POURQUOI CE SITE
Vous vivez sur une autre planète (= au-delà du périphérique) ? Vous venez d’emménager à Paris et observez avec effarement et fascination les mœurs des indigènes ? Ou bien, au contraire, vous êtes un autochtone de la « plus belle ville du monde », et revendiquez votre appartenance avec fierté (d’ailleurs très couleur locale, la fierté) ?
Bienvenue sur lesparisiens.net ! Découvrez dans ce blog les conseils qui vous mèneront pas à pas (... ou pas) dans la peau du parfait habitant de la capitale française. De la façon de marcher à celle de s’habiller, des habitudes et attitudes au vocabulaire en passant par les travers et qualités, ainsi que les lieux où manger, sortir, faire semblant de sortir, , boire un verre, draguer, shopper, traîner d’un air blasé (très couleur locale également, l’air blasé), apprenez tous les secrets des Parisiens, afin de mieux intégrer cette atterrante et merveilleuse espèce.
A noter, vous pouvez également utiliser ce site pour vous gausser d'eux sans vergogne. Personne ne vous en voudra.
Leçon après leçon, semaine après semaine, découvrez tous les charmes de la vie à Paris, et devenez-en vite addict !
Ou pas.
Bonne lecture ...
Important : aucun Parisien n’a été tué ou maltraité pour la réalisation de ce blog. Il reçoit d'ailleurs presque officiellement le soutien de la Mairie de Paris (nous ne leur en avons pas encore parlé, mais sommes confiants quant à leur accord). Merci de votre compréhension.
PARISIEN, MODE D'EMPLOI
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Écrit par Webmaster
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Lundi, 08 Février 2010 21:19 |
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On ne va pas se mentir : si vous souhaitez réellement obtenir votre passeport de la ville, vos semaines risquent d'être sévèrement chargées, compliquées, mouvementées, mais aussi, dieu merci, passionnantes et colorées. Du lundi au vendredi, découvrez tout ce qui fait le sel (et surtout le poivre) du quotidien des habitants de la Ville Lumière. Une fois de plus, bon courage.
Le Parisien, en semaine comme en week-end, a une règle majeure : surbooker son agenda jusqu'à ce qu'il explose. C’est la base de tout.
La journée parisienne se découpe en temps bien définis selon ses activités principales. Bien entendu, nous ferons ici des généralités sans prendre en compte certaines particularités (ex : si vous êtes commerçants, vous ne travaillez pas le lundi mais le samedi, si vous êtes femme au foyer, vous n'allez pas au boulot mais bossez comme une esclave à la maison, si vous êtes publicitaire, vous ne commencez pas vos journées à 8h30 mais à 11h, si vous êtes étudiants, vous ne commencez pas vos journées du tout, etc).
Le café du matin : une délicieuse tradition
En semaine, aussi cliché que cela puisse paraître, vous devrez absolument prendre un café dans un bistrot le matin. Avec ou sans croissant (les Parisiens font attention à leur ligne mais restent de fabuleux épicuriens), avec ou sans clope (ce qui en ce cas vous condamne à la terrasse, et c'est parfait), il est de bon ton de faire un stop entre chez vous et le bureau dans votre « café du coin » pour le premier contact de la journée avec votre ville chérie.
Lors de cet instant magique et privilégié, le mieux est d'être seul. Cela étant, vous avez parfaitement le droit de boire votre café du matin avec votre amour, vos amis ou - parisien à mort - un rendez-vous boulot. J'ai personnellement testé un paquet de "petits-dèjs" avec des attachés de presse, et apparemment, ça n'a rien d'étrange.
Bien entendu, pour faire couleur locale, vous y lirez le journal (Libé ou le Parisien, voire le Monde si vous souhaitez vous la jouer un peu) tout en consultant vos mails (sur iPhone ou Blackberry), et en regardant nonchalamment les passants - pour cela, vous aurez pris soin de vous placer soit en terrasse, soit tout proche de la vitre. Vous êtes motivé ? Alors à vous le sacro-saint zinc, le divin comptoir, bref, la Mecque du bar. Promis, avec un crème, un journal, un Blackberry et le comptoir, vous serez plus Parisien que Bertrand Delanoë lui-même. Bertrand qui d'ailleurs, pratique cette coutume tous les matins au bar en face de l'Hôtel de Ville, comme quoi dans ce bouquin je ne raconte pas que des absurdités sorties de mon cerveau malade.
La "journée au boulot" : une notion bien floue
Dans toute la France voire le monde entier, les gens vont au boulot dans la journée (sauf exceptions nocturnes et chômeurs). Comment le Parisien se distingue-t-il, alors, de ses pairs ... ? Facile : il choisit des métiers à l'agenda aléatoire ! Ne supportant pas la routine, la normalité, en un mot la banalité (et aussi, accessoirement, évitant de travailler en usine), le Parisien a su créer un paquet de métiers dits "créatifs" dont l'agenda ne répondait en rien à un pointage quotidien insupportable. Pour être un parfait Parisien, vous devrez donc choisir une profession en free-lance, où vous serez votre propre maître (et pourrez donc totalement choisir vos horaires), ou un métier flexible et virevoltant dans son emploi du temps. Par exemple : comédien, chanteuse, écrivain, peintre, danseuse, cinéaste, graphiste, producteur, politique, entrepreneur, directrice artistique, journaliste, webmaster ... Bref, tout ce que votre oncle (boucher dans l'Oise ou expert-comptable à Moulins) appelle des "métiers de feignants". Ce en quoi il se trompe, car à force de n'avoir ni horaire, ni séparation nette entre loisirs et travail, les Parisiens à métiers créatifs perdent la tête et travaillent en permanence. Je vous dis ça, je sais de quoi de parle, puisqu’on est dimanche, qu’il est 13h17 et que je turbine sur ce livre comme un hamster dans sa roue pendant que les gens normaux se baladent au soleil. Tout va bien.
