véritable dimanche après-midi parisien, il vous est fortement recommandé de shopper - et oui, sinon à quoi ça sert d'être à Paris un jour du Seigneur, bougre de vous ?! La rue des Francs Bourgeois, absolument blindée même en cas de froid polaire, ou les Champs Elysées, blindés aussi mais avec plus de touristes, vous attendent avec leurs boutiques tentatrices et ouvertes jusqu'au soir. Un musée, un café en terrasse, une pause sur l'étroite pelouse de la place des Vosges : usez et abusez des clichés dominicaux (qui, vous l'aurez compris, sont en fait bourrés d'activités déjà praticables en semaine), c'est délectable. Le tout étant de faire plein de trucs, toute la journée ou presque, et de rentrer crevé le soir pour bien attaquer la semaine en vrac le lendemain. Car le réflexe parisien est simple : "Il faut bien profiter de la richesse de ma ville / Je ne vais pas rester chez moi à ne rien faire / Je suis sociable, cultivé et trendy / Pas comme ces pauvres gens de province qui ne peuvent rien faire le week-end / C'est trop la honte de ne rien faire le dimanche comme si je n'avais pas de vie". Et oui. Fatigant, mais indispensable dans votre perfectionnement local.
Si vous souhaitez tenter la médaille d'or du Parisiannisme, vous pouvez carrément rassembler vos forces et sortir le soir. Franchement, quelle autre ville du monde (bon, disons de France) permet ce luxe ? Pas beaucoup, et c'est marqué au coin du bon sens, vu qu'après tout, le lendemain, y a école. Oui, mais à Paris, on est trop des rebelles. Donc, sortez le dimanche ! Un petit tour au Baron* ou chez Régine*, un tour sur la péniche du Sunny Sunday*, une soirée spéciale (pour un lancement de livre, par exemple, ou un Apéritivo) au Chacha*, ou juste un restaurant sympathique (et ouvert, faut trouver quand même) avec un cocktail au Baron en guise de dessert donneront à votre dimanche un air typiquement parisien, et surtout ultra hype, tout en vous permettant d'attaquer la semaine complètement déchiqueté le lendemain. Et ouais.
Bien sûr, vous pouvez aussi choisir de glander dans le canapé, mater un DVD ou monter tranquillement une armoire Ikea ce jour-là, même pas douché, vêtu d'un vieux jogging, tout en mangeant une pizza sur un coin de table. Vous pouvez également aller au marché, faire un déjeuner de famille, vous reposer en amoureux au coin du feu ou bouquiner tranquillement avec délectation. Vous avez le droit, mais par pitié, n'en parlez à personne : ça pourrait vous attirer des ennuis.
Sur ce, bon dimanche à Paris ! Et surtout soyez beaux !
* Voir adresses dans la rubrique "Adresses" (vous remarquerez la subtilité mémnotechnique)
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Être Parisien(ne) le samedi
Être Parisien(ne) en semaine

Être Parisien(ne) n'étant ni un métier, ni un sport, ni un loisir, mais bien une religion à part entière, c'est un full-time job. Autrement dit, encore plus forts que Dieu lui-même, le Parisien et la Parisienne ne connaissent pas le repos du septième jour. Bien au contraire, le dimanche est peut-être le jour où être Parisien(ne) est le plus parisien. Oui, carrément.
"Pourquoi donc ? Pourquoi donc ?", vous entends-je crier, avides et fripons petits lecteurs (... excusez-moi, je crois que je suis particulièrement en forme aujourd'hui, sûrement parce que c'est dimanche).
Et bien tout simplement parce que c'est le jour de la semaine où la capitale se différencie le plus de ses lointaines cousines françaises ! Boutiques ouvertes (et oui), faible intérêt pour la messe (à part dans le sud ouest de la ville, les Parisien(ne)s ne sont pas très catholiques pratiquants), brunchs en pagaille et sorties culturelles à gogo : ce jour-là, Paris se singularise et se hausse bien au-dessus du commun des villes mortelles ; bref, elle est particulièrement elle-même.
Pour être un parfait Parisien le dimanche (et non pas un Parisien du dimanche, haha, je vous l'avais bien dit que j'étais en forme), il y a quelques règles simples à respecter. Vous verrez, par rapport aux deux leçons précédentes, c'est assez facile, et même agréable, à adopter.

