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Écrit par Webmaster
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Jeudi, 25 Février 2010 12:24 |
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Vous n'allez pas me croire, mais dans cette ville de malades mentaux qu'est Paris, certains inconscients procréent. Si vous envisagez de tomber dans cette folie, ou si vous avez déjà enfanté, découvrez comment élever de parfaits petits Parigots. Bon courage.
Les Parisiens en couple, un beau jour, comme ça, ont l'idée saugrenue de faire un enfant. Ou pire, plusieurs. Au cœur d’une ville supeuplée, polluée et stressée, loin des maisons avec jardins, des animaux, d'un environnement vert et bleu, ils se reproduisent, et élèvent leurs petits avec courage.
Comment faire des bébés à Paris ?
Côté bébés, le Parisien n'est pas nullipare, non, loin de là. Même si Paris est le département de France qui compte le plus faible nombre moyen d'habitants par ménage (1,88, et je ne sais pas très bien ce que signifie ce 88). Pour être un bon local tout en enfantant, il suffit de respecter quelques règles évidentes, mais très importantes :
1. Faire vos enfants très tard.
2. Faire vos enfants avec différents conjoints (deux étant un minimum, trois si vous êtes vraiment bon). Peut-être même avec un dont vous taisez le nom, ou avec qui "ce n'est pas possible actuellement", pour la petite touche rock'n roll.
3. Faire vos enfants en étant unis par les lois sacrées du mariage (depuis 2006, il y a plus de naissances hors mariage que l'inverse : le Parisien aimant à se démarquer, il ne faudra surtout pas suivre ce mouvement général et vulgaire).
4. Adorer vos enfants, ces petits rois, les gâter à la limite de l'indécence, mais ne jamais avoir le temps de les voir.
Au vu de ces quatre commandements, vous constaterez aisément que, par exemple, Rachida Dati a cartonné dans la conception "parisian staïle" (à part le mariage, mais vu qu'elle a gardé le nom du père secret, c'est tout bon). Autour de vous, vous avez forcément un patron qui vient de féconder sa (jeune) troisième épouse, ou une amie qui a décidé de faire un bébé toute seule avant sa ménopause.
Oui, vous avez aussi des copains qui se marient à un âge décent, se reproduisent avec entrain et semblent vivre un bonheur sans nuage. Il faut toujours quelques exceptions aux règles.
A ajouter pour ce rapide portrait du parfait enfantement parisien : vous pouvez aussi faire votre enfant très, très jeune. Mais dans ce cas précis, être rock star ou actrice est fortement recommandé.

Comment élever des Petits Parisiens pur jus ?
Selon Victor Hugo, l'enfant parisien est "un petit être joyeux", qui "ne mange pas tous les jours et va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. (…) Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante les cabarets, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obscènes, et n'a rien de mauvais dans le cœur." C'est, effectivement, un assez bon portrait de l'adorable monstre que vous allez enfanter ici. Mais comment l’élever ?
1 - Prendre un forfait baby-sitter hebdomadaire (voire une jeune fille au pair)
Le problème d'un couple qui se reproduit dans notre Ville Lumière, c'est qu'il perd dramatiquement une part de son caractère parisien, tel Samson disant adieu à ses cheveux. En effet, comment notre festoyeur sociable préféré compte-t-il garder son rythme de sorties (ou de boulot) avec deux ou trois bébés dans les bras ? Facile : il lui faut de l'argent, ou une petite soeur / cousine / voisine bien aimable, qui viendra garder ses rejetons régulièrement. Le top ? Choisissez un jour fixe, genre le jeudi, réservé à votre couple. Ladite personne aimable (ou grassement payée) viendra toujours ce jour-là, de manière fixe, ainsi le couple sera obligé de sortir. Le mieux étant que vous sortiez très, très souvent – ainsi, vous laisserez vos enfants livrés à eux-mêmes, découvrant la vie, fiers d'avoir des parents mondains. Après, ils pourront écrire un livre pour raconter leur désoeuvrement dans un monde de paillettes et de débauche adolescente, comme Lolita Pille.
2 - Les surgâter
Bien entendu, à Paris, point de petit malheureux jouant dans une arrière-cour avec deux bouts de bois et un élastique. Pour fabriquer de parfaits petits Parigots, il vous faut les pourrir à outrance. N'hésitez pas, d'une part, à les habiller chez Bonpoint (ou Baby Dior), tel le couple Jolie-Pitt, et à faire « le plein de la rentrée » au Bon Marché. Ensuite, il vous faut les couvrir d'une monstrueuse avalanche de cadeaux à Noël et à n'importe quelle occasion cohérente (ou pas), et ce, sans oublier de leur parler des malheureux petits Ethiopiens qui meurent de faim. Car face à l'abondance, pour ne pas en faire de parfaits petits cons, vous les ouvrirez au reste du monde. Afin d'en faire des gens ouverts, généreux et cultivés, et éviter de fabriquer des monstres. Ce qui ne sera pas une mince affaire dans cette ville de dingues.
3 - Les emmener en voyage
Contrairement à beaucoup d'autres petits gnomes, le descendant de l'Homo Parisianus voyage beaucoup. A 12 ans, il a généralement connu les Antilles, le Maroc, les Etats-Unis, La Thaïlande, le Mexique, et connaît le Club Med comme sa propre chambre. Cela fait partie de sa formation. Et de sa future "blasitude", indispensable comme chacun sait à tout habitant de la Capitale qui se respecte.
4 - Les traîner aux expos
Toujours afin de former son jeune esprit à une culture ouverte, vous devez absolument emmener votre enfant dans toutes les expositions artistiques possibles. Et au cirque (où il a peur), et au théâtre (où il s'ennuie), et à l'opéra (où il s'endort), et aux concerts (d'adultes, bien sûr, mais aussi, pourquoi pas, à ceux destinés aux petits, on n'est pas des monstres). Si les voyages ou les fringues Baby Dior sont au delà de votre bourse, les sorties culturelles, elles, sont accessibles à tous, aussi n'aurez vous aucune excuse à élever un inculte. Vous êtes prévenu.
5 - Les blinder d'activités
Ah, les "activités" des petits Parisiens ... ! Une étape importante dans la formation de ces futurs citadins surbookés. Karaté, équitation, danse classique, peinture, piano, anglais, espagnol, hébreu, guitare, théâtre, tennis, poterie, foot, jonglage ... La liste d'occupations est longue, et c'est tant mieux, puisque le but est que votre enfant n'ait pas une minute à lui (et vous non plus, à force de faire le taxi pour tout le monde). L'intérêt ? Qu'il apprenne des choses, certes, voire qu'il s'amuse (pourquoi pas, après tout), mais surtout, qu'il s'habitue à maîtriser un agenda overbooké - aptitude qui lui servira vitalement lors de sa vie d'adulte. Ne lésinez pas, blindez le, c'est un service que vous lui rendez pour l'avenir.
Bon courage, amis parents. Nous comptons sur vous pour façonner les Parisiens de demain !
