Déplacements
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Écrit par Webmaster
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Jeudi, 24 Décembre 2009 10:23 |
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Sans égaler Rome, Paris est tout de même une sacrée ville à scoots et motos. Ultra pratique, méga dangereux et merveilleusement addictif, le deux-roues peut devenir l'un de vos meilleurs atouts pour être un(e) parfait(e) Parisien(ne) pur jus. Domptez-le sans attendre !
De la vieille Vespa à la Triumph Daytona 675, du bébé scoot au gros MP3, de Yamaha à Piaggio en passant par Harley, notre chère Ville Lumière regorge de deux-roues motorisés qui s'agitent et bourdonnent gaiement telles des abeilles à la ruche. Tentant, ce mode de déplacement permet d'éviter - en partie - les classiques problèmes du conducteur de voiture : embouteillages, parkings, camion des poubelles bloquant la rue pendant une plombe ... Il permet également d'éviter la RATP (ce qui parfois, n'est pas un mal) et les taxis (ce qui n'est jamais un mal). Et donne à son propriétaire une autonomie, une liberté et un gain de temps proprement fantastiques. Certes, c'est extrêmement dangereux. Généralement, plus on a d'expérience, moins on roule vite (ou bourré). Quoiqu'il en soit, le deux-roues local, très souvent adopté par les vrais amoureux de Paris, n'a rien à voir avec son cousin des champs : apprenez donc toutes les ficelles de cet étrange animal parisien, afin de le chevaucher fièrement intra-muros.
Quel modèle choisir pour être un bon biker parisien ?
La bonne nouvelle, de ce côté-là, c'est que presque tout est possible. Avec ou sans permis voiture, avec ou sans permis moto, avec ou sans expérience, avec ou sans beau design, avec ou sans neurone, vous pouvez toujours trouver chaussure à votre roue.
- Côté motos :
Bien sûr, on ne va pas se mentir, vous êtes - je vous le rappelle ! - à PARIS. Donc vous évitez les deux roues ploucs, bourrins ou en plastique jaune, un minimum d'élégance était tout de même requis. Si vous êtes un homme viril, vous adorez les belles motos qui en ont sous le capot, mais gardez une certaine sobriété (pitié, surtout pas de bike de cross aux couleurs vives, blouson en cuir bariolé et casque assortis). Les belles BMW, par exemple noir mat, sont parfaitement dans le mood de la ville. Les V-Max aussi, parce que ça fait vintage.
- Côté scoots :
Si vous faites plutôt partie des Parisiens minets, rockers, écrivains, journalistes ou pubards, la bonne vieille Vespa tenant toujours le haut du pavé du style, vous pouvez choisir l'un de ses modèles les yeux fermés (rouvrez-les juste pour conduire). D'une manière générale, les 50 cm3 sont à éviter : trop petits, trop lents (et donc plus dangereux), un peu petite frappe. Sauf quand on s'appelle Arthur H (là, c'est autorisé).
Les 125 sont beaucoup plus acceptables. Piaggio, Yamaha ou Honda étant les marques les plus sûres. À noter : actuellement dans Paris, la hypitude totale est au MP3, ce gros scoot à trois roues (les deux roues étant devant, hein, pas derrière, on n'est pas en maternelle). Très sécurisants, bien dessinés, ils permettent de faire les farauds en ne posant jamais le pied par terre, et cartonnent actuellement chez les jeunes branchés. Bon, ils coûtent un bras, mais ça c'est Paris, vous le savez bien maintenant.
Où garer son deux-roues à Paris ?
Épineux problème. Le top du top, c'est évidemment de se trouver un emplacement sur parking deux roues (très bien faits, et de plus en plus nombreux). Ce qui n'est pas facile. La municipalité fait des efforts, mais n’y a aujourd’hui que 36.000 places de stationnement pour les 110.000 deux-roues motorisés dans la ville. À une époque, on pouvait se garer sur les trottoirs pour pallier le problème (à condition de ne pas gêner le passage bien entendu), mais en 2003, la règle a changé. Du coup, le nombre de contraventions pour stationnement sur les trottoirs a augmenté de 364 % entre 2003 et 2006 ... ! Je crois y avoir beaucoup contribué.
Alors, quand on ne trouve pas de place sur un parking deux roues (qui sont vite plein), où se garer ?
Vous avez le choix entre :
- Un parking perso : Si vous avez la chance d'en avoir un avec votre appart ou votre maison, c'est super. Enfin je vous dis ça ... Mon deuxième scoot s'est fait voler dans un parking souterrain privé, accessible par carte, et enfermé dans un box cadenassé. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking du bureau : Si vous travaillez en entreprise, n'hésitez pas à garer votre scooter dans le parking de la boite si vous le pouvez. Enfin je vous dis ça ... Moi, à part l'hiver ou quand il pleut, j'ai trop la flemme, je le laisse dehors. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking payant : Alors là, je dis non, je m'insurge et je crie. En bas de chez moi, il existe un parking qui propose le tarif suivant par mois : 255 € pour les voitures, 150 € pour les deux roues. Pardon mais je ne suis pas milliardaire. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le trottoir : 35 € d'amende. Les flics passent toutes les trois minutes. C'est vous qui voyez. Personnellement, je pratique assez. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Les emplacements voiture : Souvent, il reste un espace suffisant entre deux voitures pour pouvoir y glisser son deux roues sans gêner leur sortie. Souvent, on a trop envie de se mettre là, parce que c'est pratique, joli, facile. Mauvaise nouvelle : en vous garant là, vous pouvez 1. Ecoper d’une amende (ça dépend des pervenches, certains vous verbalisent, d'autres non, il n'y a aucune logique), 2. Vous faire renverser votre scooter (par l'automobiliste énervé qui veut se mettre là), 3. Retrouver votre moto sur le trottoir (des automobilistes se sont dit que vous seriez mieux là). Bref, ce n'est pas une super idée. Personnellement, je le fais tout le temps. Mais je ne suis pas un bon exemple.