RÈGLE N°1 : NE PAS FAIRE COMME LES AUTRES FRANCAIS
D'abord, sachez que se lever tôt pour aller faire le marché, comme la plupart des gens sensés vivant ailleurs en France, n'est pas obligatoire. Cette remarque vaut aussi pour le samedi, selon votre quartier. Bien sûr, il est toujours de bon ton d'annoncer d'un ton badin, au bureau, que vous adorez faire le marché, mais attention : cela requiert une réputation et un look extrêmement pointus. Sinon, vous passerez pour un provincial égaré (oui, le mot est lâché, je sais, ce blog est ignoble, en même temps si vous ne saisissez pas le douzième degré je ne peux rien faire pour vous). Donc disais-je, en cas de degré de branchitude incertain ou carrément insuffisant, évitez le marché. Même chose pour la messe.
En revanche, vous pouvez tout à fait vous lever pour faire du sport - car les Parisien(ne)s aiment le sport. A petite dose. Enfin, certains. Un jogging dans le bois de Boulogne sera du plus parfait effet local, même chose à Vincennes, voire dans les rues - mais faites attention aux crottes de chien, les éviter étant un art qui s'acquiert avec l'expérience, et transforme opportunément un simple running en courses d'obstacles. Aller en salle (le Club Med Gym Waou* ou l'Usine* étant recommandés) pour s'entraîner sur machines ou assister à un cours collectif est également une bonne option. Mais n'en abusez pas - une vie saine n'étant pas tout à fait le plus important signe distinctif du Parisien, il lui faut consommer les clubs sportifs avec modération. Même s'il aime beaucoup en arborer la carte de membre dans son portefeuille, et le mentionner à l'occasion.
Pour le déjeuner, ne faites surtout pas un Déjeuner, malheureux ! C'est ringard. Optez plutôt pour le Brunch, comme à New York (seule ville dont Paris tolère la comparaison). On se réunit entre amis, on bâffre comme des gorets du salé et du sucré, on traîne des heures à table en buvant des litres de café, et hop, même si tout ce qu'on a fait n'est que manger à 13h, non, ce n'est pas un Déjeuner, alors là non, pardon mais c'est un Brunch, rien à voir. Cette activité dominicale peut se pratiquer à la maison (mais toujours en compagnie d'autres amis), ou dans l'un des nombreux restaurants de la ville ayant compris le juteux argument marketing possible avec cette étrange locution américaine. Joe Allen*, le Loir dans la Théière*, Mariage Frères*, StarCooker*, le Crillon* mais aussi une liste interminable d'autres restos vous accueilleront dans votre apprentissage du dimanche parisien avec plaisir. Et une note conséquente. A noter : Claire Lilly organise des brunchs délicieux et bien branchouillous au Glazart* depuis cet été. Avec des groupes on stage et une ambiance "boum de jour" bien sympathiques.
Bon, je fustige je fustige, mais quand même les brunchs, c'est super bon. Profitez-en bien, toutes les attitudes parisiennes ne sont pas aussi délicieuses. Parenthèse refermée.

RÈGLE N°2 : FAIRE LES MÊMES TRUCS QU'EN SEMAINE
Le Parisien a beau être malin (... ah si, quand même, on peut dire beaucoup de choses négatives sur lui, mais difficilement le traiter d'abruti), il n'a apparemment pas compris que le dimanche était fait pour se reposer. Et/ou faire des trucs différents que les jours de semaine. Bizarre, mais avéré.
Par exemple, pour vivre un véritable dimanche après-midi parisien, il vous est fortement recommandé de shopper - et oui, sinon à quoi ça sert d'être à Paris un jour du Seigneur, bougre de vous ?! La rue des Francs Bourgeois, absolument blindée même en cas de froid polaire, ou les Champs Elysées, blindés aussi mais avec plus de touristes, vous attendent avec leurs boutiques tentatrices et ouvertes jusqu'au soir. Un musée, un café en terrasse, une pause sur l'étroite pelouse de la place des Vosges : usez et abusez des clichés dominicaux (qui, vous l'aurez compris, sont en fait bourrés d'activités déjà praticables en semaine), c'est délectable. Le tout étant de faire plein de trucs, toute la journée ou presque, et de rentrer crevé le soir pour bien attaquer la semaine en vrac le lendemain. Car le réflexe parisien est simple : "Il faut bien profiter de la richesse de ma ville / Je ne vais pas rester chez moi à ne rien faire / Je suis sociable, cultivé et trendy / Pas comme ces pauvres gens de province qui ne peuvent rien faire le week-end / C'est trop la honte de ne rien faire le dimanche comme si je n'avais pas de vie". Et oui. Fatigant, mais indispensable dans votre perfectionnement local.
Si vous souhaitez tenter la médaille d'or du Parisiannisme, vous pouvez carrément rassembler vos forces et sortir le soir. Franchement, quelle autre ville du monde (bon, disons de France) permet ce luxe ? Pas beaucoup, et c'est marqué au coin du bon sens, vu qu'après tout, le lendemain, y a école. Oui, mais à Paris, on est trop des rebelles. Donc, sortez le dimanche ! Un petit tour au Baron* ou chez Régine*, un tour sur la péniche du Sunny Sunday*, une soirée spéciale (pour un lancement de livre, par exemple, ou un Apéritivo) au Chacha*, ou juste un restaurant sympathique (et ouvert, faut trouver quand même) avec un cocktail au Baron en guise de dessert donneront à votre dimanche un air typiquement parisien, et surtout ultra hype, tout en vous permettant d'attaquer la semaine complètement déchiqueté le lendemain. Et ouais.
Bien sûr, vous pouvez aussi choisir de glander dans le canapé, mater un DVD ou monter tranquillement une armoire Ikea ce jour-là, même pas douché, vêtu d'un vieux jogging, tout en mangeant une pizza sur un coin de table. Vous pouvez également aller au marché, faire un déjeuner de famille, vous reposer en amoureux au coin du feu ou bouquiner tranquillement avec délectation. Vous avez le droit, mais par pitié, n'en parlez à personne : ça pourrait vous attirer des ennuis.
Sur ce, bon dimanche à Paris ! Et surtout soyez beaux !
* Voir adresses dans la rubrique "Adresses" (vous remarquerez la subtilité mémnotechnique)
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Mise à jour le Vendredi, 13 Novembre 2009 14:48 |
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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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