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Mise à jour le Jeudi, 25 Février 2010 12:31 |
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Écrit par Webmaster
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Mardi, 15 Décembre 2009 21:24 |
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Il est fin, racé, chic, sexy, drôle et cultivé. Elle est belle, élégante, mutine, maline, alerte et pétillante. Et pourtant, ils sont seuls. Ces paradoxes appétissants, ce sont les célibataires parisiens. Une espèce répandue, délicate et délicieuse, à consommer tout de suite - ou à emporter. Selon une étude récente, un Français sur trois vit seul aujourd'hui, et à Paris, le chiffre monte à ... près d'un sur deux. Chers amis, le verdict est sans appel. A Paris, le nombre de célibataires explose. Et le nombre de familles monoparentales fait de même. Ici, le célibat est une religion. Déprimant ? Ca dépend pour qui. Car si certains cherchent l'amour stable et la reproduction active en foyer, d'autres se satisfont avec joie de leur solitude à partenaires multiples. Dans tous les cas, la ville est libertine (voire, chanterait Mylène, une catin), et ici, les anneaux de virginité qui font fureur dans l'Amérique profonde font glousser les amoureux de l'amour. A la fois paradis et enfer, Paris offre une multitude de réconforts pour les single-only. Mais pourquoi tant d'oranges sans moitié dans la Ville Lumière ... ? On peut y voir deux raisons majeures. - Le couple, une espèce menacée Comme le dit avec pertinence ma copine Morgane (en couple depuis 7 ans) : "Dur d'être fidèle à un produit dans le plus grand supermarché du pays". En effet, à Paris, surpopulation et effervescence obligent, on brasse et croise plus de monde qu'ailleurs. On sort plus, aussi. De là, point besoin d'être scientifique pour comprendre qu'en toute logique, les tentations se multiplient. Ajoutez à cela le cliché éternel de la capitale française en tant que berceau du romantisme (pas faux, et bien drainé par les films américains), plus le caractère festif, charmeur et fashion du Parisien moyen, vous comprendrez aisément qu'ici, la vie est dure pour le couple lambda. - La joie d'y être célibataire Autre facteur aggravant : la vie est plus douce pour le single ici que dans les autres régions de France. Comme le dit très justement ma copine Sandrine, "Oui, j’aime la vie à Paris, parce que je vis seule. Et quand on vit seul, c’est toujours rassurant d’avoir du monde autour. Dans une maison de campagne, je m’y vois éventuellement avec un mari et des gosses, mais pas seule." Et même sans aller jusqu'à la maison de campagne (car oui, amis Parisiens, entre la cambrousse et la capitale, il y a aussi des villes de taille petite, moyenne ou grande ...), il faut avouer que la cité lumière offre plus de distractions, lieux de sorties variées et moyens de rencontre que ses soeurs de province. Or, nous l'avons déjà dit, le Parisien déteste rester seul. Aussi, quand ils n'ont pas de chéri(e)s, les Homo Parisiani sortent encore plus que d'habitude. Cela satisfait leur instinct de chasseur. Ajoutons enfin que célibataires, ils sont open aux rencontres, et donc, à la nouveauté. Qu'ils adorent. Morgane ajoute d'ailleurs : "Le Parisien aime tellement défricher que ça a l'air d'être valable aussi pour les choses du sexe et du coeur". Possible. Je connais personnellement beaucoup de défricheurs.

◊ Être célibataire à Paris, mode d’emploi
Comme pour tout, le Parisien a sa propre manière d'être célibataire. Pour lui ressembler, il suffit de maîtriser quelques règles de base. Les voici. - Règle N°1 : Aimer vivre seul Pour être un vrai célibataire parisien, clamez votre amour de la solitude. L'essentiel est que l'image que vous dégagiez soit celle de quelqu'un de bien dans sa peau, qui passe son temps dans les expos et les soirées, n'a pas de souci de chaussettes sales qui traînent et brandit sa liberté avec fierté tel Madonna arborant son bracelet de la Kabbale. Indépendance, mon amour. Si vous avez le sang chaud, vous pouvez ajouter quelques allusions salaces à votre vie sexuelle incroyablement mouvementée, ce sera parfait. Coquinou, va. - Règle N°2 : Draguer comme des fous Pour être un vrai célibataire parisien, vous devez séduire, chauffer, papillonner, racoler et chasser en permanence, jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature pour vous. Car le Parisien est charmeur ! Cela fait partie de son ADN. Pensez aux exemples les plus célèbres des peoples de Paris : Edouard Baer, Frédéric Beigbeder, Jacques Chirac ou Carla Bruni vous apparaissent-ils franchement comme des exemples de stabilité et de retenue sexuelle ... ? C'est un fait : soyez chauds comme une baraque à frites, il en va de votre certificat de la Ville. - Règle N°3 : Sortir comme des psychopathes Vous allez me dire, cette histoire de sortir tout le temps partout, ça va finir par devenir fatigant. Certes, mais qu'y puis-je ? C'est la réalité ! Là encore, je me dois d'insister : oui, et triple oui, célibataires, vous devez sortir. Les nuits parisiennes sont remplies de singles en ébullition, cherchant votre peau et votre sang frais tels d’affamés personnages de Twilight. Vous les trouverez en clubbant, en dînant, en vernissant, en shoppant, en promenant votre chien, bref, à chaque pas que vous ferez dehors. Mais attention, malheureux : n'allez surtout pas vous fourvoyer dans des lieux infréquentables tels que speed-dating, rallye-datings, after-works avec buffet gratuit, soirées spécial célibataires au supermarché ou autres incongruités mal placées ... ! Jamais, vous entendez, JAMAIS, on ne sort dans des endroits "spécial célibataires". Comble du ringard s'il en est. Non, on sort là où les gens convenables sortent. Au risque de craquer sur quelqu'un en couple, oui, mais pardon, c'est la règle du jeu. Et puis c'est un sport apprécié ici - mais nous en parlerons plus tard. - Règle N°4 : Surfer, oui, mais discrètement On ne va pas se mentir : il y a un paquet de Parisiens sur Meetic, même si les habitants de la Capitale préféreraient s'arracher un bras avec les dents plutôt que de le reconnaître. Le Parigot pur-jus souhaite rencontrer sa moitié (ou du moins, celle de cette nuit) sur le Pont des Arts, la nuit de Noël, par hasard. Ou en terrasse de café au soleil, un matin de printemps. Ou totalement bourré au Montana à 4 h du matin. Bref, il veut du romantisme. Mais comme le romantisme ne fonctionne pas toujours vite et que le Parisien est pressé, et qu'il passe sa vie sur son ordi, hop, il peut déraper sur Meetic. Ou Adopteunmec.com. Ou l'un des centaines de sites de rencontre qui existent aujourd'hui sur la toile. S'il résiste vraiment à ce mode de drague ("Quelle horreur, c'est naze, on dirait un Monop' humain !"), il se contentera de chasser sur les terres de ses amis sur Facebook : à chaque jolie photo, une "friend-request". Efficace, et plus discret. Fourbe, oui, aussi. - Règle N°5 : Être trop cérébral Voici le dernier caractère typique de la célib' touch in Paris. Le cerveau sexuel. Car non, le Parisien et la Parisienne, sous leurs dehors charmeurs, flirteurs et déjantés à la nuit tombée, ne sont pas tant que ça des décoincés de la fesse. Habitués à s'analyser tout le temps, effrayés par leurs congénères, attirés et apeurés à la fois par la nouveauté, écrasés par leur réputation de "gens cultivés à cerveau intégré", les Parigots ont la drague très cérébrale. Trop, de l'avis de pas mal de gens. En résumé, pour être un single parisien, n'ayez pas l’air d’avoir l'humeur à la coquine gaudriole. Maniez avec adresse les tournures élégantes, les références culturelles, le langage codé, les jeux de mots. Tout en étant torride. Feu sous la glace. Et soyez très, très difficile. Parce que vous réfléchissez trop, oui, mais aussi parce que vous êtes exigeants (un caractère très répandu chez les habitants de la capitale). Portraits-types : Elle est froide, distante, hautaine, et attend de celui qui la drague qu'il ait le Q.I de Jean d'Ormesson, le physique de Jean Dujardin et le portefeuille de Bernard Arnault (... elle n’est pas chiante, donc). Lui, il est dragueur, blagueur, tchatcheur, veut une fille « spéciale », « avec de la personnalité», mais fuit pourtant en courant si la demoiselle en face de lui semble avoir de l'humour ou le moindre avis réfléchi sur quelque chose (... il n’est pas préhistorique, donc). Mais malgré tout ceci, en vérité je vous l'avoue : j'aime à la folie la drague du Parisien. Toute en finesse, intelligence et élégance, en jeux de mots, en textos poétiques et torrides, en fleurs. ou restos à bougies Amies parisiennes, partez donc faire un tour en Italie, en Guadeloupe ou même au-delà du périph' et vous verrez si vous ne vous transformez pas en petites coccinelles apeurée par les Mâles Assumés. Bon. Sur ce, je vais adopter un mec ou deux. Bonne soirée !