Comment conduire « à la parisienne » en deux roues ?
Un peu comme pour les automobilistes, le motard ou scoot man parisien se doit de respecter quelques règles absurdes s'il veut ressembler aux locaux.
Et là encore, je précise : "Prière de ne pas prendre au sérieux en tant que véritables conseils de conduite les lignes qui vont suivre, c'est de la blague et c’est dangereux."
Merci de votre compréhension, voire de votre sens de l'humour.
Pour "bien conduire" à Paris, vous devez absolument :
- Vous faufiler comme une anguille entre les files de voiture, bien sûr. Même si elles sont en train de rouler. Même si certaines risquent de déboîter sans clignotant. Même si vous flippez comme un dingue.
- Prendre des sens interdits, des pistes cyclables, des trottoirs. Sinon, pourquoi rouler en deux roues ? Ah oui, les voies de bus aussi, 80 € d'amende. Ma spécialité. Surtout celui du boulevard Magenta.
- Klaxonner autant que les voitures (il n'y pas de raison).
- Téléphoner en conduisant (il n'y a pas de raison - bis), le portable dans le casque, bien calé contre la mâchoire, ou alors avec une oreillette filaire.
- Devenir totalement fou quand les voitures, au lieu de vous laisser passer, font exprès de mal se positionner pour que vous aussi, vous soyez bloqués (les autos sont jalouses des deux roues). Harcelez le conducteur au klaxon pour qu'il se décale et vous laisse passer. Au besoin, explosez un ou deux rétroviseurs pour vous faire comprendre. C'est plus vivant.
- Faire queue de poisson sur queue de poisson (pour saisir la technique, observez les coursiers).
- Vous garer sur les trottoirs (oui, malgré les prunes. Vous êtes Parisien, vous aimez les prunes).
- Déclarer la guerre aux vélos, ces créatures du diable qui grillent tous les feux en vous toisant de haut parce que "eux, ils ne polluent pas". Certes, ils ne polluent pas, mais ils manquent de provoquer 382 accidents par jour grâce à leur façon si spéciale de respecter le code de la route. Ce sont vos ennemis. Ce sont des hyènes. Jetez leur des regards de colère aux feux rouges (ah non, pardon, ils n'y restent jamais).
- Connaître Paris comme votre poche : vous devez pouvoir aller partout par les meilleurs chemins. Sinon vous n'êtes pas un vrai Parisien, et encore moins un vrai deux roues parisien. Ca se travaille. Idem pour les stations d'essence, surtout celles ouvertes la nuit ou le dimanche.
- Ne jamais attacher votre deux roues. Oui, c'est risqué. Mais ça vous saoule. Et puis ça salit les mains.
- Devenir très ami avec votre garagiste. Il va vous devenir plus essentiel encore que votre médecin.
- Maîtriser la conduite sous pluie. Un enfer. Mais on ne va pas prendre le métro pour autant, quelle horreur.
- Sauf, à la limite, en cas de neige (ce qui arrive trois jours max par an ici), utilisez votre scoot jour et nuit, sans jamais l'abandonner. C'est votre double, votre moitié, votre tiers si on compte votre téléphone portable. Utiliser le pour aller au boulot, sortir, aller au sport, chercher le pain.
Les accessoires indispensables du biker parisien
- Un casque modulable (= pas un bol, pas un intégral, mais le modèle où la mâchoire se relève en faisant clac clac). La classe ultime.
- Pas de pare-brise (on ne voit rien dès qu'il pleut - c'est à dire tout le temps - et dès qu'il fait nuit). Mais surtout, c'est laid.
- Un tablier fixé à l'avant du scooter (parce qu'il pleut tout le temps, et qu'il fait souvent froid, et que si vous êtes une fille, les robes vous laissent les gambettes à l’air).
- Un top case de taille conséquente (même si c'est stylé de vous balader avec votre casque à la main, vous serez vite content de vous en débarrasser).
- Une paire de lunettes de soleil (certes parce que vous êtes une star, mais surtout parce qu’en en deux roues c'est indispensable).
- Un plan de Paris (ou l'appli "Maps" de l'iPhone).
- Votre carte grise + permis de conduire (les flics adorent nous arrêter, je ne sais pas pourquoi, tenez-vous prêt aux "contrôles de routine").
- Pour les filles : une paire de talons dans le top case (au cas où vous soyez à plat et que la soirée s'improvise). Idem pour du maquillage, un pull, une bouteille d'eau ... Votre scooter deviendra vite une sorte de mini résidence secondaire, d'où le top case "de taille conséquente" mentionné plus haut.
Bonne route les jeunes !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:27 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:05 |
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D'après Michel Audiard, "conduire dans Paris, c'est une question de vocabulaire". Certes, et de nerfs solides, aussi. Vous voulez rouler en voiture dans la plus belle capitale du monde ? Pas de souci, jeune inconscient. Nous vous livrons ici tous les secrets pour y parvenir haut la main - et bas le pied. Amusez-vous bien !