Vos journées, avec ces métiers, auront donc des horaires étranges, mais seront tout de même ultra remplies. Commencer à bosser tard veut dire finir tard, ne rien avoir de fixe veut dire être ultra disponible, et si vous travaillez où vous voulez, vous jonglerez entre chez vous, un local de boulot, des cafés et 17 rendez-vous différents (dont deux déjeuners) dans la journée. Ou la soirée ...
La soirée parisienne : un marathon divertissant
Après cette journée floue mais éreintante, loin de vous l'idée d'aller vous faire tranquillou un plateau télé avec votre amoureux(se) pour ensuite vous coucher béatement à 22h. Laissez-moi rigoler. Le soir, petits veinards, votre seconde journée commence ! Et je ne parle même pas de celle qui concerne votre maison et vos enfants.
Après le travail, vous allez, dans le désordre : vous faire un vernissage, rejoindre des amis à un apéro, vous coltiner un dîner de boulot et/ou d'amis (souvent, les Parisiens mélangent les deux, comme dans la journée, il n'y a pas vraiment de frontière), faire des retouches sur un travail, prendre un verre avec une copine, aller voir le dernier Tarantino, passer au lancement du roman de votre ami d'enfance, transpirer au concert du groupe de votre ex, enfiler des coupes dans votre club favori, draguer, vous faire draguer, faire l'amour et/ou vous disputer avec votre chéri(e), mater un ou deux épisodes de Big Bang Theory, lire quelques pages d'un super bouquin ... Liste non exhaustive. Je suis fatiguée rien que de l'avoir écrite.

Bon à savoir : les jours-types
Attention, apprentis Parisiens ! Lors de votre semaine locale, même si vous avez compris pouvoir tout faire à foison, sachez qu'il y a quelques règles à respecter, des "do's" et "dont's" selon les jours de la semaine. Démonstration.
- Le lundi et le mardi, contrairement à ce qu’on nous enseigne depuis l’enfance, sont des jours merveilleux. En effet, plus ou moins reposé de son week-end (car le samedi soir, à Paris, on ne sort pas), le Parisien est presque frais et dispo, et sait, surtout, que ces deux premiers soirs de la semaine sont riches en évènements de connaisseur. Car oui, le lundi et le mardi soirs, aussi surprenant que cela puisse paraître à la plèbe, ce sont les meilleurs soirs pour sortir à la parisienne, tout en hypitude et délicatesse ! Généralement, ce sont ces jours-là qu'auront lieu des lancements de clubs (comme le Scopitone en octobre dernier), des avants premières de cinéma (le mardi), des concerts de jeunes groupes prometteurs (au Baron le lundi), du clubbing calme entre vrais habitués (tous les clubs branchés ouvrent en début de semaine et y passent leur meilleure musique), ou même des évènements majeurs (lancement de la tequila Blitz au Cercle) ... Il flotte ces soirs-là une ambiance détendue que partagent les experts avec délectation.
- Le mercredi est un jour plutôt facile à maîtriser, puisque vous pouvez y faire pas mal de choses (dîners entre amis, clubbing, théâtre, restos en amoureux, vernissages de la Fiac ou Paris Photo, etc). Sauf une, formellement interdite : le cinéma. Et oui malheureux, c'est le jour de sorties des films ! Il est donc totalement plouc d'aller au ciné ce soir-là, sous peine de ressembler au commun des mortels et de faire la queue comme des sardines dans des salles vulgairement peuplées. Bien entendu, vous avez le droit, en revanche, d'aller voir la première séance de la journée à 11h du matin : là, non seulement c'est différent, mais en plus, c'est assez classe ("Le dernier Lynch qui sort ce soir ? Ah non, désolée, je l'ai vu ce matin"). Enfin, c'est du moins le dernier recours si vous n'avez pas vu ledit film en avant-première ou en projection privée et/ou presse.
- Le jeudi, c'est l'infarctus-day ! Jour le plus fou de la semaine, le jeudi est généralement surchargé de vernissages, apéros et soirées en tous genres. Les clubs proposent des millions de fêtes (Djs déments, thèmes dingues, évènements surplanétaires type "Le Bal des Vampires" pour les 5 ans du Baron), les galeries se trémoussent en tous sens pour leur openings d'expos, les bars se démènent pour vous attirer en première partie de soirée comme s'ils étaient soudainement devenus des clubs ... Un conseil : évitez soigneusement d'organiser des dîners ce jour-là, même par provocation branchouille. Les gens seront très embêtés de venir au vu de tout ce qu'ils pourraient potentiellement rater, et pourraient vous planter. Deuxième conseil : préparez soigneusement votre feuille de route pour la soirée. Passer d'un vernissage à l'opening d'une boutique pour ensuite enchaîner sur un évènement arty puis deux soirées clubbing plus un anniversaire, ça peut vite devenir compliqué. Mais bon, que voulez-vous, c'est jeudi, c'est la folie.
- Le vendredi est un jour assez bâtard. A cheval sur la semaine et le week-end, on ne sait jamais s'il faut ou non sortir ce soir-là. Généralement, on est déchiqueté par le travail effectué durant la semaine, combiné à toutes les soirées (l'usage étant de sortir 3 soir sur les 4). De plus, si vous avez bien joué votre jeudi soir, vous avez dormi deux heures et envie de vomir au moindre déplacement de votre pauvre tête. Et la fatigue n'est pas le seul problème : sans être aussi ringard que le samedi, le vendredi soir souffre d'une image un peu attendue pour tout ce qui est des sorties. Genre : "C'est férié demain, donc grosse teuf ce soir". Vous connaissez les paradoxes snobisants du Parisien. Si toute la France est tentée de sortir le vendredi, il sera forcément tenté de ne pas le faire. Ce soir-là, préférez donc : un apéro qui dure des heures en terrasse avec votre meilleur ami, une soirée ciné en couple, un dîner en famille. Ca fait du bien, hein ... ?