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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:06 |
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Comme je vous l'expliquais dans la Leçon N°9 : Les jolies qualités des Parisien(ne)s, le Parisien est sociable. Pour lui ressembler, vous devrez donc apprendre à l'être, oui, mais attention : à sa manière. Qui n'est, comme d'habitude, pas la même qu'ailleurs. Pourquoi et comment la jouer civil à Paris ? Tous les outils du capitaleux mondain, en exclu pour vous.
Nous l'avons déjà dit, malgré ses dehors d'ours pressé et imbu de lui-même, le Parisien est un lionceau bien dompté dès qu'il s'agit de se faire de nouvelles connaissances. Affable, courtois même, pas rugueux pour un sou, il sait développer des trésors d'ingéniosité lorsque la jungle de la Ville le met en présence de nouveaux congénères. Mais bien entendu, ce n'est que rarement gratuit. Apprenez à faire de même !
POURQUOI FAUT-IL ÊTRE SOCIABLE À PARIS ?
Ah ah, jeune padawan, cette règle est capitale (capitale + Paris = jeu de mots. On s'éclate, ici). Si vous désirez ressembler au parfait Parisien, vous vous devez d'être un excellent animal social, et de toujours apparaître bien urbain aux yeux des citadins (urbain + citadins = on s'éclate vraiment).
Pourquoi ? Et bien, tout d'abord parce que c'est une fabuleuse technique de survie en ce monde cruel : surpeuplée, surstressée, suractive, la Ville Lumière demande de sans cesse redoubler d'efforts pour surnager, voire briller parmi ses confrères. Et comme le Parisien n'est pas bête, il a bien compris que pour cela, il avait besoin des autres.
Un contact job ? Une target amoureuse ? Un ami utile ? Un groupe de potes avec qui passer ses jeudi soirs ? Un réseau pour son blog ? Une âme charitable pour lui faire croire qu'il n'est pas seul au milieu de la cité en guerre ? Une copine dotée d'une voiture pour aller chez Ikea ? Le Parisien a besoin de networker, draguer, brasser du répertoire, nouer des contacts à la pelle. Contrairement à ses cousins Français, le Parisien est un grand enfant qui ne sait pas faire grand chose tout seul, et qui, face au vide et à la solitude, s'angoisse. S'ennuie. S'étiole. En plus, lui, il n'a même pas les arbres ou les animaux pour lui tenir compagnie. La loose totale.
Ainsi, dès son plus jeune âge, il court d'école primaire en cours de danse, puis de surboum en démo de karaté, puis de café en plan weed derrière l'immeuble, téléphone portable en poche, pour s'entraîner à réseauter comme un fou lors de sa vie d'adulte. Où là, il explose de sociabilité, plus utile à sa survie que l'air qu'il respire (qui, lui, est blindé d'agents polluants). Le Parisien a besoin des autres. Et les autres le lui rendent bien.
LES OUTILS POUR ÊTRE AU TOP
Sans même s'en rendre compte, notre attachant Parigot a développé des réflexes naturels pour entretenir son réseau. Ce sont ses outils vitaux. Sachez les maîtriser.
1 ◊ UN CERVEAU ULTRA-PERFECTIONNÉ (... mais si) Observez le comportement de l'Homo Parisianus lorsqu'une nouvelle tête apparaît dans son champs de vision : sous ce masque blasé, vous apercevez une réaction certaine. Le Parisien, tel un chien de chasse flairant une galinette cendrée, est à l'arrêt. Derrière ces yeux faussement détachés, aux sourcils froncés (qui lui donnent l'air important), la bête cogite à tout va pour analyser le corps étranger ainsi apparu, afin de savoir à quelle sauce il devra le manger, et d'abord, s'il y a lieu de le manger. Le nouvel élément est-il professionnel / amical / sexuel ? Son intérêt est-il médiocre / notoire / gigantesque ? A l'aide d'un scanner intégré, le Parisien scrute l'âge, le sexe, le style vestimentaire, l'attitude du nouvel arrivé, le classe immédiatement après analyse dans le dossier correspondant ("Baisable à l'occasion", "Bon pour le boulot", "Bon pour flatter mon ego", "Bon pour rigoler en buvant un verre", "Bon pour présenter à ma soeur" ...), et entame alors sa danse de séduction. Hélas, si l'objet de son étude offre des résultats négatifs (dossier "Bon pour rien"), il lui accordera une poignée de main mollasse, éventuellement un sourire (le Parisien n'est pas un rustre, faut-il vous le rappeler ?) et regardera ailleurs. A l'affût de sa prochaine proie.

2 ◊ UN CHARME CERTAIN Pour ferrer son gibier, l'Homo Parisianus développera alors ses charmes dans une exquise cour. Inutile de trop s'appesantir sur les détails : cela dépend des deux bêtes en présence et de leurs rapports possibles. Généralement, le Parisien d'âge moyen aura identifié ses meilleurs atouts et saura les étaler comme il se doit pour impressionner, faire rire ou séduire sa victime. Il apprend très tôt à charmer, comme tous les enfants choyés. Et la jungle de la Ville se charge de lui rappeler qu'il doit assurer dans ses rapports avec les autres. Son point faible ? Ne pas savoir se renouveler, par pure paresse. Il servira les mêmes dragues ou CV à chacun. D'autres sauront être plus créatifs.