Test simple : prenez une voiture immatriculée 75, baladez-vous dans n'importe quelle région de France (exceptée l'IDF), et observez le comportement des gens que vous croisez. Bras d'honneurs, regards exaspérés, insultes ... Qu'on se le dise : le conducteur parisien est extrêmement célèbre. Sa malheureuse réputation franchit les frontières comme Johnny la Suisse. Vous trouvez ça injuste ? Vous avez raison : le Parisien, roi du bitume, est pourtant un très, très bon conducteur. Qui, en plus, s'éclate comme un petit fou au volant. Et sa compagne la Parisienne n'est pas en reste, loin de là.
Mais question : comment les identifier, mise à part leur plaque au numéro si controversé ? Simple. Si vous voyez un conducteur (ou une conductrice) atteint du syndrôme de Tourette, qui klaxonne à tout va, double, s'énerve, ne connaît pas le mot "clignotant", accélère à l'orange, insulte les socialistes et se gare sur un trottoir en écrasant une poubelle tout en se remettant du rouge à lèvres au téléphone, vous pouvez être tranquille, c'est un Parisien.
Fasciné par ce portrait haut en couleurs et ô combien pittoresque, vous souhaitez vous aussi savoir conduire en parfait capitaleux ? Facile ! On vous donne le mode d'emploi. Bon courage.
NDLR : Ca m'ennuie de mettre ça (les mentions légales m'ennuient profondément), mais j'y suis hélas obligée : "Prière de ne pas prendre au sérieux en tant que véritables conseil de conduite les lignes qui vont suivre, c'est une blague, c'est haha, oh non faites attention la route c'est dangereux." Merci de votre compréhension, voire de votre sens de l'humour).
LES 10 ASTUCES ESSENTIELLES POUR "BIEN" CONDUIRE À PARIS
Règle N°1 : Doubler tout le temps
C'est l'évidence. A ce stade des différentes leçons sur les habitants de la Ville Lumière, nous savons que le Parisien se doit d'être le plus fort, le premier en tout, etc, etc. Aussi est-il parfaitement logique que, au volant, il agisse de même. Être le premier en voiture, ça veut dire dépasser celui de devant. Et donc, doubler. Partout, tout le temps. Apprenez à slalomer, vous infiltrer, accélérer sans aucun sens commun, bref, toujours doubler tous les autres véhicules par tous les moyens possibles. Il en va de votre réputation.
Règle N°2 : Klaxonner tout le temps
Aaah, le doux chant du klaxon citadin ... Telle une musique entêtante, il enchante votre quotidien et rythme toute promenade à travers la capitale. Si vous voulez être un vrai local, vous vous devez de participer à ce joyeux concert, apportant votre propre instrument à la mélodieuse cacophonie ambiante. Alors vous aussi, klaxonnez ! Vous pensez ne pas en avoir l'occasion ? Bien sûr que si, malheureux ! Le secret, c'est qu'il n'y a PAS besoin d'une occasion ... Il suffit de le faire tout le temps. Une voiture a mis (au moins) 2 secondes avant de démarrer au feu vert ? Klaxonnez ! Un piéton traverse alors qu'il en a parfaitement le droit ? Klaxonnez ! Une jolie fille passe sur le trottoir ? Klaxonnez ! Vous apercevez un motard dont la tête ne vous revient pas ? Klaxonnez ! Vous avez envie d'énerver tout le monde ? Klaxonnez encore et encore ! C'est tellement joyeux.
Règle N°3 : Se garer n'importe comment
Très important, la façon de se garer. Vous avez appris à faire de sages créneaux en passant votre permis ? Oubliez tout cela quand vous conduisez à Paris, car ici, tout est différent. D'abord, on ne respecte JAMAIS les places de parking - c'est inutile et vulgaire. Garez-vous n'importe comment, n'importe où (oui, ce bateau, là, c'est très bien, et cette sortie de pompiers aussi, le trottoir, c'est parfait, et la place réservée handicapés, encore mieux). Ensuite, n'hésitez pas à retrouver votre âme d'enfant en faisant de l'auto-tamponneuse : pour vous glisser dans une place trop petite, le jeu consiste à pousser les pare-chocs de vos voisines de chaque côté afin de faire votre trou. C'est l'fun, hein ?
A noter : si vous vous inquiétez des contraventions en vous garant n'importe comment, sachez que tout bon Parisien qui se respecte a des prunes (non payées) dans son portefeuille. C'est comme un écusson de la ville, une preuve de votre appartenance. De toutes façons, même si vous vous garez bien, vous en recevrez, donc autant ne pas se faire suer.
Règle N°4 : S'énerver sans raison
Cette règle aurait mérité de figurer en numéro 1. S'énerver au volant est, à Paris, une sorte de hobby pittoresque. Par principe, de la même manière que vous klaxonnez sans raison, n'hésitez pas à soupirer, crier, froncer les sourcils, vous fouetter les sangs et - surtout - insulter tous ceux qui croisent votre chemin (de toutes façons, ils feront pareil). Même si vous avez tort. Même si les messieurs qui vident les poubelles ou livrent des cartons, là, devant vous, font simplement leur travail - vous vous en foutez, de leur travail, vous êtes pressés. Ce vélo qui dépasse de la piste cyclable, cette femme qui ne sait pas faire un créneau (c'est normal, c'est une femme), cette vieille dame qui met une heure à traverser, pfiouuu, quels boulets ! Tempêtez, colérez. Et vous ferez parfaitement couleur locale.