- Le samedi, c’est repos. Contrairement à tous ces quidams qui la jouent « Saturday night fever » dans le monde entier, les Parisiens ne sortent JAMAIS le samedi. Ils bossent, se reposent, boivent des cafés, font du shopping, voient enfin leurs enfants, traînent au lit, et le soir, c’est dîner pépère, en couple ou entre amis, voire DVD en solitaire. Ils peuvent aussi partir en week-end, bien sûr. En tous les cas, le samedi est un jour où les névroses se reposent, les impératifs aussi, et peut-être le seul de la semaine où les Parisiens s’écoutent et se laissent aller.
Voilà, vous êtes parés pour votre semaine.
Et pour savoir quoi faire le dimanche, c'est ici.
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Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 21:39 |
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Écrit par Webmaster
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Lundi, 18 Janvier 2010 10:34 |
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Ah, le look des Parisien(ne)s ... La semaine dernière, nous avons brossé à grands traits les généralités modesques de la Parisienne de base (voir ici). Aujourd'hui, étudions de plus près ses looks types, ainsi que ceux de son homme. Stay on the scene, like a fashion machine.
Réalisé en collaboration avec Johanna Postillon, styliste et journaliste mode.
LA PARISIENNE DU XXI° SIÈCLE :
BOBO, BCBG, ROCK, TROIS TENDANCES LOURDES
Si des centaines de looks existent, plus ou moins heureux (punk, emo, gothique, no-look, néo-baba, alter, girly, androgyne, fluokid, ultra preppy ...), trois grandes familles de styles se disputent le haut du pavé parisien. Sachant que certaines petites malines - suivez mon regard - valsent joyeusement entre les trois selon leur humeur et l'occasion.
- La Bobo, notre clodotte de luxe
Insupportablement galvaudée et employée à toutes les sauces, la notion de "bourgeois-bohème" a pourtant diablement sa place dans la ville lumière. La Bobo parigote, plutôt localisée dans le centre de Paris (2e, 3e, 4e) ainsi qu'à St Germain, Valmy, Bastille et Montreuil, aime les "belles matières qui ont vécu". Patinées bien que neuves, anciennes bien que coûtant un bras, ses fringues sont comme des oripeaux de luxe, criant au monde son amour de l'Histoire, son immense culture, son attachement au passé. C'est d'ailleurs pour ça que la bobo aime la vaisselle en bois qui coûte un oeil ou les bars faussement vieillots et branchés à mort (Jeannette, La Perle). Ses godillots usés lui ont coûté 600 € chez Zadig & Voltaire (photo), son mini-pull tricoté par mamie vient de la dernière collection Isabelle Marant, et elle donnerait son âme contre un shopping illimité chez Martin Margiela. Offrez-lui un gros bonnet Dior et elle vous épousera.
- La BCBG, classique et classieuse
Bon chic bon genre ou beau cul belle gueule, la BCBG parisienne est un trésor de la capitale. Nous ne rentrerons pas dans le cliché naphtaliné de la mère de famille catho à serre-tête en velours et veste matelassée, puisque nous traitons dans ce livre des Parisiens un tant soit peu dans le coup. Nos BCBG à nous se croisent dans le 16e bien sûr, le 7e, le 6e et Neuilly. Elles sont évidemment classiques, mais lisent le ELLE, Vogue et L'Officiel religieusement. Elles adorent la mode et traduisent cette passion par des virées chez Dior, Yves Saint Laurent ou Chanel quand elles sont riches, ou Maje, Paul & Joe ou Sandro quand elles le sont un peu moins (et qu'elles sont jeunes). Pour se rendre chez le coiffeur (le plus souvent possible) ou en shopping (idem), elles prennent leur Mini, enfilent quelques kilos d'or et portent leur dernier sac Bottega Venetta (photo). Coup de bol ou génétique, elles sont souvent jolies, et ont appris très tôt à prendre soin d'elles. Des petits bijoux, donc.
- La glam' Rock, ou l'élégance sauvage
Ma préférée. Depuis quelques années, elle envahit Paris sans faiblir. Parisienne avant tout, elle garde les principes de base avec son slim et ses ballerines, sa "propreté" et ses goûts de luxe, mais trashe un peu le tout avec son perfecto (photo), quelques coups de canif dans le jean, une ou deux chaînes et une coiffure "je sors du lit". Elle aime les bottes de motarde, les t-shirts loose dégoulinants, les collants flashy sous une mini ou un short, et trimballe toujours une besace oversize. Son maquillage est fort : smoky eyes chargées ou bouche rouge, elle gère l'équilibre. Sur ses cheveux longs et raides, souvent frangés, elle aime poser des chapeaux d'homme. Ses boutiques préférées sont autant Zara et H&M que The Kooples ou Noir Kennedy. Pour le luxe, c'est Givenchy et Balmain. Elle aime aussi les t-shirts de groupes de rock mais fait bien gaffe à ne pas tomber dans le cliché.
◊ LE PARISIEN, LOOKÉ MAIS MOINS BARRÉ
Parce que l'Humanité est ainsi faite, le Parisien est bien moins psychopathe du placard que sa femme. Enfin, en général. Même si, avouons-le, on trouve à Paris la plus grande concentration française de garçons attentifs à leur look. Parce qu'ils bossent dans la mode, le cinéma ou le spectacle, parce qu'ils sont dandy, séducteurs ou gays, parce qu'ils sont contaminés par l'ambiance modasse qui plane sur la Ville, ils seront plus souvent attentifs à la marque de leur chemise que leurs cousins de Besançon, Arles ou Limoges.
D'une manière, générale, les hommes voient les fringues comme des uniformes, à adopter selon les circonstances : le costard pour le bureau (avec ses éternelles chaussures Church), l'uniforme jean+t-shirt pour les loisirs, le survêt' pour le bricolage, le short pour le running, etc. Les Parisiens n'échappent pas bien évidemment à cette règle. Mais cela ne les empêchent pas de choisir leur camp selon leurs préférences.