3 ◊ UNE SANTÉ DE FER Vous l'aurez remarqué, on rencontre peu de monde dans sa propre salle de bains. Pour nouer des contacts, trouver l'amour, serrer la main à votre futur éditeur ou rigoler avec de nouveaux trublions (oui, je milite pour le retour en hype du mot "trublion"), il vous faut sortir, sortir et sortir encore, malheureux ! Dîners, soirées, pots, cafés, bars, afters, vernissages, anniversaires, déjeuners, petits-déjeuners, brunchs, clubs, loto-bingos, lancements de produits, mariages, fiançailles, divorce-parties, pic-nics, concerts, ne ratez aucune occasion de bouger. Déplacez-vous avez la foule. Faites partie de la meute. Ou crevez comme un chien.
4 ◊ UNE CARTE DE VISITE Pour achever sa capture, le Parisien dégaine alors son outil fétiche : sa carte de visite. Qu'il soit en dîner mondain, vernissage, réunion pro ou sur la plage en maillot de bain ne change rien ; face à un Contact Potentiel, il dégaine. Sa carte de visite asseoit un homme, lui assure son identité, et permet d'éviter de perdre du temps à noter un numéro (rappelons-le, le temps est l'ennemi N°1 du Parisien). C'est son ADN-papier.
5 ◊ UNE PAGE FACEBOOK Chez les plus jeunes, et lors de rencontres "casual" en soirées, bien entendu, pas de carte de visite (pourtant, c'est ça la vraie classe, mais trop peu en sont conscients). Pas de "Je prends ton numéro de téléphone" non plus. Le maître mot, c'est Facebook : on s'informe (vaguement) du prénom de la personne qui nous intéresse, on retient que c'est un ami d'untel, et hop, on le cherche sur l'ordi en rentrant chez soi. Facebook, ou le bal des flemmards. Bien sûr, on peut aussi utiliser Small World (pour les riches), Viadeo (pour les bosseurs), MySpace (pour les musicos ou les moins de 12 ans), Linkedin (pour les business-people), Attractive World (pour on ne sait pas très bien qui, en fait), mais franchement, c'est turbo-ringard. Facebook, même si ça vous hérisse, est indispensable. Point barre.
6 ◊ UN MÉTIER QUI ENVOIE DU CAKE L'un des meilleurs outils pour sociabiliser à Paris, sera votre métier. Les secteurs du tertiaire, de la communication, de l'art, du cinéma, de la mode, du graphisme, de l'édition, de la pub, du journalisme, de la production, de la musique, sont autant de sésames pour : 1/ rencontrer des gens très parisiens, très importants, très contents d'eux-même, et 2/ devenir vous même très parisien, très important, très content de vous-même (ce qui n'est pas une insulte : n'importe quel psy vous le dira, c'est important de s'aimer). Ces domaines sont un peu comme les Guildes au Moyen Âge : des corporations supérieures, vous classant immédiatement au-dessus du commun des mortels, et vous apportant un tas d'avantages, avec un effet boule-de-neige sur votre carnet d'adresses. Mais, surtout, cela vous apporte des invitations dans les lieux qui comptent.
7 ◊ DES CARTONS D'INVITATIONS Bien sûr, à Paris, vous pouvez rencontrer Karl Lagerfeld dans la rue, ou Amélie Nothomb au Flore. Mais ce n'est pas pour autant que vous iriez leur parler, n'est-ce pas ? Vous avez un certain savoir-vivre. Vous ne pouvez pas, non plus, vous incruster dans n'importe quelle soirée pour siffler un magnum de champagne. Il vous faut le sésame. Cartons d'invitations, mails, textos, encore Facebook (désolée), connaissances hype, les moyens de se retrouver entre gens de bonne compagnie sur n'importe quel motif pullulent à Paris, et sont autant d'occasions de nouer des contacts utiles et ravissants. Débrouillez-vous pour en être ... grâce à vos contacts. Et oui, c'est le serpent qui se mord la queue. C'est le Réseau.

8 ◊ UN LIEU DE VIE GLAMOUR Autre façon de nouer des contacts à Paris : emménager dans un quartier branché. Si vous vivez rue de Bretagne, quartier Etienne Marcel, dans le Marais, à St Germain des Prés, aux Abbesses, à Belleville ou dans d'autres quartiers populo-fashion, le simple fait de descendre boire un café en bas de chez vous régulièrement peut vous amener à nouer des contacts fantastiques sans efforts. Même au Franprix. Et puis bon, on ne va pas se mentir, si vous voulez être un vrai Parisien, votre adresse pèse lourd dans votre capital bankable.
9 ◊ DU NAME-DROPPING EN VEUX-TU EN VOILÀ Si vous habitez Porte d'Ivry, que votre métier est stagiaire comptable dans une caisse d'assurance retraite, que vous n'aimez ni Facebook ni les cartes de visite, que sortir vous fatigue et que vous n'avez jamais su accrocher quelqu'un par votre magnétisme pour obtenir ses faveurs, il vous reste tout de même une arme de choix : le name-dropping. Le Parisien en est over-friand. Il s'agit, tout bêtement, de glisser dans votre conversation des noms célèbres (et pas forcément des people : ça peut être des noms célèbres dans votre domaine, du genre Jean-Michel Lepleutre, N°1 dans le secteur des ouvre-bouteilles), en vous assurant bien sûr que votre interlocuteur les connaisse. Vous n'oublierez pas de les appeler par leurs prénoms ("L'autre jour au Montana, j'ai parlé avec Fred de son dernier roman ..." = Beigbeder, par exemple), d'habilement mentionner que le people vous tutoie ("Et là, Fred me dit : "Ecoute Alice, tu sais ..."), voire, pour vraiment enfoncer le clou, que vous avez des rapports intimes ("Mon copain Ariel, que j'ai choisi comme témoin à mon mariage ..."), à tel point que ça vous gêne ("Non, je ne peux pas aller voir le dernier Guillaume Canet, notre séparation est encore trop fraîche."). Mensonge ? Et alors. A Paris, scène de théâtre géante, tout le monde fabule un peu et joue une certaine comédie. Non, ce n'est pas lamentable : c'est créatif !
10 ◊ LE LANGAGE PARISIEN Pour parfaire l'animal social qui est en vous, je ne peux que vous encourager à maîtriser parfaitement le patois local, afin de ne pas ruiner vos efforts par une bête erreur de style ou de vocabulaire. Pour cela, rendez-vous à la Leçon N°5 : Être Parisien(ne) et s'exprimer.
Voilà, vous avez désormais tous les outils en main pour bien sociabiliser comme des putois sous acide. N'hésitez pas à en faire bonne usage, mais attention, restez discrets : le Parisien a beau être show-off, il reste blasé et élégant.
Bonne chasse !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:02 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:03 |
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Dieu merci, à Paris, il n'y a pas que des hétéros qui se courent après comme des lapins entre le Montana et la Perle. Ici et là, des filles qui aiment les filles vivent, s'aiment et se tapent dessus aussi. Vous en faites partie ? Découvrez comment être une gouine 100 % parisian-staïle.