Règle N°5 : Ne jamais (jamais !) utiliser son clignotant
Alors ça, c'est carrément un principe capital. A Paris, les voitures perdent automatiquement leur clignotant. Peut-être qu'en entrant dans la ville, on les démonte, ou alors les voitures vendues sous plaque 75 sont montées en série sans, mais toujours est-il qu'un clignotant ici n'a aucun intérêt, et l'utiliser est même très mal vu. Oubliez le.
Règle N°6 : Narguer les radars
Un bon Parisien sait toujours exactement où le gouvernement planque ses radars. Aussi, l'un de ses sports favoris est de rouler à tombeau ouvert dans les zones libres, puis de freiner comme un bâtard à l'approche d'une zone radarisée, où il roulera sagement comme une grand-mère, un beau sourire aux lèvres. Avant de repartir écraser la population en lançant un grand rire sardonique. Vous allez me dire : mais comment sait-il où ils sont, et pourquoi la police ne les déplace-t-elle pas afin de piéger les conducteurs ... ? Je m'abstiendrai de dire du mal de la police. Mais sachez que sur ce site, elle vous livre avec une naïveté touchante sa "Carte des radars automatiques, des emplacements des radars mobiles embarqués et des caméras de surveillance installées dans les couloirs de bus", afin d'être sûre que vous sachiez où elle se trouve. Tout est normal.
Règle N°7 : Accélérer à l'orange
Dans la mythiquissime série télé "Twin Peaks", de David Lynch, l'agent du FBI Dale Cooper est étonné et ravi de remarquer que dans ce petit village américain, on ralentit au feu orange. Cooper, comme les Parisiens, a plus l'habitude de ces grandes villes où le feu orange ne signifie pas du tout "Attention, calme-toi, c'est bientôt rouge", mais bien au contraire : "Vite, vite, appuie sur le champi, sinon tu vas rater le coche". Sachant que la vraie classe, c'est de le passer à l'orange bien mûr. Si vous écrasez quelqu'un, on appelle ça une orange sanguine (... Quoi ? Rhô, ça va, détendez-vous, si on peut plus rigoler ...).
Règle N°8 : Faire plein de trucs sympas au volant (sauf conduire)
Les Parisien(ne)s, vous le savez bien maintenant, n'aiment pas faire comme tout le monde. Ils aiment se distinguer et marquer leur différence, loin des vulgaires moutons de Panurge. Et bien, au volant, c'est pareil ! Puisqu'une voiture est faite pour conduire, eux, ils préfèrent y pratiquer d'autres activités : téléphoner en conf-call, se curer le nez, se remaquiller, écrire des textos, lire un bouquin, fumer, boire un verre, broder un canevas au point de croix ... Pressé, le Parisien pratique le "temps masqué" et aime faire plusieurs choses à la fois. Bien sûr que c'est dangereux, mais c'est utile et rigolo. Parfois, les flics s'en aperçoivent et sévissent. Mais toujours, il recommence. Quelle force de caractère, quand même, c'est admirable.
Règle N°9 : Insulter les socialistes
Le Parisien en voiture n'aime pas les socialistes. Même s'il est de gauche, et même s'il s'appelle Jean-Michel Delanoë. Car les socialistes veulent la mort de la voiture à Paris. Le "Plan de déplacements" de la Mairie vise à réduire considérablement la circulation automobile dans la capitale d'ici à 2020, grâce au vert Denis Baupin. On parle de 40% de réduction de la circulation par rapport à 2001. C'est de là que sont nés, par exemple, les murs de la lamentation qui protègent dorénavant les voies de bus, ou encore le fielleux projet de fermer un jour la voie Pompidou (= la meilleure amie des conducteurs parigots). Récemment, on nous a aussi annoncé l'Autolib', ou Vélib' des voitures. Tout ceci est pain béni pour les Parisiens non conducteurs, mais élucubration du Diable pour les autres. Choisissez votre camp.
Règle N°10 : Aimer la foule
Soyons clairs : dans les rues, plus on est de fous, plus on rit, et tout ce cirque ( = les 9 règles précédentes) ne vaut le coup que si vous êtes nombreux ! La vraie teuf parisienne, c'est sur le bitume qu'elle a lieu. Quel intérêt de rouler n'importe comment si vous n'avez pas d'amis conducteurs autour de vous avec qui vous insulter gaiement, voire vous rentrer dedans ? Que vaut le périphérique quand il est vide et non dangereux ? Pourquoi partir en vacances en décalé, au risque de rater les bouchons qui poussent Bison Fûté au suicide ? Un vrai conducteur parisien ne roule qu'aux heures de pointe dans les lieux les plus fréquentés, il connaît les places-to-be, et aime retrouver ses amis en foule dans les endroits qui comptent. Un peu comme pour les bars, en somme. Quel hypeur, celui-là, alors.
C'est tout ... Have a good ride !
Et si vous préférez vous déplacer à pied, c'est ici.
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 09:56 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 13:53 |
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Le taxi parisien, c'est un peu comme l'Alka-Seltzer un lendemain de cuite : bien qu'utile, on aimerait pourtant ne jamais avoir besoin de lui, et souvent, on s'aperçoit avec effarement qu'on ne sait pas où le trouver. Conduits par les pires comme par les meilleurs, synonyme de sauvetage autant que de cauchemar, le taco parigot se maîtrise plutôt facilement quand on sait par quel bout le prendre. En voiture.