Voici quelques catégories de looks de Parisiens qui sévissent dans la capitale. Vous remarquerez qu'elles sont apparentées aux catégories des Parisiennes, comme quoi, parfois, la vie est bien faite. Et du coup, leurs enfants suivent.
- Le Bobo, un homme à adopter
Vous le croiserez dans le Marais (version hétéro), à Montreuil ou même rive gauche. Fan des matières douces et intemporelles, le Bobo aime le velours, le coton usé, le cachemire. Ses couleurs préférées sont terriennes (marron, gris, blanc, kaki), il abhorre le bling-bling, et adore se lover dans un grand pull tout doux sur un vieux jean confortable (et impeccablement coupé, généralement Levi's). Il aime les t-shirts de marque américaine (Abercrombie, photo)), les chemises Kenzo (vive les fleurs), adore le commerce équitable (ou les polos en coton bio), ose le pantalon en velours côtelé et arpente la ville en Clarks, Veja ou Converse. Une grande écharpe, des bretelles, voire un béret : sur lui, le look papy est transformé par des coupes près du corps et un certain sens de la mode qui le rendent ultra sexy. Même si, bien sûr, il est persuadé de "n'y rien connaître".
- Le BCBG, classique mais irrésistible
Un modèle que vous verrez surtout, évidemment, dans le 16e ou à Neuilly. Eternellement couvert de son trench noir, fatigué du costard Lanvin ou Smalto (qu'il est obligé de porter toute la semaine), notre Parisien bourgeois ne s'intéresse absolument pas à la mode et a fixé une fois pour toutes son look il y a dix ans, le même que ses potes : un jean (Dior ou Diesel), un t-shirt simple (American Apparel ou Zadig & Voltaire), un pull col V ou à capuche (parce qu'il est jeune dans sa tête), des baskets clean (Dior / photo, Gola ou Coq Sportif), et son sacro-saint cheich (qu'il ose parfois en couleur vive, tout fou qu'il est). Dans son placard traînent évidemment une veste militaire et un maillot de bain Villebrequin. S'il n'a aucune imagination mode et ressemble à tous ses clones, le BCBG n'a pas besoin de faire d'effort : tout comme la Parisienne de base en trench, slim et ballerines, il reste élégant dans sa sobriété, et fera toujours craquer sa voisine. C'est dans leurs gènes.
- Le rocker, à croquer
Tout comme sa copine rockeuse, le rocker s'est particulièrement épanoui ces dernières années. Si sa panoplie de base comporte évidemment quelques vieux jeans, deux blousons de cuir et des bottes motardes ou santiags, il peut évoluer entre différents looks. Par exemple, le dandy-rockeur aimera les bagues (têtes de mort en argent / photo), les mini cravates et les jeans très près du corps, voire la moustache et les chapeaux, pour osciller entre punk et classicisme. Le rockeur underground, lui, fera plutôt partie de la tribu chemise à carreaux + barbe explosive. Dans tous les cas, contrairement aux BCBG, ils prendront grand soin de leur look et adoreront faire du shopping (sans trop le dire, bien sûr). Leur délicieuse virilité s'épanouira chez The Kooples, Noir Kennedy, les friperies (avec Kiliwatch en tête) et Zara. Leurs cheveux seront toujours foufous.
Bref, "Paris, capitale de la mode", comme disent ces doux rêveurs d'Américains.
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Mise à jour le Lundi, 18 Janvier 2010 11:18 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 06 Janvier 2010 10:48 |
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On a beaucoup écrit sur "Paris, capitale de la mode", ou sur le "chic inimitable des Parisiennes". Pourtant, sorti du cliché improbable de la riche modeuse de l'avenue Montaigne, ne reflétant pas vraiment la réalité, une question nous taraude : comment s'habillent les Parisiens, et bien sûr, les Parisiennes ... ? Voyage au bout de l'armoire, en trois parties. Aujourd'hui, les généralités côté filles. Nous verrons la semaine prochaine leurs looks types (bobo, bcbg et rock), puis les looks des mâles. Du lourd, donc.
Réalisé en collaboration avec Johanna Postillon, styliste et journaliste mode.
Dis-moi comment tu te vêts, et je te dirai qui tu es. Ou plutôt, qui tu veux être. A Paris comme ailleurs, la diversité vestimentaire est de mise, mais il existe quelques grandes familles incontournables de looks, qui s'affrontent sans merci dans les rues telles les Jets et les Sharks dans West Side Story. Principes de base, catégories, do's et dont's, marques incontournables : découvrez les arcanes des dressings locaux, pour le meilleur et pour le pire.
Par logique plus que par galanterie, nous commencerons par nous occuper du cas féminin. Dans notre chère capitale, truffée de boutiques tentatrices, agitée régulièrement par la fashion week, arpentée par des minettes en stilettos, forcément, une certaine frénésie vestimentaire électrise les filles.
- Principes de base : élégance, chic et sobriété
S'il n'existe pas une mais plusieurs Parisiennes au niveau du look, nous pouvons brosser cependant le portrait de la locale de base, en dégageant ses principales caractéristiques, qui la différencient de ses soeurs Françaises ou étrangères.
Ce n'est pas un mythe, la Parisienne est généralement élégante. Chic, et classique. Un peu trop d'ailleurs : contrairement à ses cousines de la côte d'Azur ou ses copines londoniennes, elle ne prend jamais de risque, ne se lance pas, ne traverse jamais en dehors des clous de la mode, sauf - un peu - pour sortir. Cette prudence est le pendant de son regard acéré, qui juge le look des autres avec la clémence d'un faucon affamé.