Gouine, lesbos, brouteuse, gay, queer ... Si vous êtes hétéro, ces mots vous choquent peut-être ("Houuu, on n'a pas le droit de dire "gouine", ce n'est pas politiquement correct, c'est péjoratif ! Il faut dire "homosexuelle" "). Ah bon ? Et depuis quand ? Sachez qu'à Paris, la plupart des termes qualifiant les femmes homos sont autorisés, et que tout dépend - bien entendu - de la façon dont ils sont utilisés. Et par qui. Un peu comme "pédé", en somme, expression que les hétéros n'osent pas prononcer de crainte d'avoir l'air homophobe, mais que les gays balancent à tout va avec joie. D'ailleurs, on pourrait comparer ce problème aux mots "Noir" ou "juif", que les non-noirs et non-juifs murmurent en se cachant sous la table de peur de passer pour des gros racistes antisémites (parce que le monde ne tourne pas rond), alors que bon, jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont ni des gros mots, ni des insultes. Mais c'est un autre problème. En résumé, appelons une chatte, une chatte, et une gouine, une gouine. Ca ne mord pas, les amis. ◊ DE LA QUESTION DE L'HOMOPHOBIE Paris n'est pas une ville homophobe. Ou un peu moins que d'autres. En France, la lesbienne de base doit encore se planquer, parce que le Français n'est pas exactement un modèle d'ouverture d'esprit et manque parfois de s'évanouir lorsqu'il voit deux filles s'embrasser. A la capitale, les choses se calment, et vous pourrez vous balader main dans la main avec votre dulcinée, a priori sans problème. Bon, il vaut mieux choisir un peu vos quartiers quand même et la jouer parfois low-profile (les bourrins mononeuronés existent, et vous n'aurez pas le dessus côté muscles), mais une fois que vous aurez l'habitude, vous saurez. Et assumerez avec plaisir. Bon à savoir, des Kiss In (manifestation sympathique qui consiste à s'embrasser entre gays en pleine rue, façon flashmob) sont régulièrement organisés dans Paris et tout plein d'autres villes de France pour lutter contre la connerie préhistorique. Bizarrement, à l'intérieur même de la communauté gouine, il existe des sortes d'homophobies. Par exemple, à l'égard des trans. Pas cool. Si vous voulez être une vraie gouine locale, ouvrez votre esprit et respectez tout le monde, transsexuels et hétéros compris. C'est ça, le vrai chic parisien. ! Anecdote : L'auteur de ces lignes, pure hétéro de base, a un jour passé des heures à discuter lovée dans les bras de sa meilleure copine au Baron (ça arrive quand on refait le monde en buvant des coups). L'une étant habillée un peu garçon (chapeau, short, veste) et l'autre en très fille (décolleté et jupette). Et bien, il a fallu qu'un connard machiste les montre du doigt en rigolant et dise : "Ooooh, regarde, des gouinasses !!!", comme s'il venait de trouver un chien à trois têtes. Sachez le : il y a encore des porcs du Moyen-Âge dans notre vénérable cité. N'hésitez pas à leur parler gentiment pour leur apprendre que non, vous ne souhaitez pas couper leur cher pénis, donc qu'ils se détendent un peu de la tête, merci. ◊ L'IMPACT DE "THE L WORLD" Notons à ce sujet l'effet extrêmement positif qu'a eu sur les mentalités la série américaine télévisée "The L Word" (voir ici pour plus de détails). Ce tv-show plutôt bien fait, racontant la vie d'une bande de cops lesbiennes à Los Angeles, a permis de hypiser à fond l'image des homos filles, auparavant un peu ringarde. D'un coup, on s'est rendus compte avec stupeur qu'elles pouvaient être cool, hot, vivantes et trendy. Une copine queer me racontait que dans son entourage, à la sortie du Pulp, on avait alors vu se multiplier les sosies de Shane, une des héroïnes particulièrement sexy. Quant aux hétéros qui aimaient la série, ça les a un peu décoincés sur le sujet. Et ma copine d'ajouter, un sourire rêveur aux lèvres : "Ca nous a même aidées à convertir des filles ...". Why not. ◊ GOUINE OK, MAIS LAQUELLE ? A Paris comme ailleurs, sachez distinguer les différents types de lesbiennes. Amis hétéros, ce paragraphe vous est surtout destiné : un peu de culture ne fait jamais de mal ... - La "butch" est la lesbienne typée masculine, adoptant le look et les codes des hommes. Cliché de la camionneuse en France. - La "fem", est la lesbienne version féminine, qui peut passer pour une hétéro, parce qu'elle joue des codes de la femme à fond. Le cliché couple butch/fem n'est pas toujours vrai : on voit aussi des couples bucth/butch ou fem/fem. - La "queer", qui désigne à la base une lesbienne engagée, féministe, luttant contre l'homophobie, était un terme péjoratif à la base (puisqu'il signifie "bizarre"). Aujourd'hui, à Paris, il devient assez hype, et désigne les homos en général, filles ou garçons. - La "lipstick" est l'héritière actuelle de la fem : hyper féminine, ultra trendy, c'est la fille de The L Word par excellence. - La "transgenre" ou "andro" : c'est une fille qui fait mec, mais ce n'est pas la "butch", puisqu'elle joue de la confusion des genres à mort, version androgyne, et que plus que le camionneur poilu, se rapproche du minet. Un peu comme un chanteur de groupe baby-rockeur qui, de près, serait en fait une jolie gonzesse. Le parfait exemple : Shane dans The L Word, sexyssime au possible.