Par rapport au reste de la France, Paris est extrêmement pourvu en taxis : si l'on compte moins de 50.000 véhicules sur le territoire, plus de 17.000 roulent dans notre belle capitale (et ses communes voisines). Ca paraît beaucoup, hein ? Pourtant, la dernière fois que vous avez essayé de trouver un taxi en urgence, votre arrière-petit-fils est mort de vieillesse avant que votre recherche n'aboutisse. C'est un fait : à Paris, les taxis pullulent, mais on n'en trouve jamais quand on en a besoin. Souvent, ils conduisent comme des adolescents revanchards, et en plus, ils se permettent d'être désagréables. Je vous rassure : leurs clients aussi. Afin que tout se passe au mieux, apprenez à découvrir ce mode de transport joyeusement folklorique, typique et haut en couleurs que nous nommons affectueusement le "cab", le "tacos", ou encore le "tax". Bon courage. √ POURQUOI C'EST LA GUERRE Comme dit plus haut, il est extrêmement difficile de choper un cab quand on en a besoin dans cette ville surpeuplée. Généralement, les bornes sont désertes (de véhicules, pas de clients), les appels sonnent dans le vide, et tous les véhicules que vous croisez sont occupés. Pourtant, chaque jour, 200.000 courses sont gaiement effectuées d'un bout à l'autre de la ville. Alors, pourquoi ce mystère ? Parce que, tout simplement, vous avez besoin d'eux en même temps que tout le monde : aux heures de pointe. C'est-à-dire, le matin entre 7 et 10, et le soir entre 17 et 20. Plus, bien sûr, le samedi vers minuit. Si ça vous fait râler, cher apprenti Parisien, sachez que les pauvres conducteurs aussi : ces heures de pointe, surembouteillées, ne leur permettent jamais de faire leur quota pour vivre. Or, le reste du temps, ils ne trouvent aucun client. Ce qui explique, peut-être, leur humeur délicate quand, enfin, vous en trouvez un de libre. Quand à la nuit du samedi, sachez que c'est un créneau très sympathique pour eux, puisque généralement, les clients sont bourrés, refusent de payer ou vomissent sur les sièges en cuir. Ambiance. √ COMMENT TROUVER UN TACOS COMME UN VRAI PARISIEN Quelques petites astuces pour vous faciliter l'enfer. ◊ Beware la lumière : Déjà, sachez une bonne fois pour toutes que si la lumière sur l'enseigne n'est pas totale et blanche, c'est que le taxi est pris. MÊME S'IL N'Y A PERSONNE DEDANS (il a été commandé). Ca vous paraît évident ? A moi aussi, mais je ne compte plus les fois où je vois de pauvres hères lever le bras et s'allonger désespérément sur la chaussée devant un taxi dont la petite lumière orange signale pourtant son indisponibilité. Ca m'agace, vous n'avez pas idée. Si j'étais chauffeur, je les écraserais un peu sans faire exprès. Pour être un vrai Parisien, par pitié, ne faites jamais cette grossière erreur : sachez différencier en une seconde le taxi libre du taxi pris. Merci. ◊ Fréquentez les bornes : Ensuite, quand vous galèrez comme un fou à la recherche d'un cab, sachez que celui-ci ne se balade pas dans toutes les petites rues de la ville, sauf s'il y est obligé, et donc, chargé (et donc, ça ne sert à rien). Généralement, les taxis cherchant clients se rendent aux gares, ou aux bornes, ce n'est pas une légende. Ca vous ennuie de marcher jusqu'à une borne ? Vous n'êtes pas au bout de vos peines : figurez-vous qu'en plus, ils ne vont pas à toutes. Car certaines ne drainent jamais de clients. Astuce, donc : à chaque fois que vous prenez un tacos, demandez-lui quelles sont les bornes les plus actives, et notez. Ca peut vous servir plus tard. Pour appeler les bornes près de chez vous, composez le 01 45 30 30 30 (prix d'une communication locale). Et pour toute les repérer sur un plan, cliquez ici. De rien.