Elle pousse l'élégance jusque dans sa manière d'être, de se tenir, de parler, et bien sûr de porter le vêtement. Un peu coincée, oui, c'est vrai. Mais ça fait partie du packaging.
Au quotidien, elle porte un jean (slim de préférence), des ballerines ou des escarpins simples, une chemise blanche près du corps ou un pull en cachemire fin, un trench et un sac oversize. Ses couleurs sont neutres : noir, gris, blanc, beige, bleu marine, kaki. Elle n'est pas trop maquillée et ses cheveux sont savamment coiffés-décoiffés ( = j'ai un chignon brouillon soi-disant fait à la va-vite qui m'a en fait pris dix minutes devant la glace avec moult contorsions). Dans sa penderie traîne toujours une belle veste, un pantalon tailleur, une robe sexy mais pas vulgaire, et de la lingerie divine. Elle a la classe, en somme.

Pour devenir une vraie Parisienne du dressing, il existe 10 do's et 10 don'ts à respecter. Simples, je vous rassure, mais attention, vous n'aurez pas le droit à l'erreur - sous peine d'extradition fashion.
◊◊◊ LES DO'S DU LOOK DE LA PARISIENNE :
1. Vénérer les basiques (couleurs neutres, coupes intemporelles, qualité au top)
2. Suivre la mode, mais avec modération (= pas tous les impératifs de la saison, plutôt deux ou trois items soigneusement choisis)
3. Savoir shopper chic chez des marques bon marché ( = vestes élégantes chez Zara, lingerie dentelle chez Monoprix, collections Jimmy Choo ou Lagerfeld chez H&M ...)
4. Vouer un culte aux chaussures (un des seuls éléments du look où la Parisienne se lâche : hauteurs vertigineuses, couleurs flashy, motifs dingues)
5. Ne jamais, jamais être prise en défaut de look (même pour aller à la boulangerie le dimanche matin)
6. Faire collection des "petites robes noires" (meilleures amies des Parisiennes - ce n'est pas une légende)
7. Au cours de sa vie, acquérir quelques pièces hors de prix à transmettre à sa fille (un sac Chanel, des Louboutin ...)
8. Savoir coudre, tricoter, broder (la Parisienne n'hésite pas à jouer les petites mains pour se concocter des vêtements bien à elle)
9. Oser parfois une pièce excentrique (limite vulgaire, et oui), à condition de la marier avec un look ultra sobre
10. Avoir toujours des cheveux impeccables (la coiffure est la première parure d'une femme, dixit mon arrière grand-mère)
◊◊◊ LES DONT'S DU LOOK DE LA PARISIENNE :
1. Les ongles trop longs (Dieu vous préserve particulièrement de la très longue french manucure), les bijoux d’ongles
2. Le sexy dégoulinant (mini jupe + décolleté + cuissardes + maquillage excessif)
3. Les vêtements trop moulants
4. Les bijoux de sac ou de téléphone portable, les motifs enfantins (Hello Kitty)
5. Le balayage mal fait (comme si vos cheveux étaient rayés par Paul Smith lui-même), les mèches de couleur
6. Les matières cheap (synthétique, lycra ...)
7. L'affichage de marques ultra bling-bling (D&G, monogramme Vuitton ...), ou les t-shirts à message premier degré ("I'm the best")
8. L'accent "caillera" (pensez à My Fair Lady : même Audrey Hepburn a appris à parler élégamment)
9. Le jean taille basse avec un string ficelle qui dépasse (une évidence, mais il faut toujours le rappeler), les piercings (ringard)
10. Le clonage (à trop lire les magazines, on oublie ses goûts - et ça vaut aussi pour tout ce qui est écrit ici, je ne vous le cache pas)
Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de ce sujet look :
PART 2 : BOBO, BCBG OU ROCK, les 3 looks de la Parisienne
PART 3 : Les looks du Parisien mâle
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Mise à jour le Mercredi, 06 Janvier 2010 12:20 |
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Écrit par Webmaster
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Jeudi, 24 Décembre 2009 10:23 |
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Sans égaler Rome, Paris est tout de même une sacrée ville à scoots et motos. Ultra pratique, méga dangereux et merveilleusement addictif, le deux-roues peut devenir l'un de vos meilleurs atouts pour être un(e) parfait(e) Parisien(ne) pur jus. Domptez-le sans attendre !
De la vieille Vespa à la Triumph Daytona 675, du bébé scoot au gros MP3, de Yamaha à Piaggio en passant par Harley, notre chère Ville Lumière regorge de deux-roues motorisés qui s'agitent et bourdonnent gaiement telles des abeilles à la ruche. Tentant, ce mode de déplacement permet d'éviter - en partie - les classiques problèmes du conducteur de voiture : embouteillages, parkings, camion des poubelles bloquant la rue pendant une plombe ... Il permet également d'éviter la RATP (ce qui parfois, n'est pas un mal) et les taxis (ce qui n'est jamais un mal). Et donne à son propriétaire une autonomie, une liberté et un gain de temps proprement fantastiques. Certes, c'est extrêmement dangereux. Généralement, plus on a d'expérience, moins on roule vite (ou bourré). Quoiqu'il en soit, le deux-roues local, très souvent adopté par les vrais amoureux de Paris, n'a rien à voir avec son cousin des champs : apprenez donc toutes les ficelles de cet étrange animal parisien, afin de le chevaucher fièrement intra-muros.
Quel modèle choisir pour être un bon biker parisien ?
La bonne nouvelle, de ce côté-là, c'est que presque tout est possible. Avec ou sans permis voiture, avec ou sans permis moto, avec ou sans expérience, avec ou sans beau design, avec ou sans neurone, vous pouvez toujours trouver chaussure à votre roue.