◊ Où SORTIR À PARIS ? Malheur et triple angoisse, depuis quelques temps, les soirées de filles qui aiment les filles se sont raréfiées. Contrairement aux mecs qui aiment les mecs, les lesbiennes ont bien du mal à garder des endroits rien qu'à elles. Le Pulp, par exemple, a fermé (mais Dj Chloé joue partout, dieu merci). Moune, le mythique cabaret de Pigalle,a été racheté par la Clique, et ses soirées sont envahies d'hétéros branchés. Si vous souhaitez sortir entre meufs, il vous reste cependant quelques bars sympas (et friendly si vous voulez y emmener des copains), comme l'excellent Troisième Lieu (62 rue Quicampoix) ou le 3W (8 rue des Ecouffes). Vous pouvez également traîner aux soirées BabyDoll des Bains, aux Wet For Me, et vous sortirez souvent au Rex (très important, le Rex), mais le top, c'est peut-être bien la soirée "What's Gouineon" (... avouez, rien que le titre déchire tout), la nouvelle soirée girls du jeudi en résidence aux Disquaires. La description : "Djettes, vidéos, gouine aux enchères, lapdance, invitée du mois en carton, concours en tout genre, chaque mois un nouveau programme et une nouvelle connerie ..." La prochaine, c'est samedi 10 octobre. ◊ OU S'HABILLER À PARIS ? Bien entendu, dans la capitale de la fashion, vous trouverez de quoi bien vous saper - que vous soyez lipstick (là, vous aurez l'embarras du choix, forcément), butch, andro ou tout ce que vous voulez. Les boutiques qui cartonnent particulièrement : le rayon "garçonnets" des H&M (vive les petits marcels), The Kooples (à croire que la marque unisexe, toute récente, a été inventée pour vous), Noir Kennedy (le bijou dark du Marais), American Apparel (un peu de basique branché ne fait jamais de mal), Et puis ce qui est cool, quand on sort avec une fille alors qu'on est une fille, c'est qu'on peut piocher dans son placard. Vous n'imaginez même pas combien les filles hétéros (et particulièrement à Paris, puisque ce sont des tarées de la mode) vous envient. Soupir. ◊ QUEL MÉTIER EXERCER ? Généralement, les gouines parisiennes sont moins friquées que les gays masculins. C'est dommage. RMIstes, chômeuses, elles peuvent cartonner cependant dans la mode ou le graphisme, la prod, la musique (Djette comme Jennifer Cardini ou Chloé) et la pub, bref, ce sont des branchagas aussi. Journalistes, elles bosseront pour la presse fem, les Inrocks ou Technikart, ou, mieux, les rares mags lesbiens (La Dixième Muse en France, Curve aux Etats-Unis, Diva en Angleterre). Sportives, elles seront également vendeuses chez Go Sport. Mais comme ce site est insupportablement snob, on préfèrera qu'elles soient D.A ou assistantes d'Hedi Slimane pour être parfaitement parigotes. Non mais. ◊ COMMENT DRAGUER LA GOUINE PARISIENNE ? Pour trouver une chérie, vous devez, vous aussi, sortir à fond (dans les endroits ci-dessus), mais quel est donc le mode de séduction des meufs qui aiment les meufs à Paris ? Etant hétéro, pour rédiger ce post, j'ai évidemment appelé des cops lesbiennes en renfort. Leur réponse sur le flirt entre filles m'a charmée : pour draguer, la gouine fait la gueule (et là, en un sens, elle est donc typiquement parisienne). Un peu comme la chanson de Claude François (oui, j'ai une vraie culture), "Marche tout droit, cette fille-là, c'est comme ça que tu l'auras". Pour attraper une Parisienne, genre au Rex ou à la What's Gouineon, vous ne devrez surtout pas lui sauter dessus gentiment, mais rester dans votre coin en tirant la tronche, la regardant à peine. Habituée à la chasse sauvage des hommes, qui nous harponnent sans cesse en club, j'ai demandé à ma cops : "Mais, comment vous faites, alors, si personne ne bouge ...?". Elle a répondu : "Ben, ça prend du temps !". Ah. Bon à savoir : la lesbienne sort toujours en bande, et dans la bande, 9 filles sur 10 sont ses exs. "On ne peut pas détester ou bannir une ex, on est obligées de bien s'entendre. Le milieu gay est tout petit à Paris, on vit en huit-clos, donc autant être copines !". Wow. En plus, à Paris comme ailleurs d'ailleurs, la gouine est tendre, pas très plan cul (contrairement à ses copains masculins), et une blague résume mieux que tout son côté love : " « Que font deux lesbiennes lors de leur deuxième rendez-vous ? -- Elles commandent le camion de déménagement » . Ben oui. Ce sont des filles, quoi. Généralement, une fois en couple, elles nidifient pas mal. Et parfois, essaient de faire un bébé - çce qui n'est pas toujours facile dans ce pays. Mais bref. Pour terminer, un site génial ici : Very Friendly, avec notamment un article bien poilant pour les filles hétéros : "20 bonnes raisons d'avoir des copines lesbiennes". Bonne journée les meufs ! Dessins © VAÏ
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Mise à jour le Vendredi, 13 Novembre 2009 14:04 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 11 Novembre 2009 19:53 |
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Parler français n'est pas suffisant pour devenir Parisien(ne) : à l'instar du breton ou du corse, un patois typiquement local permet aux habitants de la ville lumière de communiquer entre eux, se reconnaître et se différencier des maudits estrangers. Vocabulaire, attitudes, expressions : maîtrisez le langage du cru !
RÈGLE N°1 : LA POLITESSE, UNE ESPÈCE RARE
Commençons par le plus élémentaire : le "bonjour". Sachez que vous ne l'emploierez pas beaucoup. En effet, que ce soit avec les voisins, les commerçants ou au boulot, Paris n'est pas friand du Bonjour, voire du Merci ou du Au Revoir. Pas que les locaux soient grossiers, non (ils mourraient de honte plutôt que de l'être), simplement, ils n'ont pas le temps, ou bien ils ne vous ont pas vu. Enfin, parfois, certains y arrivent, heureusement. Mais ne soyez pas trop à cheval sur la politesse si vous voulez être serein à Paris. Cela concerne également les portes que l'on tient (uniquement aux jeunes et jolies femmes en robe, les autres peuvent décéder) ou tout autre type de règle de bienséance. Vous trouvez ça rude ? Mais pas du tout : on n'a pas le temps, c'est tout ! Je vous le répète ici pour la énième fois : LE PARISIEN EST PRESSÉ. Point.
A noter : si vous dites bonjours à des amis (ça, ça se fait), jouez la internationale : Hola, Hello, Hi, Hey, voire Salam Aleykoum sont tout à fait acceptables, voire recommandés dans les salutations. Et oui, sous ses dehors d'ours bourru, le Parisien est cosmopolite et aime à s'ouvrir au monde.
RÈGLE N°2 : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE
Ces coquins de Parisiens ont généralement un langage fleuri : noms d'oiseau, vocabulaire de charretier, insultes tendrement proférées ... Ne soyez pas effrayés par le côté coloré de leurs échanges ! Ici, un "Sale enfoiré !" accompagné d'une bourrade est considéré comme affectueux, et, en voiture, le conducteur parisien est systématiquement atteint du syndrôme de Tourette (c'est génétique). Vous croiserez aussi de bonnes amies se traitant de salopes en riant aux éclats. N'ayez pas peur. C'est chaleureux. Affectueux. Mignon. Bizarre, oui, aussi.
RÈGLE N°3 : LES PETITS SURNOMS
A l'opposé, les Parisiennes de sexe féminin affectionnent particulièrement les petits noms régressifs et collants comme des bonbons, qu'elles distribuent à tout le monde et sans aucun sens commun : "chouchou", "chéri(e)", "cocotte", "baby" ou "sweetie" (voir plus bas pour les anglicismes) sont entendus à tous les coins de rue, et pas forcément entre personnes qui se connaissent bien. Personnellement, j'ai connu des attachées de presse qui m'appelaient "Ma belle" ou "Pupuce" après m'avoir eu une fois 5 secondes au téléphone. On s'y fait (ou pas).