◊ Chopez les bons numéros de téléphone : On connaît tous les Taxis Bleus ou G7. Problème : à l'heure où l'on en a besoin, généralement, on s'entend dire après 20 minutes de musique d'attente effroyable que désolé, aucun véhicule n'est disponible actuellement. Pour éviter ce genre de soucis, deux solutions : la première, c'est de commander votre taxi à l'avance. Certes, ça coûte un bras (5€ de résa en heure de pointe + trajet du taxi jusqu'à vous, sachant que généralement, il arrive de Marseille). Mais c'est très reposant. Deuxième solution, absolument géniale : obtenir le numéro spécial d'une entreprise. L'un de vos amis, votre père ou le mec d'une copine a forcément un accès urgence (et gratuit, puisque c'est la boite qui paye) pour obtenir un taxi rapidement sur le nom de son entreprise. Généralement, c'est un truc de chef qui se refile sous le manteau. Soulevez votre manteau, renseignez-vous, et une fois obtenu votre sésame, n'en parlez à personne. C'est un trésor inestimable, et tout vrai Parisien se doit de le posséder. ◊ Ne cassez pas leurs rétros : Dernière chose. Si un taxi tout à fait libre refuse de vous emmener quelque part sous prétexte que ça l'emmerde (il ne le dira pas comme ça et invoquera plutôt sa fin de service, son refus d'aller à la Défense le matin, ou le fait qu'il ne peut aller que dans l'ouest/est/nord/sud parce que c'est contre sa religion), ne vous énervez pas, n'insistez pas. Ca ne sert à rien. Ne cassez pas non plus son rétro, car s'il est physionomiste, vous sabotez peut-être un prochain sauvetage dans la ville un soir de disette. Les taxis sont vos amis. Toujours. √ DO'S ET DONT'S EN TAXI ◊ La première règle de comportement dans un taxi parisien, c'est d'être aimable. C'est la seule. L'unique. Vous devez, quoiqu'il arrive, être merveilleusement poli(e), agréable et avenant(e) avec le chauffeur devant vous. Oui, même si celui-ci est odieux, raciste, conduit comme un chauffard et n'a, visiblement, jamais appris à employer ces mots étranges et rares que sont "Bonjour", "Merci" ou "Au revoir". Je vous le rappelle pour mémoire : c'est lui qui conduit ... Si vous ne voulez pas qu'il ralentisse au feu vert, passe par la Bastille pour vous conduire de l'Alma à Boulogne, et n'ouvre grand la fenêtre par -30° tout en augmentant le volume des Grosses Têtes à 400 décibels, vraiment, je vous en conjure, fermez-la. Je sais, c'est insupportable, et votre orgueil de Parisien en prend un gros coup. Mais le véritable Parisien, s'il ne supporte pas de s'écraser, a aussi l'intelligence et la fourberie nécessaire pour savoir être hypocrite quand il le faut, c'est-à-dire quand il en a besoin : le taxi-con en est l'un des cas inévitables. Soyez forts. ◊ Si vous avez un itinéraire préféré, indiquez-le gentiment mais fermement dès le début du trajet. Mais là encore, si vous pouvez la fermer, c'est mieux. ◊ Si vous n'êtes pas d'accord avec le tarif, fermez-la (oui, toujours) et révisez en cliquant ici. ◊ Si vous avez commandé votre taxi par téléphone et qu'en entrant dans la voiture, vous constatez avec effarement qu'il y a déjà 17€ au compteur, vous pouvez bien entendu râler et refuser de payer cette infâme arnaque, mais dans ce cas, vous irez à pied. Donc une fois de plus, fermez-la. Le chemin est difficile jusqu'à la sagesse, je sais. ◊ Pour éviter au maximum ce souci récurrent, ne croyez jamais l'opératrice quand elle vous dit d'une voix de miel que le véhicule sera en bas de chez vous dans 9 minutes. En fait, elle veut dire 4, et ricane intérieurement en pensant à ce que le chauffeur va se mettre dans la poche pendant les 5 minutes de différence. ◊ Pour être un vrai Parisien, n'hésitez pas à laisser de temps à autre votre téléphone portable sur la banquette arrière. Quand on habite cette ville, la coutume de perdre son téléphone en tacos est fréquemment respectée. C'est une sorte de passage obligé (et très énervant, oui). ◊ Enfin, si vous tombez sur un chauffeur ultra cool (il y en a plein, je vous rassure), soyez ultra cool avez lui, même si votre journée ressemble à la région pachtoune un soir d'orage nucléaire. Il a besoin d'amour pour rester sympathique dans ce métier difficile. Ce sont parfois les Clients Parisiens qui rendent méchants les Taxis Parisiens. Un serpent venimeux qui se mord la queue. Pensez-y.

√ LE PARISIEN "NEW GENERATION" AIME LE TAXI DEUX-ROUES Vous l'avez bien compris à ce stade des leçons, tout bon Parisien ne supporte pas de perdre du temps. Voici venu la partie la plus positive de ce post : oui, il existe des taxis pratiques, disponibles et surtout capables de sauter par-dessus les embouteillages tels de jolis cabris ennivrés de soleil. Je n'exagère pas. Ces taxis, ce sont les taxi-motos. Véritable révolution dans le transport des personnes à Paris, ces ovnis sont désormais courants, et répartis sur plusieurs compagnies. Grosso modo, les tarifs se valent, et, je préfère vous le dire, c'est assez cher. Néanmoins, en cas de départ à Roissy un matin, ou de turbo-retard un soir d'embouteillages, ou juste parce que vous avez envie de tester, lâchez-vous et ridez tels des Hell's Angels locaux. Côté équipement (puisque nous rentrons dans l'hiver), rassurez-vous, ils ont tout ce qu'il faut. Côté aimabilité, je n'ai pas encore compris pourquoi mais ils sont tous prévenants comme des mamans (et pourtant, j'ai fait le tour des différentes prestataires). Enfin, pour les bagages, vous pouvez aller jusqu'à valise-cabine + sac à main. C'est donc particulièrement fûté pour aller prendre l'avion - surtout quand on sait que toutes les heures, 700 taxi-voitures sont bloqués entre les aéroports et Paris. Pour plus de détails, cliquez ici (journaliste, j'ai dû tester ce nouveau mode de transport pour un article, mais attention, le papier datant d'un an, certains détails sont peut-être obsolètes). Précision au cas où mon enthousiasme vous paraît suspect : je ne connais personne travaillant pour ces sociétés, n'y possède aucune part et n'ai reçu aucun chèque ou course gratuite pour écrire ce paragraphe. En revanche, je roule depuis 12 ans en scooter à Paris et ai environ 4 secondes de patience dans le moindre embouteillage. Ceci expliquant peut-être cela. Voilà, vous êtes désormais armés pour affronter les taxis parisiens. Bonne chance, nous pensons fort à vous ... Vous pouvez également, si vous préférez, consulter les leçons concernant la voiture ou le déplacement à pied dans notre chère capitale.