- Côté motos :
Bien sûr, on ne va pas se mentir, vous êtes - je vous le rappelle ! - à PARIS. Donc vous évitez les deux roues ploucs, bourrins ou en plastique jaune, un minimum d'élégance était tout de même requis. Si vous êtes un homme viril, vous adorez les belles motos qui en ont sous le capot, mais gardez une certaine sobriété (pitié, surtout pas de bike de cross aux couleurs vives, blouson en cuir bariolé et casque assortis). Les belles BMW, par exemple noir mat, sont parfaitement dans le mood de la ville. Les V-Max aussi, parce que ça fait vintage.
- Côté scoots :
Si vous faites plutôt partie des Parisiens minets, rockers, écrivains, journalistes ou pubards, la bonne vieille Vespa tenant toujours le haut du pavé du style, vous pouvez choisir l'un de ses modèles les yeux fermés (rouvrez-les juste pour conduire). D'une manière générale, les 50 cm3 sont à éviter : trop petits, trop lents (et donc plus dangereux), un peu petite frappe. Sauf quand on s'appelle Arthur H (là, c'est autorisé).
Les 125 sont beaucoup plus acceptables. Piaggio, Yamaha ou Honda étant les marques les plus sûres. À noter : actuellement dans Paris, la hypitude totale est au MP3, ce gros scoot à trois roues (les deux roues étant devant, hein, pas derrière, on n'est pas en maternelle). Très sécurisants, bien dessinés, ils permettent de faire les farauds en ne posant jamais le pied par terre, et cartonnent actuellement chez les jeunes branchés. Bon, ils coûtent un bras, mais ça c'est Paris, vous le savez bien maintenant.
Où garer son deux-roues à Paris ?
Épineux problème. Le top du top, c'est évidemment de se trouver un emplacement sur parking deux roues (très bien faits, et de plus en plus nombreux). Ce qui n'est pas facile. La municipalité fait des efforts, mais n’y a aujourd’hui que 36.000 places de stationnement pour les 110.000 deux-roues motorisés dans la ville. À une époque, on pouvait se garer sur les trottoirs pour pallier le problème (à condition de ne pas gêner le passage bien entendu), mais en 2003, la règle a changé. Du coup, le nombre de contraventions pour stationnement sur les trottoirs a augmenté de 364 % entre 2003 et 2006 ... ! Je crois y avoir beaucoup contribué.
Alors, quand on ne trouve pas de place sur un parking deux roues (qui sont vite plein), où se garer ?
Vous avez le choix entre :
- Un parking perso : Si vous avez la chance d'en avoir un avec votre appart ou votre maison, c'est super. Enfin je vous dis ça ... Mon deuxième scoot s'est fait voler dans un parking souterrain privé, accessible par carte, et enfermé dans un box cadenassé. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking du bureau : Si vous travaillez en entreprise, n'hésitez pas à garer votre scooter dans le parking de la boite si vous le pouvez. Enfin je vous dis ça ... Moi, à part l'hiver ou quand il pleut, j'ai trop la flemme, je le laisse dehors. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking payant : Alors là, je dis non, je m'insurge et je crie. En bas de chez moi, il existe un parking qui propose le tarif suivant par mois : 255 € pour les voitures, 150 € pour les deux roues. Pardon mais je ne suis pas milliardaire. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le trottoir : 35 € d'amende. Les flics passent toutes les trois minutes. C'est vous qui voyez. Personnellement, je pratique assez. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Les emplacements voiture : Souvent, il reste un espace suffisant entre deux voitures pour pouvoir y glisser son deux roues sans gêner leur sortie. Souvent, on a trop envie de se mettre là, parce que c'est pratique, joli, facile. Mauvaise nouvelle : en vous garant là, vous pouvez 1. Ecoper d’une amende (ça dépend des pervenches, certains vous verbalisent, d'autres non, il n'y a aucune logique), 2. Vous faire renverser votre scooter (par l'automobiliste énervé qui veut se mettre là), 3. Retrouver votre moto sur le trottoir (des automobilistes se sont dit que vous seriez mieux là). Bref, ce n'est pas une super idée. Personnellement, je le fais tout le temps. Mais je ne suis pas un bon exemple.
Comment conduire « à la parisienne » en deux roues ?
Un peu comme pour les automobilistes, le motard ou scoot man parisien se doit de respecter quelques règles absurdes s'il veut ressembler aux locaux.
Et là encore, je précise : "Prière de ne pas prendre au sérieux en tant que véritables conseils de conduite les lignes qui vont suivre, c'est de la blague et c’est dangereux."
Merci de votre compréhension, voire de votre sens de l'humour.
Pour "bien conduire" à Paris, vous devez absolument :
- Vous faufiler comme une anguille entre les files de voiture, bien sûr. Même si elles sont en train de rouler. Même si certaines risquent de déboîter sans clignotant. Même si vous flippez comme un dingue.
- Prendre des sens interdits, des pistes cyclables, des trottoirs. Sinon, pourquoi rouler en deux roues ? Ah oui, les voies de bus aussi, 80 € d'amende. Ma spécialité. Surtout celui du boulevard Magenta.
- Klaxonner autant que les voitures (il n'y pas de raison).
- Téléphoner en conduisant (il n'y a pas de raison - bis), le portable dans le casque, bien calé contre la mâchoire, ou alors avec une oreillette filaire.
- Devenir totalement fou quand les voitures, au lieu de vous laisser passer, font exprès de mal se positionner pour que vous aussi, vous soyez bloqués (les autos sont jalouses des deux roues). Harcelez le conducteur au klaxon pour qu'il se décale et vous laisse passer. Au besoin, explosez un ou deux rétroviseurs pour vous faire comprendre. C'est plus vivant.
- Faire queue de poisson sur queue de poisson (pour saisir la technique, observez les coursiers).
- Vous garer sur les trottoirs (oui, malgré les prunes. Vous êtes Parisien, vous aimez les prunes).