RÈGLE N°4 : L'ESPRIT VAN DAMME
Un autre caractère distinctif du patois parisien est son amour des anglicismes : ici, tout le monde est Jean-Claude Van Damme, et semble avoir oublié les plus élémentaires des mots français. Quelqu'un de mignon, par exemple, n'est pas mignon, mais "cute". Un truc évident n'est pas évident, mais "so obvious". Une fille à la mode n'est pas à la mode, mais "fashion", et elle porte pas les indispensables de la saison, mais les "must-have", comme son sac qui n'est pas un sac mais un "it-bag". Un rendez-vous galant est un "date", et une cible potentielle (amoureuse, s'entend) est une "target". Une rumeur est un "buzz", une personne célèbre est un "people", un truc incroyable est forcément "amazing", et on peut crier "Yeah !", "My god !", "Fuck !" ou "Nice !" pour à peu près n'importe quelle raison sans que personne ne nous regarde de travers. Que voulez-vous, c'est "so frenchy" (...?!).
RÈGLE N°5 : LE VERLAN À LA SAUCE PIVOT
Dans la série contradictoire, n'hésitez pas à faire le grand écart entre élégance à l'ancienne et jeunisme éhonté. C'est-à-dire :
1/ Pratiquez une grammaire impeccable, un vocabulaire précis, des tournures de phrase dignes des plus austères écrivains du XIX° siècle, bref, exprimez-vous plus que correctement. On n'est pas chez les bouseux, je vous rappelle.
2/ Assaisonnez-les de références littéraires, picturales ou musicales de qualité (ce qui prouve que vous avez de l'éducation, comme tout bon Parisien qui se respecte), et ce, même si ce n'est avec aucun à-propos - votre interlocuteur pensera de toutes façons que s'il ne saisit pas le rapport avec le sujet, c'est qu'il manque de culture, et donc, fera semblant de comprendre d'un air entendu. Ne lésinez pas.
3/ Insérez dans tout cela quelques mots de verlan, ou les grossièretés dont on parlait plus haut. Ajoutez-y un bon vieil anglicisme, et paf, vous serez parfaitement local !
--> Par exemple, si à un dîner, le maître de maison vous demande ce que vous faites dans la vie, vous pouvez répondre : "Putain, j'eusse préféré que nous parlions d'autre chose que de labeur, c'est trop relou ! Dear god, ces mets sont si délicieux, votre meuf est une cuisinière hallucinante, digne des demoiselles d'Avignon de ce bon vieux Picasso !"
(... ou pas, j'ai comme un doute sur ma phrase, tout à coup).
RÈGLE N°6 : EXCESSIF OU BLASÉ ?
Autre chose : on parle souvent des Marseillais pour leur côté "exagérant". Il semblerait que les Parisiens, pourtant ennemis jurés de leurs cousins du Sud (et je ne parle pas que du foot), veulent les concurrencer dans ce domaine. Certain(e)s Parisien(ne) ont du mal avec la demi-mesure : tout est dingue (ou amazing), énorme, hallucinant, et une bonne chanson ou un bon film sont des "tueries", voire des "boucheries". Si vous trébuchez dans le métro, c'était une expérience "atroce", voire "horrible". Si vous avez croisé un mec pas mal, il était "juste sublime". Ah d'ailleurs, je profite de cet exemple pour introduire le mot "juste", absolument indispensable (et insupportable), à replacer à toutes les sauces, qu'importe le contexte (exs : cette jupe est juste parfaite, mon boss est juste trop con, je vais juste trop me suicider ...).
Mais ce côté too much (oui, too much, je suis parisienne, je pratique l'anglicisme) est un peu trop bas de gamme, en réalité. Si vous souhaitez vraiment la jouer Paris pointu, soyez au contraire extrêmement tiède : ce restaurant est "pas mal", cette top-model est "assez jolie", ce Kandinsky est "correct" ... Vous trouvez que ça donne l'air chiant ? Pas du tout, malheureux ! Ca donne l'air BLASÉ. Le Parisien adore être blasé. Parce qu'il a tout vu, tout fait, tout entendu, sachez-le. L'enthousiasme exagéré marque, selon lui, l'inexpérience, la naïveté. Soyez revenu de tout, désabusé, sceptique, et Delanoë vous sacrera illico citoyen d'honneur.
RÈGLE N°7 : VOTRE CORPS PARLE
Côté langage du corps, attention : ne commettez jamais l'erreur fatale (erreur dite "juste horrible") de saluer quelqu'un en lui faisant plus de 2 bises ... ! Cela marquerait immédiatement votre provincialité, voire pire, votre banlieusité, et vous rejetterait illico dans les limbes de la société parisienne. Deux bises, donc, voire pas du tout (c'est étrange, c'est distingué, c'est classe). Vous pouvez éventuellement, si vous êtes un(e) vrai(e) dingue en quête du style le plus pointu, en faire une seule. Cela aura en plus l'avantage de laisser votre interlocuteur dans le vent, et marquera donc votre supériorité un bref instant - le Parisien aime à marquer sa supériorité. Bref, tentez, ça peut être amusant.
N'hésitez pas, langage du corps toujours, à toucher : bien loin de la froideur qu'on lui prête parfois, les Parisien(ne)s touchent, et se laissent toucher. Une main sur le bras, sur l'épaule, un frôlement ... Peut-être à cause de (ou grâce à) l'ambiance de flirt qui plane dans le ville, Paris a les mains baladeuses. Entre gens de bonne compagnie, s'entend.
Voilà, vous avez désormais une bonne base pour être bilingue (ou plutôt "total fluent") en parisien. Exercez-vous, et pratiquez le plus possible, cela vous fera aisément gagner la sympathie des locaux. Bordel de fuck.
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Parler français n'est pas suffisant pour devenir Parisien(ne) : à l'instar du breton ou du corse, un patois typiquement local permet aux habitants de la ville lumière de communiquer entre eux, se reconnaître et se différencier des maudits estrangers. Vocabulaire, attitudes, expressions : maîtrisez le langage du cru !
RÈGLE N°1 : LA POLITESSE, UNE ESPÈCE RARE
Commençons par le plus élémentaire : le "bonjour". Sachez que vous ne l'emploierez pas beaucoup. En effet, que ce soit avec les voisins, les commerçants ou au boulot, Paris n'est pas friand du Bonjour, voire du Merci ou du Au Revoir. Pas que les locaux soient grossiers, non (ils mourraient de honte plutôt que de l'être), simplement, ils n'ont pas le temps, ou bien ils ne vous ont pas vu. Enfin, parfois, certains y arrivent, heureusement. Mais ne soyez pas trop à cheval sur la politesse si vous voulez être serein à Paris. Cela concerne également les portes que l'on tient (uniquement aux jeunes et jolies femmes en robe, les autres peuvent décéder) ou tout autre type de règle de bienséance. Vous trouvez ça rude ? Mais pas du tout : on n'a pas le temps, c'est tout ! Je vous le répète ici pour la énième fois : LE PARISIEN EST PRESSÉ. Point.
A noter : si vous dites bonjours à des amis (ça, ça se fait), jouez la internationale : Hola, Hello, Hi, Hey, voire Salam Aleykoum sont tout à fait acceptables, voire recommandés dans les salutations. Et oui, sous ses dehors d'ours bourru, le Parisien est cosmopolite et aime à s'ouvrir au monde.