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 09:58 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 11 Novembre 2009 17:32 |
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L'autochtone de la Ville Lumière a de la chance : il dispose en effet d'une flopée de moyens de transport pour se déplacer. Voiture, scooter, vélo, moto, taxi, bus, métro, tram, RER ... Nous les aborderons tous avec grand soin, mais commençons donc par le plus important d'entre eux : les pieds.
LA MARCHE DU PARISIEN : UNE DÉCLARATION D'AMOUR
Règle N°1 : Tout(e) Parisien(ne) qui se respecte adore se balader à pied dans sa ville mythique. Du moins, c'est que vous devez absolument prétendre pour devenir l'un d'entre eux.
En effet, le vrai parigot se doit de déclamer régulièrement qu'il "aime profondément arpenter les rues de Paris", de préférence la nuit ("C'est tellement beau, je ne m'en lasse pas, surtout les ponts"), de préférence des heures ("Hier ? Oh, je me suis simplement baladé à pied, de Montmartre à Bercy, tranquillou"), et dans des quartiers qui envoient du lourd ("Quand j #039;ai besoin de réfléchir, je déambule sur les quais - dans le Marais - à Belleville" - rayer la mention inutile). Air humble et pénétré à la clef.
Car aimer marcher dans Paris = aimer Paris. Or, dès cette première leçon, vous devez savoir que tout bon Parisien VÉNÈRE sa ville. Il l'idolâtre. Ou la déteste, n'en peut plus, mais "ne pourrait pas vivre ailleurs". La quintessence de ce sentiment étant une sorte de relation passionnelle, comme deux amants embrasés qui s'aiment à la folie et se déchirent. Ô Paris, ton emprise sur moi est sublime et démoniaque. Cela vous paraît étrange ? Pas du tout, c'est élémentaire. Prenez des notes, c'est très important.
Revenons à nos petons : pour devenir Parisien(ne), vous devez absolument déambuler au petit bonheur dans la capitale, et surtout le REVENDIQUER HAUT ET FORT. Peu importe si vous exagérez, voire mentez effrontément - tant que l'on ne s'en aperçoit pas. Vous pouvez par exemple proférer les phrases citées plus haut, ou d'autres de votre convenance, tant qu'elles contiennent une idée romantique de vous, nez en l'air, coeur pointé vers l'horizon, battant les pavés de votre royaume, l'écharpe flottant au vent. En gros. Vous devez chérir les promenades urbaines à n'importe quelle occasion : cafard, bonheur, besoin d'inspiration, cuite sévère, plus d'argent pour le taxi.
LE DILEMME DE LA PARISIENNE
Attention : toute femelle expérimentée sent venir le piège ... A savoir : comment arpenter ces damnées rues pavées pendant des heures avec style, et donc, avec DES TALONS ... ?!! Question ardue, j'en conviens. Je répondrai, jeune apprentie, que si selon l'adage, il faut souffrir pour être belle, c'est de la rigolade comparée à ce qu'il faut endurer pour mériter le titre ô combien convoité de Parisienne. Alors oui, on marche en talons, hauts de préférence, et on ne montre pas sa douleur. Les semelles "Shop and Dance" ne sont pas faites pour les chiennes ; et si c'est vraiment impossible (moi-même, je l'avoue, j'ai parfois du mal), une paire de bottes cavalières ou de bonnes vieilles Converses, voire des ballerines ou des tropéziennes l'été, feront parfaitement l'affaire pour ne pas souffrir tout en ayant un minimum style. Vous voilà soulagées.
QUELLE ATTITUDE POUR MARCHER "PARISIAN-STAÏLE" ?
C'est là que ça se corse. Nous avons mentionné l'air inspiré, mais ce n'est pas tout. Ca, c'est surtout quand, après, vous racontez aux autres vos promenades solitaires.
Mais pendant la promenade proprement dite, quelle attitude afficher pour être classé "local(e)" au premier coup d'oeil ?
Facile ! Il suffit de se composer un air préoccupé, affairé, voire légèrement hautain. Travaillez bien cet air devant la glace, car il constitue l'un de vos meilleurs passeports pour devenir parfaitement parisien, et ce, dans la plupart des situations (aller aux toilettes ou acheter du pain requiert également un air affairé et hautain, signature number one du citadin). Un regard intense et des sourcils froncés seront, en sus, du plus parfait effet.
Vous devez également, si vous êtes une fille, ne rater aucune occasion de vous regarder dans la glace (vitrines, miroirs, portes en verre, voitures sombres, lunettes de vieille dame ...), discrètement mais sûrement.
Enfin, hommes comme femmes, tout est dans la cadence : un rythme de 7 km/h est acceptable; au delà, c'est merveilleux, en deçà, c'est un peu léger, mais vous progresserez. N'oubliez pas de bien claquer des talons. Une clope à la main est un accessoire bienvenu (souvent, malgré les interdictions de plus en plus drastiques, le Parisien fume, afin de s'assurer un certain style).
Enfin et surtout, ayez l'air fort mécontent quand quelqu'un vous ralentit (couple avec poussette, laisse de chien tendue en travers du trottoir, pauvre vieillard infirme ... toutes ces anomalies qui devraient être interdits de cité). N'hésitez pas à manifester votre agacement en soupirant bruyamment - mais pas d'insulte, ce serait vulgaire.
Voilà, vous êtes fin(e) prêt(e) pour votre première ballade parisienne !