- Déclarer la guerre aux vélos, ces créatures du diable qui grillent tous les feux en vous toisant de haut parce que "eux, ils ne polluent pas". Certes, ils ne polluent pas, mais ils manquent de provoquer 382 accidents par jour grâce à leur façon si spéciale de respecter le code de la route. Ce sont vos ennemis. Ce sont des hyènes. Jetez leur des regards de colère aux feux rouges (ah non, pardon, ils n'y restent jamais).
- Connaître Paris comme votre poche : vous devez pouvoir aller partout par les meilleurs chemins. Sinon vous n'êtes pas un vrai Parisien, et encore moins un vrai deux roues parisien. Ca se travaille. Idem pour les stations d'essence, surtout celles ouvertes la nuit ou le dimanche.
- Ne jamais attacher votre deux roues. Oui, c'est risqué. Mais ça vous saoule. Et puis ça salit les mains.
- Devenir très ami avec votre garagiste. Il va vous devenir plus essentiel encore que votre médecin.
- Maîtriser la conduite sous pluie. Un enfer. Mais on ne va pas prendre le métro pour autant, quelle horreur.
- Sauf, à la limite, en cas de neige (ce qui arrive trois jours max par an ici), utilisez votre scoot jour et nuit, sans jamais l'abandonner. C'est votre double, votre moitié, votre tiers si on compte votre téléphone portable. Utiliser le pour aller au boulot, sortir, aller au sport, chercher le pain.
Les accessoires indispensables du biker parisien
- Un casque modulable (= pas un bol, pas un intégral, mais le modèle où la mâchoire se relève en faisant clac clac). La classe ultime.
- Pas de pare-brise (on ne voit rien dès qu'il pleut - c'est à dire tout le temps - et dès qu'il fait nuit). Mais surtout, c'est laid.
- Un tablier fixé à l'avant du scooter (parce qu'il pleut tout le temps, et qu'il fait souvent froid, et que si vous êtes une fille, les robes vous laissent les gambettes à l’air).
- Un top case de taille conséquente (même si c'est stylé de vous balader avec votre casque à la main, vous serez vite content de vous en débarrasser).
- Une paire de lunettes de soleil (certes parce que vous êtes une star, mais surtout parce qu’en en deux roues c'est indispensable).
- Un plan de Paris (ou l'appli "Maps" de l'iPhone).
- Votre carte grise + permis de conduire (les flics adorent nous arrêter, je ne sais pas pourquoi, tenez-vous prêt aux "contrôles de routine").
- Pour les filles : une paire de talons dans le top case (au cas où vous soyez à plat et que la soirée s'improvise). Idem pour du maquillage, un pull, une bouteille d'eau ... Votre scooter deviendra vite une sorte de mini résidence secondaire, d'où le top case "de taille conséquente" mentionné plus haut.
Bonne route les jeunes !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:27 |
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Écrit par Webmaster
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Mardi, 15 Décembre 2009 21:24 |
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Il est fin, racé, chic, sexy, drôle et cultivé. Elle est belle, élégante, mutine, maline, alerte et pétillante. Et pourtant, ils sont seuls. Ces paradoxes appétissants, ce sont les célibataires parisiens. Une espèce répandue, délicate et délicieuse, à consommer tout de suite - ou à emporter. Selon une étude récente, un Français sur trois vit seul aujourd'hui, et à Paris, le chiffre monte à ... près d'un sur deux. Chers amis, le verdict est sans appel. A Paris, le nombre de célibataires explose. Et le nombre de familles monoparentales fait de même. Ici, le célibat est une religion. Déprimant ? Ca dépend pour qui. Car si certains cherchent l'amour stable et la reproduction active en foyer, d'autres se satisfont avec joie de leur solitude à partenaires multiples. Dans tous les cas, la ville est libertine (voire, chanterait Mylène, une catin), et ici, les anneaux de virginité qui font fureur dans l'Amérique profonde font glousser les amoureux de l'amour. A la fois paradis et enfer, Paris offre une multitude de réconforts pour les single-only. Mais pourquoi tant d'oranges sans moitié dans la Ville Lumière ... ? On peut y voir deux raisons majeures. - Le couple, une espèce menacée Comme le dit avec pertinence ma copine Morgane (en couple depuis 7 ans) : "Dur d'être fidèle à un produit dans le plus grand supermarché du pays". En effet, à Paris, surpopulation et effervescence obligent, on brasse et croise plus de monde qu'ailleurs. On sort plus, aussi. De là, point besoin d'être scientifique pour comprendre qu'en toute logique, les tentations se multiplient. Ajoutez à cela le cliché éternel de la capitale française en tant que berceau du romantisme (pas faux, et bien drainé par les films américains), plus le caractère festif, charmeur et fashion du Parisien moyen, vous comprendrez aisément qu'ici, la vie est dure pour le couple lambda. - La joie d'y être célibataire Autre facteur aggravant : la vie est plus douce pour le single ici que dans les autres régions de France. Comme le dit très justement ma copine Sandrine, "Oui, j’aime la vie à Paris, parce que je vis seule. Et quand on vit seul, c’est toujours rassurant d’avoir du monde autour. Dans une maison de campagne, je m’y vois éventuellement avec un mari et des gosses, mais pas seule." Et même sans aller jusqu'à la maison de campagne (car oui, amis Parisiens, entre la cambrousse et la capitale, il y a aussi des villes de taille petite, moyenne ou grande ...), il faut avouer que la cité lumière offre plus de distractions, lieux de sorties variées et moyens de rencontre que ses soeurs de province. Or, nous l'avons déjà dit, le Parisien déteste rester seul. Aussi, quand ils n'ont pas de chéri(e)s, les Homo Parisiani sortent encore plus que d'habitude. Cela satisfait leur instinct de chasseur. Ajoutons enfin que célibataires, ils sont open aux rencontres, et donc, à la nouveauté. Qu'ils adorent. Morgane ajoute d'ailleurs : "Le Parisien aime tellement défricher que ça a l'air d'être valable aussi pour les choses du sexe et du coeur". Possible. Je connais personnellement beaucoup de défricheurs.