RÈGLE N°2 : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE
Ces coquins de Parisiens ont généralement un langage fleuri : noms d'oiseau, vocabulaire de charretier, insultes tendrement proférées ... Ne soyez pas effrayés par le côté coloré de leurs échanges ! Ici, un "Sale enfoiré !" accompagné d'une bourrade est considéré comme affectueux, et, en voiture, le conducteur parisien est systématiquement atteint du syndrôme de Tourette (c'est génétique). Vous croiserez aussi de bonnes amies se traitant de salopes en riant aux éclats. N'ayez pas peur. C'est chaleureux. Affectueux. Mignon. Bizarre, oui, aussi.
RÈGLE N°3 : LES PETITS SURNOMS
A l'opposé, les Parisiennes de sexe féminin affectionnent particulièrement les petits noms régressifs et collants comme des bonbons, qu'elles distribuent à tout le monde et sans aucun sens commun : "chouchou", "chéri(e)", "cocotte", "baby" ou "sweetie" (voir plus bas pour les anglicismes) sont entendus à tous les coins de rue, et pas forcément entre personnes qui se connaissent bien. Personnellement, j'ai connu des attachées de presse qui m'appelaient "Ma belle" ou "Pupuce" après m'avoir eu une fois 5 secondes au téléphone. On s'y fait (ou pas).
RÈGLE N°4 : L'ESPRIT VAN DAMME
Un autre caractère distinctif du patois parisien est son amour des anglicismes : ici, tout le monde est Jean-Claude Van Damme, et semble avoir oublié les plus élémentaires des mots français. Quelqu'un de mignon, par exemple, n'est pas mignon, mais "cute". Un truc évident n'est pas évident, mais "so obvious". Une fille à la mode n'est pas à la mode, mais "fashion", et elle porte pas les indispensables de la saison, mais les "must-have", comme son sac qui n'est pas un sac mais un "it-bag". Un rendez-vous galant est un "date", et une cible potentielle (amoureuse, s'entend) est une "target". Une rumeur est un "buzz", une personne célèbre est un "people", un truc incroyable est forcément "amazing", et on peut crier "Yeah !", "My god !", "Fuck !" ou "Nice !" pour à peu près n'importe quelle raison sans que personne ne nous regarde de travers. Que voulez-vous, c'est "so frenchy" (...?!).

RÈGLE N°5 : LE VERLAN À LA SAUCE PIVOT
Dans la série contradictoire, n'hésitez pas à faire le grand écart entre élégance à l'ancienne et jeunisme éhonté. C'est-à-dire :
1/ Pratiquez une grammaire impeccable, un vocabulaire précis, des tournures de phrase dignes des plus austères écrivains du XIX° siècle, bref, exprimez-vous plus que correctement. On n'est pas chez les bouseux, je vous rappelle.
2/ Assaisonnez-les de références littéraires, picturales ou musicales de qualité (ce qui prouve que vous avez de l'éducation, comme tout bon Parisien qui se respecte), et ce, même si ce n'est avec aucun à-propos - votre interlocuteur pensera de toutes façons que s'il ne saisit pas le rapport avec le sujet, c'est qu'il manque de culture, et donc, fera semblant de comprendre d'un air entendu. Ne lésinez pas.
3/ Insérez dans tout cela quelques mots de verlan, ou les grossièretés dont on parlait plus haut. Ajoutez-y un bon vieil anglicisme, et paf, vous serez parfaitement local !
--> Par exemple, si à un dîner, le maître de maison vous demande ce que vous faites dans la vie, vous pouvez répondre : "Putain, j'eusse préféré que nous parlions d'autre chose que de labeur, c'est trop relou ! Dear god, ces mets sont si délicieux, votre meuf est une cuisinière hallucinante, digne des demoiselles d'Avignon de ce bon vieux Picasso !"
(... ou pas, j'ai comme un doute sur ma phrase, tout à coup).
RÈGLE N°6 : EXCESSIF OU BLASÉ ?
Autre chose : on parle souvent des Marseillais pour leur côté "exagérant". Il semblerait que les Parisiens, pourtant ennemis jurés de leurs cousins du Sud (et je ne parle pas que du foot), veulent les concurrencer dans ce domaine. Certain(e)s Parisien(ne) ont du mal avec la demi-mesure : tout est dingue (ou amazing), énorme, hallucinant, et une bonne chanson ou un bon film sont des "tueries", voire des "boucheries". Si vous trébuchez dans le métro, c'était une expérience "atroce", voire "horrible". Si vous avez croisé un mec pas mal, il était "juste sublime". Ah d'ailleurs, je profite de cet exemple pour introduire le mot "juste", absolument indispensable (et insupportable), à replacer à toutes les sauces, qu'importe le contexte (exs : cette jupe est juste parfaite, mon boss est juste trop con, je vais juste trop me suicider ...).
Mais ce côté too much (oui, too much, je suis parisienne, je pratique l'anglicisme) est un peu trop bas de gamme, en réalité. Si vous souhaitez vraiment la jouer Paris pointu, soyez au contraire extrêmement tiède : ce restaurant est "pas mal", cette top-model est "assez jolie", ce Kandinsky est "correct" ... Vous trouvez que ça donne l'air chiant ? Pas du tout, malheureux ! Ca donne l'air BLASÉ. Le Parisien adore être blasé. Parce qu'il a tout vu, tout fait, tout entendu, sachez-le. L'enthousiasme exagéré marque, selon lui, l'inexpérience, la naïveté. Soyez revenu de tout, désabusé, sceptique, et Delanoë vous sacrera illico citoyen d'honneur.
RÈGLE N°7 : VOTRE CORPS PARLE
Côté langage du corps, attention : ne commettez jamais l'erreur fatale (erreur dite "juste horrible") de saluer quelqu'un en lui faisant plus de 2 bises ... ! Cela marquerait immédiatement votre provincialité, voire pire, votre banlieusité, et vous rejetterait illico dans les limbes de la société parisienne. Deux bises, donc, voire pas du tout (c'est étrange, c'est distingué, c'est classe). Vous pouvez éventuellement, si vous êtes un(e) vrai(e) dingue en quête du style le plus pointu, en faire une seule. Cela aura en plus l'avantage de laisser votre interlocuteur dans le vent, et marquera donc votre supériorité un bref instant - le Parisien aime à marquer sa supériorité. Bref, tentez, ça peut être amusant.
N'hésitez pas, langage du corps toujours, à toucher : bien loin de la froideur qu'on lui prête parfois, les Parisien(ne)s touchent, et se laissent toucher. Une main sur le bras, sur l'épaule, un frôlement ... Peut-être à cause de (ou grâce à) l'ambiance de flirt qui plane dans le ville, Paris a les mains baladeuses. Entre gens de bonne compagnie, s'entend.
Voilà, vous avez désormais une bonne base pour être bilingue (ou plutôt "total fluent") en parisien. Exercez-vous, et pratiquez le plus possible, cela vous fera aisément gagner la sympathie des locaux. Bordel de fuck.
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Mise à jour le Vendredi, 13 Novembre 2009 14:53 |
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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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