Bonne promenade parmi les klaxons et les étrons de canidés, et à bientôt pour nos prochaines leçons :
- Être Parisien(ne) en voiture
- Être Parisien(ne) en scooter
- Être Parisien(ne) en vélo
- Être Parisien(ne) en RATP
- Être Parisien(ne) en tax
L'autochtone de la Ville Lumière a de la chance : il dispose en effet d'une flopée de moyens de transport pour se déplacer. Voiture, scooter, vélo, moto, taxi, bus, métro, tram, RER ... Nous les aborderons tous avec grand soin, mais commençons donc par le plus important d'entre eux : les pieds.
LA MARCHE DU PARISIEN : UNE DÉCLARATION D'AMOUR
Règle N°1 : Tout(e) Parisien(ne) qui se respecte adore se balader à pied dans sa ville mythique. Du moins, c'est que vous devez absolument prétendre pour devenir l'un d'entre eux.
En effet, le vrai parigot se doit de déclamer régulièrement qu'il "aime profondément arpenter les rues de Paris", de préférence la nuit ("C'est tellement beau, je ne m'en lasse pas, surtout les ponts"), de préférence des heures ("Hier ? Oh, je me suis simplement baladé à pied, de Montmartre à Bercy, tranquillou"), et dans des quartiers qui envoient du lourd ("Quand j'ai besoin de réfléchir, je déambule sur les quais - dans le Marais - à Belleville" - rayer la mention inutile). Air humble et pénétré à la clef.
Car aimer marcher dans Paris = aimer Paris. Or, dès cette première leçon, vous devez savoir que tout bon Parisien VÉNÈRE sa ville. Il l'idolâtre. Ou la déteste, n'en peut plus, mais "ne pourrait pas vivre ailleurs". La quintessence de ce sentiment étant une sorte de relation passionnelle, comme deux amants embrasés qui s'aiment à la folie et se déchirent. Ô Paris, ton emprise sur moi est sublime et démoniaque. Cela vous paraît étrange ? Pas du tout, c'est élémentaire. Prenez des notes, c'est très important.
Revenons à nos petons : pour devenir Parisien(ne), vous devez absolument déambuler au petit bonheur dans la capitale, et surtout le REVENDIQUER HAUT ET FORT. Peu importe si vous exagérez, voire mentez effrontément - tant que l'on ne s'en aperçoit pas. Vous pouvez par exemple proférer les phrases citées plus haut, ou d'autres de votre convenance, tant qu'elles contiennent une idée romantique de vous, nez en l'air, coeur pointé vers l'horizon, battant les pavés de votre royaume, l'écharpe flottant au vent. En gros. Vous devez chérir les promenades urbaines à n'importe quelle occasion : cafard, bonheur, besoin d'inspiration, cuite sévère, plus d'argent pour le taxi.

LE DILEMME DE LA PARISIENNE
Attention : toute femelle expérimentée sent venir le piège ... A savoir : comment arpenter ces damnées rues pavées pendant des heures avec style, et donc, avec DES TALONS ... ?!! Question ardue, j'en conviens. Je répondrai, jeune apprentie, que si selon l'adage, il faut souffrir pour être belle, c'est de la rigolade comparée à ce qu'il faut endurer pour mériter le titre ô combien convoité de Parisienne. Alors oui, on marche en talons, hauts de préférence, et on ne montre pas sa douleur. Les semelles "Shop and Dance" ne sont pas faites pour les chiennes ; et si c'est vraiment impossible (moi-même, je l'avoue, j'ai parfois du mal), une paire de bottes cavalières ou de bonnes vieilles Converses, voire des ballerines ou des tropéziennes l'été, feront parfaitement l'affaire pour ne pas souffrir tout en ayant un minimum style. Vous voilà soulagées.
QUELLE ATTITUDE POUR MARCHER "PARISIAN-STAÏLE" ?
C'est là que ça se corse. Nous avons mentionné l'air inspiré, mais ce n'est pas tout. Ca, c'est surtout quand, après, vous racontez aux autres vos promenades solitaires.
Mais pendant la promenade proprement dite, quelle attitude afficher pour être classé "local(e)" au premier coup d'oeil ?
Facile ! Il suffit de se composer un air préoccupé, affairé, voire légèrement hautain. Travaillez bien cet air devant la glace, car il constitue l'un de vos meilleurs passeports pour devenir parfaitement parisien, et ce, dans la plupart des situations (aller aux toilettes ou acheter du pain requiert également un air affairé et hautain, signature number one du citadin). Un regard intense et des sourcils froncés seront, en sus, du plus parfait effet.
Vous devez également, si vous êtes une fille, ne rater aucune occasion de vous regarder dans la glace (vitrines, miroirs, portes en verre, voitures sombres, lunettes de vieille dame ...), discrètement mais sûrement.
Enfin, hommes comme femmes, tout est dans la cadence : un rythme de 7 km/h est acceptable; au delà, c'est merveilleux, en deçà, c'est un peu léger, mais vous progresserez. N'oubliez pas de bien claquer des talons. Une clope à la main est un accessoire bienvenu (souvent, malgré les interdictions de plus en plus drastiques, le Parisien fume, afin de s'assurer un certain style).
Enfin et surtout, ayez l'air fort mécontent quand quelqu'un vous ralentit (couple avec poussette, laisse de chien tendue en travers du trottoir, pauvre vieillard infirme ... toutes ces anomalies qui devraient être interdits de cité). N'hésitez pas à manifester votre agacement en soupirant bruyamment - mais pas d'insulte, ce serait vulgaire.

Voilà, bravo, vous êtes fin(e) prêt(e) pour votre première ballade parisienne !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:00 |
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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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