◊ Être célibataire à Paris, mode d’emploi
Comme pour tout, le Parisien a sa propre manière d'être célibataire. Pour lui ressembler, il suffit de maîtriser quelques règles de base. Les voici. - Règle N°1 : Aimer vivre seul Pour être un vrai célibataire parisien, clamez votre amour de la solitude. L'essentiel est que l'image que vous dégagiez soit celle de quelqu'un de bien dans sa peau, qui passe son temps dans les expos et les soirées, n'a pas de souci de chaussettes sales qui traînent et brandit sa liberté avec fierté tel Madonna arborant son bracelet de la Kabbale. Indépendance, mon amour. Si vous avez le sang chaud, vous pouvez ajouter quelques allusions salaces à votre vie sexuelle incroyablement mouvementée, ce sera parfait. Coquinou, va. - Règle N°2 : Draguer comme des fous Pour être un vrai célibataire parisien, vous devez séduire, chauffer, papillonner, racoler et chasser en permanence, jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature pour vous. Car le Parisien est charmeur ! Cela fait partie de son ADN. Pensez aux exemples les plus célèbres des peoples de Paris : Edouard Baer, Frédéric Beigbeder, Jacques Chirac ou Carla Bruni vous apparaissent-ils franchement comme des exemples de stabilité et de retenue sexuelle ... ? C'est un fait : soyez chauds comme une baraque à frites, il en va de votre certificat de la Ville. - Règle N°3 : Sortir comme des psychopathes Vous allez me dire, cette histoire de sortir tout le temps partout, ça va finir par devenir fatigant. Certes, mais qu'y puis-je ? C'est la réalité ! Là encore, je me dois d'insister : oui, et triple oui, célibataires, vous devez sortir. Les nuits parisiennes sont remplies de singles en ébullition, cherchant votre peau et votre sang frais tels d’affamés personnages de Twilight. Vous les trouverez en clubbant, en dînant, en vernissant, en shoppant, en promenant votre chien, bref, à chaque pas que vous ferez dehors. Mais attention, malheureux : n'allez surtout pas vous fourvoyer dans des lieux infréquentables tels que speed-dating, rallye-datings, after-works avec buffet gratuit, soirées spécial célibataires au supermarché ou autres incongruités mal placées ... ! Jamais, vous entendez, JAMAIS, on ne sort dans des endroits "spécial célibataires". Comble du ringard s'il en est. Non, on sort là où les gens convenables sortent. Au risque de craquer sur quelqu'un en couple, oui, mais pardon, c'est la règle du jeu. Et puis c'est un sport apprécié ici - mais nous en parlerons plus tard. - Règle N°4 : Surfer, oui, mais discrètement On ne va pas se mentir : il y a un paquet de Parisiens sur Meetic, même si les habitants de la Capitale préféreraient s'arracher un bras avec les dents plutôt que de le reconnaître. Le Parigot pur-jus souhaite rencontrer sa moitié (ou du moins, celle de cette nuit) sur le Pont des Arts, la nuit de Noël, par hasard. Ou en terrasse de café au soleil, un matin de printemps. Ou totalement bourré au Montana à 4 h du matin. Bref, il veut du romantisme. Mais comme le romantisme ne fonctionne pas toujours vite et que le Parisien est pressé, et qu'il passe sa vie sur son ordi, hop, il peut déraper sur Meetic. Ou Adopteunmec.com. Ou l'un des centaines de sites de rencontre qui existent aujourd'hui sur la toile. S'il résiste vraiment à ce mode de drague ("Quelle horreur, c'est naze, on dirait un Monop' humain !"), il se contentera de chasser sur les terres de ses amis sur Facebook : à chaque jolie photo, une "friend-request". Efficace, et plus discret. Fourbe, oui, aussi. - Règle N°5 : Être trop cérébral Voici le dernier caractère typique de la célib' touch in Paris. Le cerveau sexuel. Car non, le Parisien et la Parisienne, sous leurs dehors charmeurs, flirteurs et déjantés à la nuit tombée, ne sont pas tant que ça des décoincés de la fesse. Habitués à s'analyser tout le temps, effrayés par leurs congénères, attirés et apeurés à la fois par la nouveauté, écrasés par leur réputation de "gens cultivés à cerveau intégré", les Parigots ont la drague très cérébrale. Trop, de l'avis de pas mal de gens. En résumé, pour être un single parisien, n'ayez pas l’air d’avoir l'humeur à la coquine gaudriole. Maniez avec adresse les tournures élégantes, les références culturelles, le langage codé, les jeux de mots. Tout en étant torride. Feu sous la glace. Et soyez très, très difficile. Parce que vous réfléchissez trop, oui, mais aussi parce que vous êtes exigeants (un caractère très répandu chez les habitants de la capitale). Portraits-types : Elle est froide, distante, hautaine, et attend de celui qui la drague qu'il ait le Q.I de Jean d'Ormesson, le physique de Jean Dujardin et le portefeuille de Bernard Arnault (... elle n’est pas chiante, donc). Lui, il est dragueur, blagueur, tchatcheur, veut une fille « spéciale », « avec de la personnalité», mais fuit pourtant en courant si la demoiselle en face de lui semble avoir de l'humour ou le moindre avis réfléchi sur quelque chose (... il n’est pas préhistorique, donc). Mais malgré tout ceci, en vérité je vous l'avoue : j'aime à la folie la drague du Parisien. Toute en finesse, intelligence et élégance, en jeux de mots, en textos poétiques et torrides, en fleurs. ou restos à bougies Amies parisiennes, partez donc faire un tour en Italie, en Guadeloupe ou même au-delà du périph' et vous verrez si vous ne vous transformez pas en petites coccinelles apeurée par les Mâles Assumés. Bon. Sur ce, je vais adopter un mec ou deux. Bonne soirée !

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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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